mardi 31 mars 2009

Chanteur de charme

Voici un chanteur qui me fait du charme. Sa voix d'abord, sensiblement éraillée. Ses textes ensuite; souvent emplis de poésie et d'humour. Depuis quelques années, il a construit un univers coloré, gai, tendre. L'influence de son papa (illustre et que j'aime beaucoup, déjà) n'y est sans doute pas pour rien. J'avoue, j'aime Arthur H.

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dimanche 29 mars 2009

Repas léger

Le samedi soir, c'est souvent le casse-tête. Nous avons souvent du mal à nous décider: nous espérons allier simplicité, légèreté et goût. Voici une recette parfaite. On peut compter deux timbales par adulte pour un repas. Sinon, une timbale si on veut la proposer comme entrée.


Timbales de jambon

(pour 5 timbales)



  • 3 tranches de jambon blanc
  • 3 oeufs
  • 80g de comté râpé
  • 30cl de lait entier
  • 2 cuillère à soupe de persil haché
  • beurre
  • poivre

Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).


Oter la couenne du jambon et le couper grossièrement en bande de 5mm.


Dans un saladier, battre les oeufs puis ajouter le comté, le lait, la jambon et le persil. Poivrer.


Beurrer 5 ramequins qui vont au four. Y répartir la préparation er faire cuire 45 minutes.


Déguster avec une salade verte, toute simple.


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jeudi 26 mars 2009

Un nouveau lieu de perdition

Pour ce 100ème message (déjà...), j'ai hésité longtemps sur le sujet à aborder. L'envie d'écrire, la captivation pour le net, les mille et unes choses qui tournent dans ma tête. Et puis, j'ai pensé que je n'étais pas assez "vieille" sur la toile pour faire dans le commémoratif. Alors j'ai simplement pioché dans ma vie de tous les jours, comme toujours.


Je suis, depuis longtemps, fan de magasins de déco. Et ce ne sont pas nos travaux et nos recherches d'inspiration qui m'aident à me sevrer. A vrai dire, ça a commencé quand j'étais étudiante à Metz et que malgré l'exiguïté de ma chambre d'internat, j'avais envie d'avoir mes petits objets personnels. C'est chez CASA que je trouvais, à moindre coût, mes petites boîtes à thé ou mes cahiers en tous genre.


En déménageant à Montpellier, mes horizons se sont ouverts. Mes finances pas encore. Mais ma chambre d'étudiante gagnait un peu en espace. Alors j'ai découvert Habitat qui est bientôt devenu mon temple, et même si mon budget ne suivait guère, je me rabattais sur les petits accessoires de cuisine.


Premier boulot, premier appart et installation en Alsace. A l'époque, il fallait que je me meuble rapidement et modiquement. Fly m'a gracieusement offert une carte de fidélité.


Aujourd'hui, j'ai besoin de changer d'horizon. Alors quand, au gré de courses infernales dans les non-moins infernales zones commerciales attenantes à Mulhouse, j'ai entraperçu le début du commencement d'un magasin Alinéa, j'ai sauté au plafond... dans ma voiture.


L'ouverture avait lieu hier et je ne voulais pas la manquer. J'étais seule (disons plutôt sans Petit Bonhomme parce que le parking était bondé) pour apprécier ce premier contact. Et je n'ai pas été déçue. Je risque d'y revenir souvent. Pour des lampes (à prix modique), des boîtes de rangement, un canapé (très très sympa pour la mezzanine et convertible), etc... Mais avant de plonger définitivement Monsieur le Banquier dans la dépression (et avant d'avoir, accessoirement, l'avis du Prince Charmant), j'ai fait de mini emplettes pour toute la famille avec:



  • un doudou souris au doux nom de Noisetine pour Jolie Princesse à 7,90 €;
  • un boulier girafe pour Petit Bonhomme à 2,90 €;
  • du thé à la violette divin pour moi à 3,95 € (tests à approfondir après le mois de juillet);
  • un moulin d'épices Spirit of Fire pour le Prince Charmant à 5,50 €.

Je souligne ce dernier, trouvé par hasard, alors que je me disait que j'avais gâté toute la famille mais qu'il me manquait quelque chose pour mon homme. Quand je suis passée aux rayons des épices, j'ai (de nouveau, c'est une manie) sauté au plafond: ce moulin est importé d'Afrique du Sud. Je connais très bien la marque Cape Herb pour avoir apporté de mon séjour là-bas un moulin Curry blend fabuleux et que j'ai longtemps regretté de ne pas trouver en France. Dans ce Spirit of Fire, on trouve du poivre noir, du chillis, des clochettes de poivre doux, du poivre rose et du ginseng. Il est été testé sur des côtes de porc simplement grillées et des escalopes de poulet à la crème et a été approuvé sans hésitation. Il y a d'autres mélanges disponibles. Je suis d'accord pour servir de cobaye.

Petit bémol: ces produits ne sont pas disponibles sur le site d'Alinéa. Mais vous pouvez trouver les adresses des magasins ici.

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mardi 24 mars 2009

Juke Box

S'il y a quelque chose dont je raffole chez Quentin Tarantino, c'est bien des bandes originales de ses films. "Kill Bill" n'est pas une exception et cette chanson de Nancy Sinatra me donne toujours des frissons...

Bang Bang, de Nancy Sinatra
I was five and he was six

We rode on horses made of sticks
He wore black and I wore white
He would always win the fight

Bang bang, he shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down.

Seasons came and changed the time
When I grew up, I called him mine
He would always laugh and say
"Remember when we used to play?"

Bang bang, I shot you down
Bang bang, you hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, I used to shoot you down.

Music played, and people sang
Just for me, the church bells rang.

Now he's gone, I don't know why
And till this day, sometimes I cry
He didn't even say goodbye
He didn't take the time to lie.

Bang bang, he shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down...

dimanche 22 mars 2009

Comment faire aimer le chou fleur?



Voilà une question que je me pose souvent. Petit Bonhomme n'est pas grand téméraire quand il s'agit de légumes et le Prince Charmant fait la grimace à chaque fois que je lui en parle. Et moi, je commence à être fatiguée de le manger en béchamel. Alors la semaine dernière, quand j'ai découvert dans notre panier, un beau chou fleur, mes sentiments étaient mitigés. D'une part, c'était le premier de la saison et il était vraiment très joli: taille idéale et belle couleur. D'autre part, je savais qu'il allait me falloir de la ruse pour le faire accepter. Heureusement, j'ai sortie mon arme secrète (enfin secrète... c'est juste un best seller des livres de recettes...) "La cuillère d'argent", une des bibles de la cuisine italienne, et j'ai trouvé une recette parfaite. J'y ai cependant apporté deux petites modifications:
  • j'ai réduit le temps de cuisson du chou fleur car nous l'aimons plutôt "craquant";
  • j'ai diminué les proportions de chou fleur en gardant les autres ingrédients à l'identique car nous voulions un plat principal et non un accompagnement.
Chou Fleur au jambon
(pour trois personnes)
  • un petit chou fleur (400g environ, nettoyé)
  • 25g de beurre
  • 2 oeufs
  • 1 cuillère à soupe de chapelure
  • 150g de jambon cuit, coupé en dés
  • 4 cuillères à soupe de parmesan
  • sel et poivre

Nettoyer le chou fleur et le mettre dans une casserole avec de l'eau froide et un peu de sel. Porter à ébullition et cuire 10 minutes.

Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).

Beurrer un plat à gratin. Y mettre le chou fleur égoutté.

Cuire les oeufs en oeuf dur. Les écaler et les écraser. Le mettre sur le chou fleur. AJouter la chapelure, le jambon, le parmesan. Saler légèrement et poivrer. Parsemer de noisettes de beurre et cuire au four 20 minutes.

jeudi 19 mars 2009

Plein soleil

Ce n'est pas du (très beau) film avec (le à-l'époque très beau) Alain Delon dont je veux vous parler aujourd'hui. Mais du printemps qui, vous l'avez sans doute remarqué, commence à enfin pointer le bout de son nez. Trois jours de soleil et de températures douces, cela fait longtemps que cela n'était pas arrivé. Même si j'ai trouvé des habits de grossesse sympas, je suis contente d'alléger les couches qui commencent à coincer mon gros bidon (non, non, je ne vous dirais pas combien j'ai pris en 6 mois déjà... j'ai honte!) et de pouvoir emmener Petit Bonhomme en promenade. Au programme: courir le nez au vent et regarder les jardinières avec jonquilles et narcisses pousser...


Et comme tous les ans, dès que les premiers rayons se font chaud, me revient cette chanson, enfouie au plus profond de ma mémoire et dont le clip m'a toujours réjouie:



(je sais, j'anticipe un peu!)

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Note du 22 mars 2009: impossible d'afficher le clip correctement...
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mardi 17 mars 2009

Laissez faire design




Laissez faire design est le nom d'un blog anglophone, où l'auteur propose des photos de packaging, d'architecture, de mode, de déco. Pour moi qui suis absolument inculte en la matière, c'est une mine d'idées inépuisable.



A découvrir à l'occasion...

(les références des photos sont disponibles sur le site)

lundi 16 mars 2009

Peau douce

Je suis une femme contradictoire. J'ai une peau (normalement) grasse et acnéïque (oui, même à 30 ans passés) et je suis pourtant une fan absolue des produits de l'Occitane, surtout au karité. J'ai découvert il y a longtemps déjà leur baume au karité, indispensable de ma trousse de toillette. Le Prince Charmant ne jure que par leur gamme au karité et je lui pique volontiers la crème pour les mains (surtout le petit tube de 30mL). J'adore leurs éditions limitées: je m'imagine très bien me ruer rapidement sur la gamme à la fleur de pêcher:





(en soin anti-vergetures pour mon bidon, ça doit coller, non?)

Les prix sont parfois un peu dissuasifs mais les résultats sont là et les parfums, pour moi, toujours pile comme je les aime. Leur site internet est pratique mais depuis peu, une jolie boutique avec leurs produits a ouvert à 100m de chez moi, donc je l'expérimente moins. On peut cependant toujours choisir jusqu'à 3 échantillons gratuits à joindre à la commande.

Cerise sur le gâteau: la gamme "Maman & Bébé" au karité, certifiée bio, avec la crème que Petit Bonhomme utilise déjà tous les matins (il a la même peau fine et délicate que son papa) et que Jolie Princesse expérimentera si besoin:

crème Maman & Bébé - 15 €

Ajoutez une démarche qui me touche et qui est assez rare pour être soulignée: tous les emballages sont également en braille. Il fallait y penser...



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dimanche 15 mars 2009

Il est mort le poète

Dire qu'il faisait partie de ma playlist perpétuelle est un euphémisme. Après Chichin, voilà encore un monument qui disparaît...

Découvrez Alain Bashung!
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vendredi 13 mars 2009

Petite mais costaude!

J'ai enfin retrouvé la chanson que je voulais partager avec vous il y a quelques jours.

J'ai aimé Emily Loizeau à la première écoute. Mais cette chanson-là me touche plus que les autres. J'aime l'introduction, à la limite de la musique médiévale, le voix délicate. Quand je l'écoute, je suis propulsée immédiatement (pourquoi? aucune idée...) dans une abbaye romane, à la limite de l'abandon, par une journée de printemps un peu brumeuse... Quelque part en Ecosse, vers St Andrews par exemple, là où on ne sait plus vraiment à quelle époque on est. J'imagine une jeune femme, diaphane, vêtue d'une robe blanche quasi-transparente, une atmosphère mystérieuse...

Ecoutez-la et dites moi si une chanson si courte réveille tant de choses en vous...

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mercredi 11 mars 2009

Vu à la télé

Je le lis toutes les semaines (ou presque) dans Elle. Je le regarde maintenant le dimanche soir sur Arte. Lui, c'est Hector Olback, critique d'art, qui présente un point de vue original sur la peinture. Un point de vue surtout accessible à tous. Nous nous sommes régalés devant le numéro "Ingres érotique" de Grand Art.


Grand Art, tous les dimanches à 20h15, sur ARTE.
Le DVD est également disponible sur le site ARTE Boutique à 19,99 €
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lundi 9 mars 2009

Belles images...

Petite Princesse doit venir nous rejoindre début juillet. Pour des raisons de logistique (je vous épargne le plan de la maison!), Petit Bonhomme lui laisse sa chambre. Et ni le Prince Charmant, ni moi-même ne voulons la retapisser: les petits animaux de la savane sur fond jaune nous font toujurs autant craquer. Je cherche par contre quelques idées de déco plus... comment dire... "petite fille". C'est comme ça que je suis tombée sur le travail de Melle Héloise et son blog. Elle fait des illustrations, des bijoux à croquer, en bonne partie trouvables sur l'inépuisable site de la Marelle en papier.

Je craque pour ses boîtes et ses sacs de courses...






dimanche 8 mars 2009

Femmes...

Journée de la femme aujourd'hui. Journée des femmes de ma vie: mes grands-mères, ma mère, mes cousines, mes amies, Jolie Princesse qui grandit doucement encore au chaud. Pour elles...

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vendredi 6 mars 2009

Petite Princesse

Ca y est. Je suis foutue. Et mon budget avec moi.

Quand Petit Bonhomme est né, tout le monde m'a dit "oh, tu verras, un garçon c'est moins rigolo à habiller qu'une fille". Je ne les ai pas cru. J'adore shopper des petites chemises, des bermudas, des gilets. Mais depuis deux jours, je zone dans les rayons "bébé fille" et je craque. Ou je vais bientôt craquer.

Première trouvaille, un ensemble à croquer - et pas rose!- chez Vert Baudet à 19,90 euros:

Et là où j'ai su que c'était la fin: les minis ballerines de danseuse chez Obaïbi à 11,90 euros:
Je rêvais d'un bébé écolo, anti-consommation. J'ai repéré les laits bio, je cherche les recettes de liniment mais je ne suis pas totalement guérie. C'est grave docteur???
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mercredi 4 mars 2009

... dans le frais cresson bleu...

Vendredi, dans mon joli panier (ou plutôt ma caisse verte pour être réaliste), j'ai reçu du cresson. Aîe, le weekend commençait mal. Qu'allions-nous faire de ça. Et puis je me suis souvenue de Saveurs et de sa jolie couverture: là était la solution. Nous allions faire un potage pour réchauffer les esprits (façon de parler: nous avons un grand soleil depuis trois jours, un vrai air de printemps qui m'a fait replanter mes jardinières de narcisses).


Potage au cresson
(pour 4 personnes)
  • 1 botte de cresson
  • 300g de pommes de terre
  • 1 gros oignon
  • 1 litre d'eau
  • 2 cuillères à soupe d'huile
  • sel, poivre

Laver plusieurs fois le cresson à grande eau et l'égoutter dans une passoire aux trous très fins.

Epluchez les pommes de terre et l'oignon. Couper les pommes de terre en dés et émincer l'oignon. Les faire revenir dans une casserole avec l'huile, pendant 5 minutes.

Ajouter l'eau et le cresson. Saler et poivrer. Faire cuire à couvert 35 minutes. Mixer et déguster avec un peu de crème.

Et comme je suis une romantique, tout le weekend, Arthur Rimbaud est venu me hanter...

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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lundi 2 mars 2009

Belles photos

J'aime les photos. Je devrais dire "j'aime La photo". Dans tous ses styles: les photos culinaires, les photos de mode, les photos de paysage, les photos de reportage, les portraits.
Pour ces derniers, si vous êtes dans mon cas, cliquez vite sur le "phlog" de Benjamin Boccas et découvrez vos bloggeurs et bloggeuses préférés, des grands chefs, etc...
Allez aussi lire son interview chez Deedee. C'est par là.

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samedi 28 février 2009

"Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol


C'est dur. Très dur. De refermer un roman qu'on a aimé. Dont on a aimé les personnages, qu'on aimerait suivre, dans d'autres aventures. Un roman n'est pas seulement une belle écriture, un bon scénario. Un roman c'est aussi des personnages attachants ou détestables, vivants, remuants, actifs.


Je ne connaissais pas Katherine Pancol (du moins pas autrement que de nom) et si on ne m'avait pas offert son livre, je crois que je ne l'aurais jamais acheté. Mais je n'ai pas été déçue. Il est des livres que j'ai du mal à refermer le soir, que je voudrais lire d'une traite sans jamais les voir se finir.


C'est une histoire d'hommes et de femmes. De femmes surtout. Des jeunes et des vieilles. Des bonnes et des mauvaises.


Il y a des moments et des personnages gavaldiens:

Et c'était, il est vrai, un spectacle étrange que ces deux femmes, dans la cuisine au milieu des casseroles qui fumaient, des couvercles qui tressautaient, l'une, les reins ceints d'un large tablier, le dos droit, serrant un moulin à café entre ses longues cuisses, et l'autre chiffonnée, rouge, enroulée sur elle-même, se recroquevillant au fur et à mesure qu'elle parlait... pour ne plus parler du tout, et finir par s'effondrer sur la table et pleurer, pleurer pendant que l'autre la regardait navrée, puis étendait une main et lui caressait la tête comme on fait à un bébé pour le rassurer.


C'est aussi une histoire de haine-amour entre une mère et sa fille...


Elle se mit à parler sans trembler. Elle leur répéta ce que tous les manuels de psychologie conseillent aux parents de dire quand il y a une séparation. Papa aime maman. Mama aime papa. Papa et Maman aiment Hortense et Zoé mais Papa et Maman n'arrivent plus à vivre ensemble, alors Papa et Maman se séparent. Mais Papa aimera toujours Hortense et Zoé et il sera toujours là pour elles, toujours. Elle avait l'impression qu'elle parlait de gens qu'elle ne connaissait pas.

- A mon avis, il n'est pas parti très loin, déclara Hortense d'une petite voix pincée. Quelle déchéance! Faut-il qu'il soit perdu et qu'il ne sache plus quoi faire!

Elle soupira, reposa d'un air contrarié la frite qu'elle était sur le point de croquer et, regardant sa mère, elle ajouta:

- Ma pauvre maman, que vas-tu faire?

Joséphine se sentit pitoyable, mais elle fut soulagée de recevoir une preuve de commisération de sa fille aînée. Elle aurait aimé qu'Hortense poursuive sa tirade et la console mais elle se reprit vite: c'était à elle de l'enlacer. Elle tendit un bras vers Hortense qui lui caressa la main à travers la table.

- Ma pauvre maman, ma pauvre maman..., soupira Hortense.

- Vous vous êtes disputés? demande Zoé, les yeux remplis d'effroi.

- Non, ma chéri, on a pris cette décision comme deux grandes personnes responsables. [...]

- Et il reviendra alors, dis maman, il reviendra?

- Ne dis pas de bêtises, Zoé, l'interrompit Hortense. Papa est parti, point barre. Et pas pour revenir, si tu veux mon avis? Quant à moi, je ne comprends pas... C'est une pouffe, rien d'autre!

[...]

- Comment es-tu au courant? demanda Jospéhine à Hortense.

- Au courant de quoi?

- Au courant de... cette femme.

- Enfin... maman. Tout le quartier le sait! J'étais gênée pour toi! Je me demandais comment tu faisais pour ne rien voir...

- Je savais mais je fermais les yeux...

Ce n'était pas vrai. Elle l'avait appris, la veille, par sa voisine de palier, Shirley, qui avait eu les mêmes arguments que sa fille "enfin, Joséphine, ouvre les yeux, merde! T'es cocue et tu ne bronches pas! Réveille-toi! Même la boulangère se retient de sourire quand elle te tend ta baguette!"

- Qui t'a mise au courant? insista Joséphine.

Le regard que lui lança alors Hortense le glaça. C'était un regard froid, plein de mépris de la femme qui sait envers celle qui en sait pas, le regard d'une courtisane avertie pour une petite cruche.

- Ma pauvre maman, ouvre les yeux. T'as vu comment tu t'habilles? Comment t'es coiffée? Tu te laisses complètment aller. Pas étonnant qu'il soit allé voir ailleurs! Il serait grand temps que tu quittes le Moyen Âge pour vivre à notre époque.

Et il y a une suite paraîl-il. "La Valse lente des tortues"... Je cours à la librairie...


Note: et en plus j'aime bien son blog (sur son site).
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vendredi 27 février 2009

Si facile...



Le dernier numéro de Saveurs m'inspire. Pour ses coquillettes au jambon. Sa lotte au lard croustillant (ou quelque chose comme ça). Ses idées de weekend à Bruges. Ses muffins divers et variés. Et cette petite recette simple et goûteuse... quand on ne se laisse pas divertir en fin de parcours!





Fars aux pruneaux caramélisés
(pour 6 ramequins)



  • 18 pruneaux dénoyautés
  • 5 oeufs
  • 45cL de lait entier
  • 80g de farine
  • 100g de sucre blanc en poudre
  • 1 cuillère à soupe de sucre roux
  • 1 pincée de sel
  • un peu de beurre

Tiédir le lait. Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6).

Dans un saladier, mettre la farine, le sel, le sucre en poudre et mélanger. AJouter les oeufs jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ajouter le lait.

Beurrer 6 ramequins qui vont au four, y mettre 3 pruneaux dans chacun et verser dessus la pâte liquide. Ne pas les remplir plus haut que les 3/4.

Enfourner et cuire 25 minutes.


Sortir les ramequins du four et saupoudrer le dessus avec le sucre roux. Ajouter une noisette de beurre.


Mettre le four en position grill et replacer les ramequins 1 à 2 minutes pour caraméliser... sans brûler comme pour le dernier survivant qui a servi à la photo! Mais le temps que je sorte l'appareil, les autres étaient mangés. C'est dire si c'est bon!!!






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jeudi 26 février 2009

Telle mère, telle fille

Je ne sais pas si on dira un jour ça de moi. Ca dans le sens "tiens sa fille est comme elle!". Dans tous les cas, je ne l'avais jamais imaginé. Pas jusqu'à hier matin en fait.

J'ai fait mon échographie du 5ème mois. Et même si tout le monde était persuadée que pour tenir compagnie à Petit Bonhomme, il fallait obligatoirement une petite soeur, je n'avais pas réussi à mettre un visage, une silhouette définie sur ce bébé. Maintenant je peux. Et des tas de choses se bousculent dans ma tête.

Déjà, je l'extrapole. La personnifie. La concrétise dans mon esprit. Ensuite, j'imagine ma relation avec elle. Tumultueuse, sans doute. Complice aussi, j'espère. Je voudrais lui transmettre des choses. Des valeurs certes, comme à son frère. Mais ma part de féminité surtout. Et lui donner une place parmi les femmes de la famille. Celles qui, nombreuses, ont fait que je suis aujourd'hui indépendante, amoureuse, mère, rêveuse. Que je suis moi.

Toutes les familles ont leur histoire. La mienne, les miennes devrais-je dire, celle de mon père et celle de ma mère, les miennes donc ne sont pas une histoire de femmes. Mais les femmes y ont une place majeure. Elles ont du caractère, elles sont aimées, les hommes ne les ont (je crois) jamais écrasées.

Voici les premiers sentiments que j'ai eu quand j'ai su que je portais une petite fille. Il faudra que je m'en souvienne dans quelques années...
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mercredi 25 février 2009

Pourquoi?

Pourquoi écrire? Pourquoi écrire un blog?

Le Prince Charmant s'énerve parfois quand je photographie ce que l'on mange, quand je disparais sans crier gare au moment de mettre la table. Alors je lui explique. Les mots sont là, juste là. Si je les laisse filer, ils ne reviendront plus. L'esprit mouline, on ne le sent pas et tout d'un coup, tout est là. Et il faut le courage de les mettre en forme comme le dit Anne-So de Cachemire et Soie. De sortir un stylo ou un clavier et de leur donner vie. Pour soi, pour les autres. Je ne peux pas prétendre écrire beaucoup. Mais j'ai toujours écrit. Tout et rien. Ma petite vie. Des lettres à des amies. A ma meilleure amie. Des e-mails ensuite.
Aujourd'hui c'est un blog. Demain?