vendredi 24 avril 2009
Un autre Regard sur la culture
mercredi 22 avril 2009
Pausé thé... sans thé

Depuis le début de ma grossesse, j'ai été obligée de supprimer thé et café, sous peine de bébé bondisseur! Une fois fait le tour des infusions traditionnelles, je me suis tournée vers un vieux copain, rencontré il y a 10 ans (déjà...) en Afrique du Sud et alors peu connu en France: le thé rouge ou rooibos. De thé, il n'a que le nom puisque sans théïne. Il n'a pas non plus le côté corsé qui fait que, le buvant sans sucre ni lait, je le préfère en général parfumé.
Pour la petite histoire (je fais ma Bouilloire bavarde), le mot rooibos signifie "buisson rouge " en afrikaans. C'est un arbuste, de la famille des acacias qui pousse exclusivement dans une région d'Afrique du Sud appelée Cedarberg et située au nord de la ville du Cap. Ses copeaux fermentés sont riches en polyphénols aux propriétés anti-oxydantes.
En faisant un petit tour dans mon magasin bio préféré (et situé à 50m de la maison), j'ai testé la version parfumée "Mama Rose" à la rose des Jardins de Gaïa. La saveur s'avère délicate, parfaite pour un après-midi en dilletante, avec un bon livre et quelques scones ou pour un petit déjeuner, au calme. Il a enchanté la semaine de vacances passée.
Le Prince Charmant m'avait aussi permis de tester la version "Halloween" orange-canelle.
Vous pouvez trouver tous ces rooibos sur la boutique en ligne des Jardins de Gaïa. Le "Mama Rose" est à 5,90 € les 100g et le "Halloween" à 5,00 € les 100g.
Pour ceux qui ne connaissent pas, les Jardins de Gaïa sont spécialisés en thés bio et issus du commerce équitable. Ils sont installés en Alsace (eh, oui!...) et proposent des thés, tisanes, infusions de toutes sortes et de toutes origines. Toujours de qualité, le packaging est simple mais très bien fait. On trouve les produits sur divers salons sur Paris ou le Grand Est mais ils ont aussi un service de VPC.
lundi 20 avril 2009
Petite revue de presse arachnéenne
samedi 18 avril 2009
Brève

vendredi 17 avril 2009
"L'attentat" de Yasmina Khadra
Je retrouve ce que je cherche dans un roman: une intrigue prenante, des personnages consistants, mais surtout un fond indénibale, une vraie réflexion sur les relations entre les hommes, sur notre Histoire contemporaine aussi. Car plus je lis, et plus je réalise que me touchent surtout les romans, et qu'au-delà des histoires qu'on me racontre, ce sont les messages explicites ou non que je recherche.
Ici l'énoncé est simple: Amine est israélien d'origine arabe. Il est chirurgien, parfaitement intégré et est marié à Sihem, qu'il aime par-dessus tout. Sa vie bascule le jour où un attentat est commis à Tel-Aviv. La kamikaze n'est autre que son épouse. Une quête s'amorce alors pour comprendre pourquoi il n'a pas vu quel était son combat, pour comprendre comment il a pu être floué ainsi. C'est d'abord une blessure d'amour puis d'amour propre. Et on se plaît à croire que le contexte n'est qu'un prétexte pour explorer un couple, avec ses complicités et ses secrets. Mais l'Histoire contemporaine nous rattrape très vite. Au final, aucune réponse n'est donnée mais la réflexion est ouverte. C'est un très beau cadeau que nous fait le romancier.
A noter aussi que la langue est très belle (le roman est écrit en français, l'auteur est algérien) ce qui ne gâche rien.
L'extrait suivant se situe au milieu du roman. Amine interroge un proche et veut comprendre pour quel combat sa femme est morte, lui dont le métier est de sauver des vies.
-Pourquoi? grommelé-je, vexé par mes propres propos, pourquoi sacrifier les uns pour le bonheur des autres? Ce sont généralement les meilleurs, les plus braves qui choisissent de faire don de leur vie pour le salut de ceux qui se terrent dans leur trou. Alors pourquoi privilégier le sacrifice des justes pour permettre aux moins justes de leur survivre? Tu ne trouves pas que c'est détériorer l'espèce humaine? Que va-t-il en rester, dans quelques générations, si ce sont toujours les meilleurs qui sont appelés à tirer leur révérence pour que les poltrons, les faux-jetons, les charlatants et les salopards continuent de proliférer comme des rats?
-Amine, je ne te suis pas, là? Les choses se sont toujours déroulées de la sorte depuis la nuit des temps. Les uns meurent pour le salut des autres. Tu ne crois pas au salut des autres?
-Pas lorsqu'il condamne le mien. Or, vous avez foutu ma vie en l'air, détruit mon foyer, gâché ma carrière et réduit en poussière tout ce que j'ai bâti, pierre par pierre, à la sueur de mon front. Du jour au lendemain, mes rêves se sont effondrés comme des châteaux de cartes. Tout ce qui était à portée de ma main s'est évanoui. Pfuit! que du vent... J'ai tout perdu pour rien. Avez-vous pensé à ma peine lorsque vous avez sauté de joie en apprenant que l'être que je chérissais le plus au monde s'était fait exploser dans un restaurant aussi bourré de gosses qu'elle de dynamite? Et toi, tu veux me faire croire que je dois m'estimer le plus heureux des hommes parce que mon épouse est une héroïne, qu'elle a fait don de sa vie, de son confort, de mon amour sans même me consulter ni me préparer au pire? De quoi j'avais l'air, moi, alors que je refusais d'admettre ce que tout le monde savait? D'un cocu! J'avais l'air d'un misérable cocu. Je me couvrais de ridicule jusqu'au bout des ongles, voilà de quoi j'avais l'air. De quelqu'un que sa femme trompait de long en large pendant qu'il se défonçait comme une brute pour lui rendre la vie aussi agréable que possible.
mercredi 15 avril 2009
Repas printanier

- 4 escalopes de veau très fines (coupées au tranchoir ou aplaties par le boucher)
- 250g de viande de veau pas très grasse (ou de farce déjà hâchée)
- 4 fines tranches de barde
- 2 oignons nouveaux
- 4 carottes nouvelles
- 300g de petits pois frais ou surgelés
- une grosse boîte de champignons de Paris entiers
- 25cl de vin blanc
- 25cl de bouillon de veau
- 2 échalotes
- huile
- sel, poivre, herbes de Provence
- de la ficelle alimentaire
Hacher la viande pour faire une farce. Eplucher les échalotes et les hacher très fin. Mélanger à la farce et saler et poivrer. Ajouter deux pincées d'herbes de Provence et mélanger.
Poser un quart de farce sur une escalope et rouler. Enrouler d'une bande de barde et ficeller le tout.
Recommencer avec les trois autres escalopes.
Faire chauffer un peu d'huile dans une cocotte et faire dorer les paupiettes. Eplucher les oignons nouveaux et les ajouter, émincés, dans la cocotte. Quand le tout est doré, ajouter les carottes épluchées et émincées, les champignons de Paris égouttés, le vin blanc, le bouillon de veau. Saler et poivrer si nécessaire. Faire cuire 35 minutes.
Ajouter les petits pois surgelés et faire cuire encore 10 minutes.
mardi 14 avril 2009
"Et mon coeur transparent" de Véronique Ovaldé

dimanche 12 avril 2009
Joyeuses Pâques!
Je me suis inspirée d'une recette donnée par le magazine Saveurs d'avril dont je vous reparlerai.
- 60mL d'eau
- 50g de beurre doux
- 50g de beurre demi-sel
- 100g de sucre
- 500g de farine
- une cuillère à café de levure
- 100g de chocolat dessert
- 1 cuillère à soupe de lait
- 60g de sucre glace
- 1/3 du jus d'une orange
Notes:
1/ nature, ils sont très peu sucrés et donc parfaits pour être trempés dans un thé.
2/ je maîtrise encore mal la pâte sablée et je crois qu'il fait être très rapide au pétrissage pour ne pas la durcir. De même, avec un robot le résultat est plus délicat à obtenir, pour moi.
3/ Petit Bonhomme était très content que la pâte fasse une sieste comme lui.
Bonne fin de weekend pascal!
dimanche 5 avril 2009
Classique mais efficace
- 200g d'échine de porc
- 200g d'escalope de veau
- 1 oignon
- 3 gousses d'ail
- 300mL de coulis de tomate
- huile d'olives
- sel, poivre, épices, herbes de Provence
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jeudi 2 avril 2009
Je suis un cas désespéré

Des petites filles modèles, on vous dit...
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mardi 31 mars 2009
Chanteur de charme
dimanche 29 mars 2009
Repas léger
- 3 tranches de jambon blanc
- 3 oeufs
- 80g de comté râpé
- 30cl de lait entier
- 2 cuillère à soupe de persil haché
- beurre
- poivre
Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).
Oter la couenne du jambon et le couper grossièrement en bande de 5mm.
Dans un saladier, battre les oeufs puis ajouter le comté, le lait, la jambon et le persil. Poivrer.
Beurrer 5 ramequins qui vont au four. Y répartir la préparation er faire cuire 45 minutes.
Déguster avec une salade verte, toute simple.
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jeudi 26 mars 2009
Un nouveau lieu de perdition
- un doudou souris au doux nom de Noisetine pour Jolie Princesse à 7,90 €;
- un boulier girafe pour Petit Bonhomme à 2,90 €;
- du thé à la violette divin pour moi à 3,95 € (tests à approfondir après le mois de juillet);
- un moulin d'épices Spirit of Fire pour le Prince Charmant à 5,50 €.
Je souligne ce dernier, trouvé par hasard, alors que je me disait que j'avais gâté toute la famille mais qu'il me manquait quelque chose pour mon homme. Quand je suis passée aux rayons des épices, j'ai (de nouveau, c'est une manie) sauté au plafond: ce moulin est importé d'Afrique du Sud. Je connais très bien la marque Cape Herb pour avoir apporté de mon séjour là-bas un moulin Curry blend fabuleux et que j'ai longtemps regretté de ne pas trouver en France. Dans ce Spirit of Fire, on trouve du poivre noir, du chillis, des clochettes de poivre doux, du poivre rose et du ginseng. Il est été testé sur des côtes de porc simplement grillées et des escalopes de poulet à la crème et a été approuvé sans hésitation. Il y a d'autres mélanges disponibles. Je suis d'accord pour servir de cobaye.
Petit bémol: ces produits ne sont pas disponibles sur le site d'Alinéa. Mais vous pouvez trouver les adresses des magasins ici.
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mardi 24 mars 2009
Juke Box
He didn't even say goodbye
dimanche 22 mars 2009
Comment faire aimer le chou fleur?

- j'ai réduit le temps de cuisson du chou fleur car nous l'aimons plutôt "craquant";
- j'ai diminué les proportions de chou fleur en gardant les autres ingrédients à l'identique car nous voulions un plat principal et non un accompagnement.
- un petit chou fleur (400g environ, nettoyé)
- 25g de beurre
- 2 oeufs
- 1 cuillère à soupe de chapelure
- 150g de jambon cuit, coupé en dés
- 4 cuillères à soupe de parmesan
- sel et poivre
Nettoyer le chou fleur et le mettre dans une casserole avec de l'eau froide et un peu de sel. Porter à ébullition et cuire 10 minutes.
Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).
Beurrer un plat à gratin. Y mettre le chou fleur égoutté.
Cuire les oeufs en oeuf dur. Les écaler et les écraser. Le mettre sur le chou fleur. AJouter la chapelure, le jambon, le parmesan. Saler légèrement et poivrer. Parsemer de noisettes de beurre et cuire au four 20 minutes.
jeudi 19 mars 2009
Plein soleil
(je sais, j'anticipe un peu!)
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mardi 17 mars 2009
Laissez faire design



lundi 16 mars 2009
Peau douce


crème Maman & Bébé - 15 €
dimanche 15 mars 2009
Il est mort le poète
Découvrez Alain Bashung!
vendredi 13 mars 2009
Petite mais costaude!
mercredi 11 mars 2009
Vu à la télé
lundi 9 mars 2009
Belles images...



dimanche 8 mars 2009
Femmes...
vendredi 6 mars 2009
Petite Princesse

Je rêvais d'un bébé écolo, anti-consommation. J'ai repéré les laits bio, je cherche les recettes de liniment mais je ne suis pas totalement guérie. C'est grave docteur???mercredi 4 mars 2009
... dans le frais cresson bleu...
- 1 botte de cresson
- 300g de pommes de terre
- 1 gros oignon
- 1 litre d'eau
- 2 cuillères à soupe d'huile
- sel, poivre
Laver plusieurs fois le cresson à grande eau et l'égoutter dans une passoire aux trous très fins.
Epluchez les pommes de terre et l'oignon. Couper les pommes de terre en dés et émincer l'oignon. Les faire revenir dans une casserole avec l'huile, pendant 5 minutes.
Ajouter l'eau et le cresson. Saler et poivrer. Faire cuire à couvert 35 minutes. Mixer et déguster avec un peu de crème.
Et comme je suis une romantique, tout le weekend, Arthur Rimbaud est venu me hanter...
Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
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lundi 2 mars 2009
Belles photos
samedi 28 février 2009
"Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol

Note: et en plus j'aime bien son blog (sur son site).
vendredi 27 février 2009
Si facile...

- 18 pruneaux dénoyautés
- 5 oeufs
- 45cL de lait entier
- 80g de farine
- 100g de sucre blanc en poudre
- 1 cuillère à soupe de sucre roux
- 1 pincée de sel
- un peu de beurre
Tiédir le lait. Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6).
Dans un saladier, mettre la farine, le sel, le sucre en poudre et mélanger. AJouter les oeufs jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ajouter le lait.
Beurrer 6 ramequins qui vont au four, y mettre 3 pruneaux dans chacun et verser dessus la pâte liquide. Ne pas les remplir plus haut que les 3/4.
Enfourner et cuire 25 minutes.Sortir les ramequins du four et saupoudrer le dessus avec le sucre roux. Ajouter une noisette de beurre.
Mettre le four en position grill et replacer les ramequins 1 à 2 minutes pour caraméliser... sans brûler comme pour le dernier survivant qui a servi à la photo! Mais le temps que je sorte l'appareil, les autres étaient mangés. C'est dire si c'est bon!!!
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jeudi 26 février 2009
Telle mère, telle fille
mercredi 25 février 2009
Pourquoi?
lundi 23 février 2009
Miam express
- 4 blancs de poulet
- 1 oignon
- 1 échalote
- 2 cuillères à café de curry
- 20cL de lait de coco
- 3 cuillères à souple de crème liquide
- 225g d'ananas au sirop
- huile d'olives, sel, poivre
Couper le poulet en petits morceaux. Eplucher oignon et échalote et les couper finement. Les faire revenir dans l'huile d'olives 3 à 4 minutes.
Ajouter le poulet, saler et poivrer. Ajouter le curry et remuer 30 secondes. Puis verser le lait de coco et la crème liquide. Laisser cuire 10 minutes.
Couper l'ananas en morceaux et l'ajouter au reste avec deux cuillères à soupe de sirop. Laisser cuire à nouveau 10 minutes.
Servir bien chaud avec du riz basmati.

dimanche 22 février 2009
L'Homme est plein de contradictions

samedi 21 février 2009
Petit plaisir égoïste

vendredi 20 février 2009
Muffins 1 - Aneth 0
- 300g de myrtilles (fraîches ou surgelées)
- 220g de sucre en poudre
- 120g de beurre ramolli
- 1 yaourt nature
- 2 oeufs
- 250g de farine type 65
- 1 sachet de levure chimique
Préchauffer le four à 200°C (thermostat 7).
Dans un saladier, mélanger le beurre et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Puis ajouter le yaourt, les oeufs, la farine et la levure. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse. Ajouter les myrtilles et mélanger délicatement.
Laisser la pâte reposer à température ambiante 10 minutes pour que la levure commence à devenir active.
Pendant ce temps, beurrer les moules à muffins. Les remplir et enfourner 20 minutes pour obtenir des muffins blonds.
Laisser tiédir avant de démouler.
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mardi 17 février 2009
L'histoire de la petite veste


photos: domino mag
jeudi 12 février 2009
Brève du soir
mardi 10 février 2009
"Rien de bien malin"
Parce qu'elle fait partie, selon moi du meilleur album de Jean-Jacuqes Goldmann. Celui qui m'a suivi pendant si longtemps. Celui que je connais par coeur. Et que pourtant, je n'écoute plus, à tort, parce que je suis la seule à l'aimer à la maison.
Parce qu'elle parle d'un lieu qui n'a "rien de bien malin". Comme les bords du Canal du Midi, avec l'eau et ses platanes, leurs feuilles qui font miroter le soleil et qui dansent sous le vent. Comme le mois d'avril là-bas, dans ce coin du Languedoc, où parce que l'air est frais et peu dense, le ciel a une couleur bleue comme à aucun autre moment de l'année. Comme ce plat qui ne peut se manger qu'aux environs de Pâques et que je rêve de faire découvrir au Prince Charmant: des morceaux de foie de porc conservé dans l'huile, des oeufs durs et des petits artichauts, cueillis si petits et si frais qu'on peut les manger en salade, le plus simplement du monde finalement.
Vous voyez, "rien de bien malin"...
Merci à toi de m'avoir replongée dans cette chanson...
dimanche 8 février 2009
Tordre le cou à l''hiver!
- 4 oeufs
- 250g de sucre en poudre
- 250g de raisins secs
- 15cl de marc de raisins
- 250g de farine
- 1 cuillère à café de cannelle
- 125g de noix sans les coquilles
- 1 cuillère à café de levure chimique
- une noisette de beurre
La veille, faire macérer les raisins dans le marc en complétant avec de l'eau tiède. Les raisins doivent être entièrement recouverts.
Le jour même, préchauffer le four à 150°C (thermostat 5). Egoutter les raisins. Concasser les noix en morceaux grossiers. Beurrer un moule à cake.
Battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter doucement la farine, la levure, la cannelle, puis les raisins et les noix.
Verser la pâte dans le four et faire cuire 45 minutes.
(Ne cherchez rien de mystique dans le nom de ce cake, c'est juste un hommage à la personne qui m'a appris la recette)
mercredi 4 février 2009
"L'homme à l'envers" de Fred Vargas

Camille prit un bâton ferré et le Catalogue de l'Outillage Professionnel? C'était le genre de truc qu'elle aimait feuilleter par-dessus tout à l'occasion de moments privilégiés, au petit déjeuner, à l'heure du café, ou n'importe quand lorsque son humeur chancelait. Hormis cela, Camille avait des lectures à peu près normales.
Ce penchant pour les matériaux et techniques indisposait Lawrence qui avait jeté d'autorité le Catalogue à la poubelle, parmi d'autres prospectus publicitaires. Cela lui suffisait que Camille soit plombier sans qu'elle convoite en outre l'équipement de tous les autres corps de métier. Camille l'avait récupéré, un peu taché, sans en faire une histoire. L'espérance excessive que Lawrence plaçait en toutes les femmes le portait paradoxalement au conformisme: il les logeait à un étage supérieur de la création, leur attribuant la capacité de dominer la réalité instinctive, leur confiant la charge de hisser les hommes hors de la matière frustre. Il les voulait sublimes et non pas communes, il les espérait presque immatérielles et non pas pragmatiques. Une idéalisation tout à fait incompatible avec le Catalogue de l'Outillage Professionnel. Camille reconnaissait à Lawrence son droit légitime à rêver mais s'estimait tout autant fondée à aimer les outils, comme n'importe quel connard, aurait dit Suzanne.
[...]
Elle sortit l'eau, le pain, le catalogue. C'était un catalogue très complet, avec des sous-parties sur l'air comprimé, le soudage, les échafaudages, le levage et des tas de rubriques prometteuses de cette sorte. Camille lisait tout, y compris les descriptifs les plus détaillés comme Débroussailleuse thermique 1,1 Cv Barre anti-recul Transmission rigide antivibrée avec renvoi Allumage électronique Poids 5,6 kg. Ce genre de notice, dont ces catalogues fourmillaient, lui apportait un vif contentement intellectuel - comprendre l'objet, son agencement, son efficacité - en même temps qu'une satisfaction lyrique intense. S'ajoutait le rêve sous-jacent de résoudre tous les problèmes planétaires avec le Tour combiné fraiseuse ou la Clef de mandrin universelle. Le catalogue, c'était l'espérance de contrer par la force combinée à la ruse tous les emmerdements de l'existence. Espérance fallacieuse, certes, mais espérance tout de même. Camille puisait ainsi son énergie vitale à deux sources: la composition musicale et le Catalogue de l'Outillage Professionnel. Dix ans plus tôt, elle comptait aussi sur l'amour, mais elle en avait beaucoup rabattu sur ce vieux truc rabâché de l'amour. L'amour donnait des ailes pour vous scier les jambes, ça ne valait donc pas trop le coup. Beaucoup moins le coup qu'un Cric hydraulique 10 tonnes, par exemple. En gros, avec l'amour, si vous n'aimiez pas quelqu'un, il restait, et si vous aimiez quelqu'un, il s'en allait. Un système simple, sans surprise, qui engendrait immaquablement un grand ennui ou une catastrophe. Tout cela pour vingt jours d'émerveillement, non, ça ne valait pas le coup. L'amour qui dure, l'amour qui fonde, l'amour qui fortifie, anoblit, sanctifie, épure et répare, enfin tout ce qu'on s'imagine sur l'amour avant d'avoir vraiment essayé de se servir du truc, c'était une foutaise. Voilà où Camille, après de longues années d'essayages, après pas mal de déboires et une rude détresse, en était arrivée. Une foutaise, une duperie pour naïfs, une trouvaille pour narcissiques. Autant dire que Camille était devenue, en ce qui regardait l'amour, une semi-dure à cuire et elle n'en éprouvait ni regret ni satisfaction. Avoir tenu le coup à la cuisson ne l'empêchait pas d'aimer Lawrence avec sincérité à son idée. De l'apprécier, de l'admirer même, de se chauffer contre lui. En aucune façon d'espérer quoi que ce soit. Camille n'avait gardé de l'amour que les envies immédiates et les sentiments à courte portée, emmurant tout idéal, toute espérance, toute grandeur. Elle n'attendait presque rien de presque personne. Elle ne savait plus aimer qu'ainsi dans un état d'esprit profiteur et bienveillant, touchant aux limites de l'indifférence.
lundi 2 février 2009

photos: 1. Printemps !!!, 2. Tulipe au printemps en Amérique du Nord, 3. Fleurs d'oxalis, 4. Petit bourgeon deviendra grand !!