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mercredi 17 août 2011

"Le Petit Nicolas" de Goscinny et Sempé





J'ai toujours été une grande lectrice. Dès que j'ai su lire. Ça a commencé avec les aventures de Oui-oui, puis le Club des Cinq, la trilogie de Pagnol et ça ne s'est pas arrêté. Mais je n'avais jamais ouvert les pages des aventures du Petit Nicolas. On me les avait proposé en 6ème et, à l'époque, je ne voulais plus de livres pour enfants, je m'étais mis en tête de lire "les classiques" (dont "L'immoraliste" de Gide, vous imaginez!) et je boudais ces recueils trop mièvres à mon goût. Mais Petit Bonhomme et Jolie Princesse sont passés par là. Ils sont doucement devenus accros de l'adaptation en dessin animé de ces histoires sorties des années 50, de ce monde sans portable ni console, où les meilleurs moments sont les parties de foot avec les copains et les goûters avec mousse au chocolat maison. Alors j'ai foncé sur le livre et savoure une histoire tous les soirs avec mes amours. La chanson du générique me trotte dans la tête et me donne envie de sautiller. Je ne connais pas assez les textes de Goscinny pour juger de la fidélité de l'adaptation mais il me semble que l'air boudeur de Nicolas et la malice de Louisette respectent les dessins de Sempé, que l'ambiance chahuteuse et insouciante transpire avec bonheur.







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mercredi 14 octobre 2009

"Le Miroir de Madame Edouard" de Bernard Villiot et Muriel Kerba



Les séances de lecture à la médiathèque restent, pour Petit Bonhomme et pour moi de vrais moments complices. Jolie Princesse nous accompagne souvent. Elle a même reçu, en cadeau de naissance, un abonnement d'un an... dont elle n'a pas encore usé! Il est vrai que pour le moment, elle aime surtout les livres en tissu... pour baver dessus!


"Le Miroir de Madame Edouard" et son bestiaire nous ont plu: Petit Bonhomme a apprécié les rimes, les animaux qui se transforment et l'air théâtral qu'on prend malgré soi en le lisant; moi, j'ai aimé les graphismes, les couleurs pétantes, les dessins chatoyants.


Encore un (bel) ouvrage lu et approuvé!
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mercredi 7 octobre 2009

"Comme cochons" de Soledad Bravi


Il y a bien longtemps que je n'ai pas alimenté la rubrique "lu et approuvé par Petit Bonhomme"... Et pourtant, il lit le coco! Voici un livre emprunté à la médiathèque, et pour lequel nous avons reconduit l'emprunt au maximum! Deux fois deux mois séparés par un mois! Il ne voulait plus le lacher. Et quand nous avons été contraint de le rendre définitivement, les larmes ont coulé, me forçant à aller le commander à la librairie (enfin, cela n'a jamais été une torture non plus, d'entrer dans une librairie; en ressortir les mains vides, oui, par contre).


Ce petit livre presque cubique est rempli d'illustrations de Soledad Bravi, que vous connaissez si vous lisez Elle. Fonelle débridée ou l'horoscope en folie c'est elle! Petit Bonhomme craque pour ses dessins, les proverbes ou expressions illustrées. Mais la cerise sur le gâteau: les phrases sont courtes, écrites en gros caractères et lui donnent envie de lire! Ok, il n'a que 4 ans mais est tellement demandeur que je ne sais plus comment faire. J'ai ici trouvé un moyen ludique pour lui répondre sans en avoir l'air...

vendredi 31 octobre 2008

Douces illustrations

Le web est décidément une mine de belles trouvailles. Et en matière d'illustrations, la démonstration se fait régulièrement.

Dernièrement, j'ai promené ma souris sur le site d'Adolie Day et je n'ai pas été déçue. La poésie est au rendez-vous, l'onirisme, les dessins faussement naifs mais réellement touchant séduisent.



Sa fille de l'Est est inspirante.


Mais Adolie Day n'est pas qu'une illustratrice du web. On trouve ses dessins sur des articles de papeterie, disponibles sur le site de la Marelle en Papier (dont la rapidité et le sérieux sont à noter) mais également sur des livres pour enfants. Petit Bonhomme a testé "Lilichou dans la forêt".


Il en parle encore. Outre que les personnages lui plaisent beaucoup, le système de petits volets à questions, à soulever pour avoir la réponse ont fait mouche. Et puis comment ne pas résister à cette promenade en forêt, cette découverte de l'automne qui fait écho à nos propres promenades? Il le prend maintenant pour raconter l'histoire à ses doudous...


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samedi 4 octobre 2008

Pezzettino (Leo Lionni)


Les rayons des livres pour enfants regorgent souvent de bonnes surprises. Même pour les grands. Petit Bonhomme n'aime pas se cantonner au rayon "livres et imagiers" pour les petits comme lui. Il aime chercher partout. Fouiller. Explorer. L'album "Frédéric et Compagnie" de Leo Lionni lui a plu de suite. Et plus particulièrement l'histoire de "Pezzettino", ce petit bout qui doute tant de lui qu'il n'envisage sa vie que dépendant de quelqu'un d'autre.





Ce conte très beau, illustre la valeur de chacun, la différence. Les collages de Leo Lionni sont colorés, gais, plaisent aux petits et aux grands. Son esthétique est inédite dans l'illustration pour enfant mais elle est parlante. L'abstraction dont elle fait preuve, sert les histoires, les rend plus forte. Leo Lionni font voir le monde avec des yeux d'enfants.

Leo Lionni est né à Amsterdam en 1910. Son père est tailleur de diamants et sa mère chanteuse soprano. Il vit entre Bruxelles (où habitent ses grands parents), Gènes et les Etats Unis. Après ses études secondaires, il part pour Zurich où il étudie les sciences économiques. C'est de cette époque que datent ses premiers dessins et tableaux. De 1933 à 1939, Leo Lionni vit surtout à Milan et prend une part active à la vie artistique de la capitale lombarde. En 1939, il part pour les États-Unis, prend la nationalité américaine, et entre comme directeur artistique dans une agence de publicité importante de Philadelphie. C'est lui qui, le premier, fait travailler des artistes de renom tels que Léger, De Kooning, Calder, pour la publicité. Pendant toute cette période Leo Lionni mène de front sa carrière de directeur artistique et de peintre. Son premier livre pour enfants, Petit-Bleu et Petit-Jaune, paraît en 1959. C'est sans doute un des rares exemples de livres pour enfants où l'abstraction formelle s'accorde magistralement au fond.

Vous mettre des extraits de "Pezzettino" n'est pas possible. C'est un tout. Une planche seule ne signifie rien. Je préfère vous proposer un extrait de la préface de "Frédéric et Compagnie" par Sophie Chérer:

Vous êtes un homme d'affaires new-yorkais harassé par sa journée à la Bourse, et vous n'aspirez qu'à une chose: finir de lire en somnolant le Wall Street Journal dans le train de banlieue qui vous ramène de Manhattan.
Nous sommes en 1959 et votre trajet de retour ne court pas le risque d'être troublé par les sonneries de téléphones portables. La seule nuisance sonore capable de vous gâcher le voyage, ce serait, éventuellement, un enfant.
Mais des enfants, normalement, il n'y en a jamais à cette heure sur la ligne de Greenwich.[...] Soudain, vous entendez des cris. Des rires en cascades. Un tremblement de terre. Votre siège vascille.[...] Il y a un enfant dans le wagon. Deux. [...] Vous allez vous faire quelque chose, vous lever... Quand un grand type arrive à grands pas. Lunettes, cheveux ondulés, pantalon au pli impeccable, chaussures bien cirées. Il étend ses grands bras, attrape un enfant dans chaque main, les cale au fond du siège en face de lui, ouvre sa serviette de cuir, en sort un numéro inédit de la revue Life et déclare d'un ton solennel:
"Je vais vous raconter une histoire!"
Et il se met à feuilleter sa revue fébrilement. Il en arrache une page. Il déchire des morceaux. Des gros, des petits, des confetti. Puis il installe sa serviette sur ses genoux en guise de tablette et y dispose les chutes de papier. Un rond bleu. Et il dit:
"Lui, c'est Petit-Bleu".
Les enfants sont bouche bée. Un rond jaune:
"Lui c'est Petit-Jaune. Le meilleur ami de Petit-Bleu. Un jour, après avoir joué à cache-cache, ils s'étaient embrassés si fort... qu'ils étaient devenus tout verts!"
Vous laissez tomber le Wall Street Journal. Vous avez cinq ans. Vous pensez: "Encore".

vendredi 26 septembre 2008

Vent d'automne






images: POPI, numéro d'octobre 2008


Et parce que les Fleurs du Mal collent à l'automne, à sa mélancolie sans tristesse, à ses couleurs, ses matins frais, ses brumes dans les vignes, sa rentrée des classes: