vendredi 24 avril 2009

Un autre Regard sur la culture

A la maison, nous sommes radiophiles. Pas moyen d'entrer dans la cuisine sans allumer la radio. Sur France Inter, de préférence. La plupart du temps, nous écoutons d'une oreille distraite. Enfin, surtout moi, le Prince Charmant se révèle plus attentif. C'est comme ça que par un beau dimanche de mars, nous avons entendu, par le biais de Kriss et son crumble, l'artiste Marie Morel et sa revue Regard. Intrigrée, j'ai sauté sur son site qui présente son travail, ses expositions, ses rencontres, ses brèves. Et envoyé mon chèque illico.

Au final, j'ai reçu ce matin mon premier numéro. Dans une belle enveloppe avec un petit mot et un petit coeur charmants...




...se cachait le numéro de ce mois d'avril, consacré à Carine Lorenzoni et à ses cartes postales en mosaïque.






La revue se présente sous la forme d'une interview illustrée de cartes postales. Son univers est aussi poétique et instructif que je l'attendais. Moi qui ne suis pas forcément au fait de toute l'acutalité artistique, qui n'ai finalement pas assez de temps pour explorer le web comme je le souhaiterais, cette mini revue d'art (son format est seulement de 10,5 cm sur 15 cm) va me suivre partout et m'aider à rêver.
Pour s'abonner pour 6 numéros, envoyer 18 euros à Marie Morel - Regard - 01260 Le Petit Abergement.
Je vous invite aussi à découvrir les éditions Chaluts-mots de Carine Lorenzoni.

mercredi 22 avril 2009

Pausé thé... sans thé



Depuis le début de ma grossesse, j'ai été obligée de supprimer thé et café, sous peine de bébé bondisseur! Une fois fait le tour des infusions traditionnelles, je me suis tournée vers un vieux copain, rencontré il y a 10 ans (déjà...) en Afrique du Sud et alors peu connu en France: le thé rouge ou rooibos. De thé, il n'a que le nom puisque sans théïne. Il n'a pas non plus le côté corsé qui fait que, le buvant sans sucre ni lait, je le préfère en général parfumé.

Pour la petite histoire (je fais ma Bouilloire bavarde), le mot rooibos signifie "buisson rouge " en afrikaans. C'est un arbuste, de la famille des acacias qui pousse exclusivement dans une région d'Afrique du Sud appelée Cedarberg et située au nord de la ville du Cap. Ses copeaux fermentés sont riches en polyphénols aux propriétés anti-oxydantes.

En faisant un petit tour dans mon magasin bio préféré (et situé à 50m de la maison), j'ai testé la version parfumée "Mama Rose" à la rose des Jardins de Gaïa. La saveur s'avère délicate, parfaite pour un après-midi en dilletante, avec un bon livre et quelques scones ou pour un petit déjeuner, au calme. Il a enchanté la semaine de vacances passée.

Le Prince Charmant m'avait aussi permis de tester la version "Halloween" orange-canelle.

Vous pouvez trouver tous ces rooibos sur la boutique en ligne des Jardins de Gaïa. Le "Mama Rose" est à 5,90 € les 100g et le "Halloween" à 5,00 € les 100g.

Pour ceux qui ne connaissent pas, les Jardins de Gaïa sont spécialisés en thés bio et issus du commerce équitable. Ils sont installés en Alsace (eh, oui!...) et proposent des thés, tisanes, infusions de toutes sortes et de toutes origines. Toujours de qualité, le packaging est simple mais très bien fait. On trouve les produits sur divers salons sur Paris ou le Grand Est mais ils ont aussi un service de VPC.

lundi 20 avril 2009

Petite revue de presse arachnéenne

Je continue, au gré de mes connexions, à explorer des blogs. Voici quelques nouvelles* adresses ajoutées à mes favoris et qui font partie de mes lectures régulières:

D'abord du côté des enfants, des mamans et des emplois du temps chargés des uns et des autres, je me délecte des aventures d'E-Zabel qu'on ne présente plus. Elle a le don de me faire rire, et ses bons plans en sont vraiment, même si souvent exclusivement parisiens. J'ai particulièrement apprécié les péripéties de son canapé. Cela résonne étrangement en moi...

Ensuite, deux clins d'oeils à des gastronomes alsaciennes. Je suis un peu chauvine sur le coup-là mais leurs recettes me plaisent bien (miam pour la glace au Nutella de Cannelle et Cacao) et leur approche culinaire aussi! (Loukoum a raison, l'Alsace ce n'est pas que ça!!!)

* nouvelles pour moi, par nécessairement sur la toile!

samedi 18 avril 2009

Brève


Si comme moi, vous l'avez manqué hier soir, regardez "Empreintes : agnès de A à b" de Serge July sur le site de France 5. La diffusion est gratuite jusqu'au 24 avril 2009.


Je ne connais pas forcément beaucoup sa mode mais son style décontracté et élégant m'a souvent plu. Je savais qu'elle était aussi grande collectionneuse d'art. Ce portait intellingent éclaire un peu plus sa personnalité.
Vous pouvez aussi consulter le site de mode d'Agnès b ou celui de sa galerie d'art, Galerie du jour.

vendredi 17 avril 2009

"L'attentat" de Yasmina Khadra

Voilà le roman que j'attendais. Après ma petite déception du weekend, j'ai comblée par l'écriture de Yasmina Khadra. J'avais bien sûr déjà entendu parler de cet auteur mais je n'avais jamais lu ses romans.

Je retrouve ce que je cherche dans un roman: une intrigue prenante, des personnages consistants, mais surtout un fond indénibale, une vraie réflexion sur les relations entre les hommes, sur notre Histoire contemporaine aussi. Car plus je lis, et plus je réalise que me touchent surtout les romans, et qu'au-delà des histoires qu'on me racontre, ce sont les messages explicites ou non que je recherche.

Ici l'énoncé est simple: Amine est israélien d'origine arabe. Il est chirurgien, parfaitement intégré et est marié à Sihem, qu'il aime par-dessus tout. Sa vie bascule le jour où un attentat est commis à Tel-Aviv. La kamikaze n'est autre que son épouse. Une quête s'amorce alors pour comprendre pourquoi il n'a pas vu quel était son combat, pour comprendre comment il a pu être floué ainsi. C'est d'abord une blessure d'amour puis d'amour propre. Et on se plaît à croire que le contexte n'est qu'un prétexte pour explorer un couple, avec ses complicités et ses secrets. Mais l'Histoire contemporaine nous rattrape très vite. Au final, aucune réponse n'est donnée mais la réflexion est ouverte. C'est un très beau cadeau que nous fait le romancier.

A noter aussi que la langue est très belle (le roman est écrit en français, l'auteur est algérien) ce qui ne gâche rien.

L'extrait suivant se situe au milieu du roman. Amine interroge un proche et veut comprendre pour quel combat sa femme est morte, lui dont le métier est de sauver des vies.

-Pourquoi? grommelé-je, vexé par mes propres propos, pourquoi sacrifier les uns pour le bonheur des autres? Ce sont généralement les meilleurs, les plus braves qui choisissent de faire don de leur vie pour le salut de ceux qui se terrent dans leur trou. Alors pourquoi privilégier le sacrifice des justes pour permettre aux moins justes de leur survivre? Tu ne trouves pas que c'est détériorer l'espèce humaine? Que va-t-il en rester, dans quelques générations, si ce sont toujours les meilleurs qui sont appelés à tirer leur révérence pour que les poltrons, les faux-jetons, les charlatants et les salopards continuent de proliférer comme des rats?
-Amine, je ne te suis pas, là? Les choses se sont toujours déroulées de la sorte depuis la nuit des temps. Les uns meurent pour le salut des autres. Tu ne crois pas au salut des autres?
-Pas lorsqu'il condamne le mien. Or, vous avez foutu ma vie en l'air, détruit mon foyer, gâché ma carrière et réduit en poussière tout ce que j'ai bâti, pierre par pierre, à la sueur de mon front. Du jour au lendemain, mes rêves se sont effondrés comme des châteaux de cartes. Tout ce qui était à portée de ma main s'est évanoui. Pfuit! que du vent... J'ai
tout perdu pour rien. Avez-vous pensé à ma peine lorsque vous avez sauté de joie en apprenant que l'être que je chérissais le plus au monde s'était fait exploser dans un restaurant aussi bourré de gosses qu'elle de dynamite? Et toi, tu veux me faire croire que je dois m'estimer le plus heureux des hommes parce que mon épouse est une héroïne, qu'elle a fait don de sa vie, de son confort, de mon amour sans même me consulter ni me préparer au pire? De quoi j'avais l'air, moi, alors que je refusais d'admettre ce que tout le monde savait? D'un cocu! J'avais l'air d'un misérable cocu. Je me couvrais de ridicule jusqu'au bout des ongles, voilà de quoi j'avais l'air. De quelqu'un que sa femme trompait de long en large pendant qu'il se défonçait comme une brute pour lui rendre la vie aussi agréable que possible.

mercredi 15 avril 2009

Repas printanier


Depuis le début de l'année, j'ai repris le chemin de la maison de la presse et j'ai été charmé par les deux derniers numéros de Saveurs. Après avoir testé le numéro de février/mars ici ou , j'ai attaqué celui d'avril/mai dernièrement.

Comme il y a longtemps que je voulais faire des paupiettes, j'ai testé leur recette, en la mettant à ma sauce. Je n'ai pas été déçue. C'est tellement facile.

Paupiettes de veau printanières
(pour 4 personnes)
  • 4 escalopes de veau très fines (coupées au tranchoir ou aplaties par le boucher)
  • 250g de viande de veau pas très grasse (ou de farce déjà hâchée)
  • 4 fines tranches de barde
  • 2 oignons nouveaux
  • 4 carottes nouvelles
  • 300g de petits pois frais ou surgelés
  • une grosse boîte de champignons de Paris entiers
  • 25cl de vin blanc
  • 25cl de bouillon de veau
  • 2 échalotes
  • huile
  • sel, poivre, herbes de Provence
  • de la ficelle alimentaire

Hacher la viande pour faire une farce. Eplucher les échalotes et les hacher très fin. Mélanger à la farce et saler et poivrer. Ajouter deux pincées d'herbes de Provence et mélanger.

Poser un quart de farce sur une escalope et rouler. Enrouler d'une bande de barde et ficeller le tout.

Recommencer avec les trois autres escalopes.

Faire chauffer un peu d'huile dans une cocotte et faire dorer les paupiettes. Eplucher les oignons nouveaux et les ajouter, émincés, dans la cocotte. Quand le tout est doré, ajouter les carottes épluchées et émincées, les champignons de Paris égouttés, le vin blanc, le bouillon de veau. Saler et poivrer si nécessaire. Faire cuire 35 minutes.

Ajouter les petits pois surgelés et faire cuire encore 10 minutes.



Si on veut rester sur la pureté du veau, cette farce est parfaite. De notre côté, nous sommes tentés par y ajouter un peu de porc pour avoir quelque chose de moins sec...



mardi 14 avril 2009

"Et mon coeur transparent" de Véronique Ovaldé


Je ne sais pas si c'est la fatigue, mais j'ai beaucoup de difficultés à trouver un livre qui m'entraîne en ce moment. Le dernier date de quelques temps déjà. Etait-il trop prenant justement?




Tout ça pour dire que ce nouveau roman que je lis de Véronique Ovaldé me laisse un peu sur ma fin. Comme toujours, j'aime assez son style, un peu décousu, un peu tordu. Mais son histoire a des longueurs, des pesanteurs qui ne me plaisent guère. Pourtant l'intrigue avait tout pour me plaire si l'on en croit la quatrième de couverture:




Sait-on jamais avec qui l'on vit?

Lancelot ne cesse de se heurter à cette question depuis que sa femme, Irina, a été victime d'un accident qui l'a précipitée au fond de la rivière Omoko. Déjà ébranlé par sa mort, il va vivre un "Très Grand Choc Supplémentaire" en découvrant que des mystères entourent cette disparition. Un à un se dévoilent les secrets que sa femme avait pris soin de lui cacher. Dès lors, il ne lui reste qu'à mener l'enquête et élucider cette énigme: que faisait Irina, ce jour-là, à Catano, au volant d'une voiture qui ne leur appartenait pas et dont le coffre contenait des objets pour le moins suspects...



Au final, on se perd dans la personnalité de ce Lancelot, jaloux et mou à la fois, dont l'esprit s'englue et le récit avec lui. On n'en sait guère plus sur la personnalité d'Irina ou sur les personnages qui ont finalement croisé sa vie.



Le style reste, pour moi, le premier intérêt de ce roman.



L'absence d'Irina est aussi impressionnante que sa présence. C'est comme si son absence avait embouti l'air de l'espace exact et de la forme exacte de sa présence. Vous pouvez considérer être assis à côté de l'absence d'Irina. C'est une proposition tout à fait acceptable.

dimanche 12 avril 2009

Joyeuses Pâques!

Pour les fêtes de Pâques, cette année, nous avons une chance folle. Il faut un temps magnifique (et je crois que ce n'est pas le cas de tout le monde en France). De quoi avoir envie d'aller se promener et de rentrer à la maison affamés. Que faire alors pour rassasier les enfants et les occuper? Des petits biscuits de goûter évidemment!


Je me suis inspirée d'une recette donnée par le magazine Saveurs d'avril dont je vous reparlerai.

Petits biscuits de Pâques
(pour une trentaine de biscuits environ)
  • 60mL d'eau
  • 50g de beurre doux
  • 50g de beurre demi-sel
  • 100g de sucre
  • 500g de farine
  • une cuillère à café de levure
  • 100g de chocolat dessert
  • 1 cuillère à soupe de lait
  • 60g de sucre glace
  • 1/3 du jus d'une orange
Mettre l'eau, les beurres, le sucre dans une casserole et porter à ébullition. Quand le beurre est fondu, sortir du feu et laisser refroidir en remuant de temps à autre pour qu'une pellicule ne se forme pas en surface.


Quand ce mélange est froid, l'incorporer rapidement à la main au mélange farine / levure et pétrir jusqu'à obtenir une boule. On peut ajouter un peu de lait pour éviter le côté trop "effrité". Enrouler la pâte dans un film et laisser alors reposer au frais 3 heures.


Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6). Etaler la pâte sur une épaisseur d'environ 5mm et découper des formes à l'emporte-pièce. Les placer sur une plaque beurrée et cuire 15 à 20 minutes.


Pendant ce temps, d'une part faire fondre le chocolat avec le lait. D'autre part, mélanger le sucre glace et le jus d'orange. A la sortir du four, on peut glacer les biscuits au chocolat, à l'orange ou les garder nature.




Notes:

1/ nature, ils sont très peu sucrés et donc parfaits pour être trempés dans un thé.

2/ je maîtrise encore mal la pâte sablée et je crois qu'il fait être très rapide au pétrissage pour ne pas la durcir. De même, avec un robot le résultat est plus délicat à obtenir, pour moi.

3/ Petit Bonhomme était très content que la pâte fasse une sieste comme lui.

Bonne fin de weekend pascal!

dimanche 5 avril 2009

Classique mais efficace

On y est! J'attaque le 3ème trimestre (comme les enfants) de grossesse. Le ventre commence à peser lourd et mon dos à me faire soufrir. Alors le soir, j'essaie de faire simple. Et comme Petit Bonhomme est fan de pâtes (sans doute l'influence d'une nounou italienne...), les pâtes en sauce bolognaise ont toujours du succès. J'adore faire cette sauce moi-même et faire entrer l'été dans la cuisine.
Ma sauce bolognaise
  • 200g d'échine de porc
  • 200g d'escalope de veau
  • 1 oignon
  • 3 gousses d'ail
  • 300mL de coulis de tomate
  • huile d'olives
  • sel, poivre, épices, herbes de Provence
Personnellement, depuis que cet outil magique est entré dans ma vie, je hache toujours la viande en proportion 50% porc, 50% veau (pour "adoucir").
Faire chauffer un peu d'huile d'olives dans une sauteuse. Quand elle est chaude, ajouter l'oignon, le saler (et ajouter du curry si on veut une sauce un peu relevée) et couvrir pour que l'oignon soit un peu confit.
Découvrir et ajouter la viande. La faire dorer. Ajouter ensuite le coulis de tomate, un peu de sel, les gousses d'ail épluchées et hâchées, les herbes de Provence. Faire cuire une bonne demie heure pour que tous les ingrédiens se marient.
On peut se régaler de cette sauce avec des pâtes, des ravioles aux champignons. Je m'en sers aussi pour les lasagnes.

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jeudi 2 avril 2009

Je suis un cas désespéré

Ce soir, entre 20h45 et 22h30, il ne faudra pas essayer de me joindre. Les gens de mon entourage n'auront pas le droit de m'adresser la parole. Petit Bonhomme écoutera l'histoire que lui lira son papa. Et moi, je serai devant mon poste de télévision, scotchée devant Canal Plus et la cinquième saison de Desperate Housewives. Je sais: c'est pathétique. Mais entre elles et moi, c'est une histoire d'amitié. Elles sont entrées dans ma vie juste après la naissance de Petit Bonhomme, à un moment où j'étais suffisamment perdue et fatiguée pour regarder ce qui me tombait sous la télécommande. Et j'ai accroché. A la rigidité de Bree (de loin ma préférée). A la famille nombreuse de Lynette. A la naïveté de Susan. A la fashion obsession de Gabrielle. Au-delà de tout cet espace, certes très américain, la fragilité de chacune, leur méchanceté aussi, en font des caractères assez intéressants à voir évoluer. Entre rire et larmes bien souvent, ce n'est pas une peinture sociale mais ce n'est pas non plus vain. Alors je ne boude pas mon plaisir.

Des petites filles modèles, on vous dit...

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mardi 31 mars 2009

Chanteur de charme

Voici un chanteur qui me fait du charme. Sa voix d'abord, sensiblement éraillée. Ses textes ensuite; souvent emplis de poésie et d'humour. Depuis quelques années, il a construit un univers coloré, gai, tendre. L'influence de son papa (illustre et que j'aime beaucoup, déjà) n'y est sans doute pas pour rien. J'avoue, j'aime Arthur H.

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dimanche 29 mars 2009

Repas léger

Le samedi soir, c'est souvent le casse-tête. Nous avons souvent du mal à nous décider: nous espérons allier simplicité, légèreté et goût. Voici une recette parfaite. On peut compter deux timbales par adulte pour un repas. Sinon, une timbale si on veut la proposer comme entrée.


Timbales de jambon

(pour 5 timbales)



  • 3 tranches de jambon blanc
  • 3 oeufs
  • 80g de comté râpé
  • 30cl de lait entier
  • 2 cuillère à soupe de persil haché
  • beurre
  • poivre

Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).


Oter la couenne du jambon et le couper grossièrement en bande de 5mm.


Dans un saladier, battre les oeufs puis ajouter le comté, le lait, la jambon et le persil. Poivrer.


Beurrer 5 ramequins qui vont au four. Y répartir la préparation er faire cuire 45 minutes.


Déguster avec une salade verte, toute simple.


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jeudi 26 mars 2009

Un nouveau lieu de perdition

Pour ce 100ème message (déjà...), j'ai hésité longtemps sur le sujet à aborder. L'envie d'écrire, la captivation pour le net, les mille et unes choses qui tournent dans ma tête. Et puis, j'ai pensé que je n'étais pas assez "vieille" sur la toile pour faire dans le commémoratif. Alors j'ai simplement pioché dans ma vie de tous les jours, comme toujours.


Je suis, depuis longtemps, fan de magasins de déco. Et ce ne sont pas nos travaux et nos recherches d'inspiration qui m'aident à me sevrer. A vrai dire, ça a commencé quand j'étais étudiante à Metz et que malgré l'exiguïté de ma chambre d'internat, j'avais envie d'avoir mes petits objets personnels. C'est chez CASA que je trouvais, à moindre coût, mes petites boîtes à thé ou mes cahiers en tous genre.


En déménageant à Montpellier, mes horizons se sont ouverts. Mes finances pas encore. Mais ma chambre d'étudiante gagnait un peu en espace. Alors j'ai découvert Habitat qui est bientôt devenu mon temple, et même si mon budget ne suivait guère, je me rabattais sur les petits accessoires de cuisine.


Premier boulot, premier appart et installation en Alsace. A l'époque, il fallait que je me meuble rapidement et modiquement. Fly m'a gracieusement offert une carte de fidélité.


Aujourd'hui, j'ai besoin de changer d'horizon. Alors quand, au gré de courses infernales dans les non-moins infernales zones commerciales attenantes à Mulhouse, j'ai entraperçu le début du commencement d'un magasin Alinéa, j'ai sauté au plafond... dans ma voiture.


L'ouverture avait lieu hier et je ne voulais pas la manquer. J'étais seule (disons plutôt sans Petit Bonhomme parce que le parking était bondé) pour apprécier ce premier contact. Et je n'ai pas été déçue. Je risque d'y revenir souvent. Pour des lampes (à prix modique), des boîtes de rangement, un canapé (très très sympa pour la mezzanine et convertible), etc... Mais avant de plonger définitivement Monsieur le Banquier dans la dépression (et avant d'avoir, accessoirement, l'avis du Prince Charmant), j'ai fait de mini emplettes pour toute la famille avec:



  • un doudou souris au doux nom de Noisetine pour Jolie Princesse à 7,90 €;
  • un boulier girafe pour Petit Bonhomme à 2,90 €;
  • du thé à la violette divin pour moi à 3,95 € (tests à approfondir après le mois de juillet);
  • un moulin d'épices Spirit of Fire pour le Prince Charmant à 5,50 €.

Je souligne ce dernier, trouvé par hasard, alors que je me disait que j'avais gâté toute la famille mais qu'il me manquait quelque chose pour mon homme. Quand je suis passée aux rayons des épices, j'ai (de nouveau, c'est une manie) sauté au plafond: ce moulin est importé d'Afrique du Sud. Je connais très bien la marque Cape Herb pour avoir apporté de mon séjour là-bas un moulin Curry blend fabuleux et que j'ai longtemps regretté de ne pas trouver en France. Dans ce Spirit of Fire, on trouve du poivre noir, du chillis, des clochettes de poivre doux, du poivre rose et du ginseng. Il est été testé sur des côtes de porc simplement grillées et des escalopes de poulet à la crème et a été approuvé sans hésitation. Il y a d'autres mélanges disponibles. Je suis d'accord pour servir de cobaye.

Petit bémol: ces produits ne sont pas disponibles sur le site d'Alinéa. Mais vous pouvez trouver les adresses des magasins ici.

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mardi 24 mars 2009

Juke Box

S'il y a quelque chose dont je raffole chez Quentin Tarantino, c'est bien des bandes originales de ses films. "Kill Bill" n'est pas une exception et cette chanson de Nancy Sinatra me donne toujours des frissons...

Bang Bang, de Nancy Sinatra
I was five and he was six

We rode on horses made of sticks
He wore black and I wore white
He would always win the fight

Bang bang, he shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down.

Seasons came and changed the time
When I grew up, I called him mine
He would always laugh and say
"Remember when we used to play?"

Bang bang, I shot you down
Bang bang, you hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, I used to shoot you down.

Music played, and people sang
Just for me, the church bells rang.

Now he's gone, I don't know why
And till this day, sometimes I cry
He didn't even say goodbye
He didn't take the time to lie.

Bang bang, he shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down...

dimanche 22 mars 2009

Comment faire aimer le chou fleur?



Voilà une question que je me pose souvent. Petit Bonhomme n'est pas grand téméraire quand il s'agit de légumes et le Prince Charmant fait la grimace à chaque fois que je lui en parle. Et moi, je commence à être fatiguée de le manger en béchamel. Alors la semaine dernière, quand j'ai découvert dans notre panier, un beau chou fleur, mes sentiments étaient mitigés. D'une part, c'était le premier de la saison et il était vraiment très joli: taille idéale et belle couleur. D'autre part, je savais qu'il allait me falloir de la ruse pour le faire accepter. Heureusement, j'ai sortie mon arme secrète (enfin secrète... c'est juste un best seller des livres de recettes...) "La cuillère d'argent", une des bibles de la cuisine italienne, et j'ai trouvé une recette parfaite. J'y ai cependant apporté deux petites modifications:
  • j'ai réduit le temps de cuisson du chou fleur car nous l'aimons plutôt "craquant";
  • j'ai diminué les proportions de chou fleur en gardant les autres ingrédients à l'identique car nous voulions un plat principal et non un accompagnement.
Chou Fleur au jambon
(pour trois personnes)
  • un petit chou fleur (400g environ, nettoyé)
  • 25g de beurre
  • 2 oeufs
  • 1 cuillère à soupe de chapelure
  • 150g de jambon cuit, coupé en dés
  • 4 cuillères à soupe de parmesan
  • sel et poivre

Nettoyer le chou fleur et le mettre dans une casserole avec de l'eau froide et un peu de sel. Porter à ébullition et cuire 10 minutes.

Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).

Beurrer un plat à gratin. Y mettre le chou fleur égoutté.

Cuire les oeufs en oeuf dur. Les écaler et les écraser. Le mettre sur le chou fleur. AJouter la chapelure, le jambon, le parmesan. Saler légèrement et poivrer. Parsemer de noisettes de beurre et cuire au four 20 minutes.

jeudi 19 mars 2009

Plein soleil

Ce n'est pas du (très beau) film avec (le à-l'époque très beau) Alain Delon dont je veux vous parler aujourd'hui. Mais du printemps qui, vous l'avez sans doute remarqué, commence à enfin pointer le bout de son nez. Trois jours de soleil et de températures douces, cela fait longtemps que cela n'était pas arrivé. Même si j'ai trouvé des habits de grossesse sympas, je suis contente d'alléger les couches qui commencent à coincer mon gros bidon (non, non, je ne vous dirais pas combien j'ai pris en 6 mois déjà... j'ai honte!) et de pouvoir emmener Petit Bonhomme en promenade. Au programme: courir le nez au vent et regarder les jardinières avec jonquilles et narcisses pousser...


Et comme tous les ans, dès que les premiers rayons se font chaud, me revient cette chanson, enfouie au plus profond de ma mémoire et dont le clip m'a toujours réjouie:



(je sais, j'anticipe un peu!)

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Note du 22 mars 2009: impossible d'afficher le clip correctement...
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mardi 17 mars 2009

Laissez faire design




Laissez faire design est le nom d'un blog anglophone, où l'auteur propose des photos de packaging, d'architecture, de mode, de déco. Pour moi qui suis absolument inculte en la matière, c'est une mine d'idées inépuisable.



A découvrir à l'occasion...

(les références des photos sont disponibles sur le site)

lundi 16 mars 2009

Peau douce

Je suis une femme contradictoire. J'ai une peau (normalement) grasse et acnéïque (oui, même à 30 ans passés) et je suis pourtant une fan absolue des produits de l'Occitane, surtout au karité. J'ai découvert il y a longtemps déjà leur baume au karité, indispensable de ma trousse de toillette. Le Prince Charmant ne jure que par leur gamme au karité et je lui pique volontiers la crème pour les mains (surtout le petit tube de 30mL). J'adore leurs éditions limitées: je m'imagine très bien me ruer rapidement sur la gamme à la fleur de pêcher:





(en soin anti-vergetures pour mon bidon, ça doit coller, non?)

Les prix sont parfois un peu dissuasifs mais les résultats sont là et les parfums, pour moi, toujours pile comme je les aime. Leur site internet est pratique mais depuis peu, une jolie boutique avec leurs produits a ouvert à 100m de chez moi, donc je l'expérimente moins. On peut cependant toujours choisir jusqu'à 3 échantillons gratuits à joindre à la commande.

Cerise sur le gâteau: la gamme "Maman & Bébé" au karité, certifiée bio, avec la crème que Petit Bonhomme utilise déjà tous les matins (il a la même peau fine et délicate que son papa) et que Jolie Princesse expérimentera si besoin:

crème Maman & Bébé - 15 €

Ajoutez une démarche qui me touche et qui est assez rare pour être soulignée: tous les emballages sont également en braille. Il fallait y penser...



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dimanche 15 mars 2009

Il est mort le poète

Dire qu'il faisait partie de ma playlist perpétuelle est un euphémisme. Après Chichin, voilà encore un monument qui disparaît...

Découvrez Alain Bashung!
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vendredi 13 mars 2009

Petite mais costaude!

J'ai enfin retrouvé la chanson que je voulais partager avec vous il y a quelques jours.

J'ai aimé Emily Loizeau à la première écoute. Mais cette chanson-là me touche plus que les autres. J'aime l'introduction, à la limite de la musique médiévale, le voix délicate. Quand je l'écoute, je suis propulsée immédiatement (pourquoi? aucune idée...) dans une abbaye romane, à la limite de l'abandon, par une journée de printemps un peu brumeuse... Quelque part en Ecosse, vers St Andrews par exemple, là où on ne sait plus vraiment à quelle époque on est. J'imagine une jeune femme, diaphane, vêtue d'une robe blanche quasi-transparente, une atmosphère mystérieuse...

Ecoutez-la et dites moi si une chanson si courte réveille tant de choses en vous...

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mercredi 11 mars 2009

Vu à la télé

Je le lis toutes les semaines (ou presque) dans Elle. Je le regarde maintenant le dimanche soir sur Arte. Lui, c'est Hector Olback, critique d'art, qui présente un point de vue original sur la peinture. Un point de vue surtout accessible à tous. Nous nous sommes régalés devant le numéro "Ingres érotique" de Grand Art.


Grand Art, tous les dimanches à 20h15, sur ARTE.
Le DVD est également disponible sur le site ARTE Boutique à 19,99 €
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lundi 9 mars 2009

Belles images...

Petite Princesse doit venir nous rejoindre début juillet. Pour des raisons de logistique (je vous épargne le plan de la maison!), Petit Bonhomme lui laisse sa chambre. Et ni le Prince Charmant, ni moi-même ne voulons la retapisser: les petits animaux de la savane sur fond jaune nous font toujurs autant craquer. Je cherche par contre quelques idées de déco plus... comment dire... "petite fille". C'est comme ça que je suis tombée sur le travail de Melle Héloise et son blog. Elle fait des illustrations, des bijoux à croquer, en bonne partie trouvables sur l'inépuisable site de la Marelle en papier.

Je craque pour ses boîtes et ses sacs de courses...






dimanche 8 mars 2009

Femmes...

Journée de la femme aujourd'hui. Journée des femmes de ma vie: mes grands-mères, ma mère, mes cousines, mes amies, Jolie Princesse qui grandit doucement encore au chaud. Pour elles...

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vendredi 6 mars 2009

Petite Princesse

Ca y est. Je suis foutue. Et mon budget avec moi.

Quand Petit Bonhomme est né, tout le monde m'a dit "oh, tu verras, un garçon c'est moins rigolo à habiller qu'une fille". Je ne les ai pas cru. J'adore shopper des petites chemises, des bermudas, des gilets. Mais depuis deux jours, je zone dans les rayons "bébé fille" et je craque. Ou je vais bientôt craquer.

Première trouvaille, un ensemble à croquer - et pas rose!- chez Vert Baudet à 19,90 euros:

Et là où j'ai su que c'était la fin: les minis ballerines de danseuse chez Obaïbi à 11,90 euros:
Je rêvais d'un bébé écolo, anti-consommation. J'ai repéré les laits bio, je cherche les recettes de liniment mais je ne suis pas totalement guérie. C'est grave docteur???
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mercredi 4 mars 2009

... dans le frais cresson bleu...

Vendredi, dans mon joli panier (ou plutôt ma caisse verte pour être réaliste), j'ai reçu du cresson. Aîe, le weekend commençait mal. Qu'allions-nous faire de ça. Et puis je me suis souvenue de Saveurs et de sa jolie couverture: là était la solution. Nous allions faire un potage pour réchauffer les esprits (façon de parler: nous avons un grand soleil depuis trois jours, un vrai air de printemps qui m'a fait replanter mes jardinières de narcisses).


Potage au cresson
(pour 4 personnes)
  • 1 botte de cresson
  • 300g de pommes de terre
  • 1 gros oignon
  • 1 litre d'eau
  • 2 cuillères à soupe d'huile
  • sel, poivre

Laver plusieurs fois le cresson à grande eau et l'égoutter dans une passoire aux trous très fins.

Epluchez les pommes de terre et l'oignon. Couper les pommes de terre en dés et émincer l'oignon. Les faire revenir dans une casserole avec l'huile, pendant 5 minutes.

Ajouter l'eau et le cresson. Saler et poivrer. Faire cuire à couvert 35 minutes. Mixer et déguster avec un peu de crème.

Et comme je suis une romantique, tout le weekend, Arthur Rimbaud est venu me hanter...

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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lundi 2 mars 2009

Belles photos

J'aime les photos. Je devrais dire "j'aime La photo". Dans tous ses styles: les photos culinaires, les photos de mode, les photos de paysage, les photos de reportage, les portraits.
Pour ces derniers, si vous êtes dans mon cas, cliquez vite sur le "phlog" de Benjamin Boccas et découvrez vos bloggeurs et bloggeuses préférés, des grands chefs, etc...
Allez aussi lire son interview chez Deedee. C'est par là.

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samedi 28 février 2009

"Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol


C'est dur. Très dur. De refermer un roman qu'on a aimé. Dont on a aimé les personnages, qu'on aimerait suivre, dans d'autres aventures. Un roman n'est pas seulement une belle écriture, un bon scénario. Un roman c'est aussi des personnages attachants ou détestables, vivants, remuants, actifs.


Je ne connaissais pas Katherine Pancol (du moins pas autrement que de nom) et si on ne m'avait pas offert son livre, je crois que je ne l'aurais jamais acheté. Mais je n'ai pas été déçue. Il est des livres que j'ai du mal à refermer le soir, que je voudrais lire d'une traite sans jamais les voir se finir.


C'est une histoire d'hommes et de femmes. De femmes surtout. Des jeunes et des vieilles. Des bonnes et des mauvaises.


Il y a des moments et des personnages gavaldiens:

Et c'était, il est vrai, un spectacle étrange que ces deux femmes, dans la cuisine au milieu des casseroles qui fumaient, des couvercles qui tressautaient, l'une, les reins ceints d'un large tablier, le dos droit, serrant un moulin à café entre ses longues cuisses, et l'autre chiffonnée, rouge, enroulée sur elle-même, se recroquevillant au fur et à mesure qu'elle parlait... pour ne plus parler du tout, et finir par s'effondrer sur la table et pleurer, pleurer pendant que l'autre la regardait navrée, puis étendait une main et lui caressait la tête comme on fait à un bébé pour le rassurer.


C'est aussi une histoire de haine-amour entre une mère et sa fille...


Elle se mit à parler sans trembler. Elle leur répéta ce que tous les manuels de psychologie conseillent aux parents de dire quand il y a une séparation. Papa aime maman. Mama aime papa. Papa et Maman aiment Hortense et Zoé mais Papa et Maman n'arrivent plus à vivre ensemble, alors Papa et Maman se séparent. Mais Papa aimera toujours Hortense et Zoé et il sera toujours là pour elles, toujours. Elle avait l'impression qu'elle parlait de gens qu'elle ne connaissait pas.

- A mon avis, il n'est pas parti très loin, déclara Hortense d'une petite voix pincée. Quelle déchéance! Faut-il qu'il soit perdu et qu'il ne sache plus quoi faire!

Elle soupira, reposa d'un air contrarié la frite qu'elle était sur le point de croquer et, regardant sa mère, elle ajouta:

- Ma pauvre maman, que vas-tu faire?

Joséphine se sentit pitoyable, mais elle fut soulagée de recevoir une preuve de commisération de sa fille aînée. Elle aurait aimé qu'Hortense poursuive sa tirade et la console mais elle se reprit vite: c'était à elle de l'enlacer. Elle tendit un bras vers Hortense qui lui caressa la main à travers la table.

- Ma pauvre maman, ma pauvre maman..., soupira Hortense.

- Vous vous êtes disputés? demande Zoé, les yeux remplis d'effroi.

- Non, ma chéri, on a pris cette décision comme deux grandes personnes responsables. [...]

- Et il reviendra alors, dis maman, il reviendra?

- Ne dis pas de bêtises, Zoé, l'interrompit Hortense. Papa est parti, point barre. Et pas pour revenir, si tu veux mon avis? Quant à moi, je ne comprends pas... C'est une pouffe, rien d'autre!

[...]

- Comment es-tu au courant? demanda Jospéhine à Hortense.

- Au courant de quoi?

- Au courant de... cette femme.

- Enfin... maman. Tout le quartier le sait! J'étais gênée pour toi! Je me demandais comment tu faisais pour ne rien voir...

- Je savais mais je fermais les yeux...

Ce n'était pas vrai. Elle l'avait appris, la veille, par sa voisine de palier, Shirley, qui avait eu les mêmes arguments que sa fille "enfin, Joséphine, ouvre les yeux, merde! T'es cocue et tu ne bronches pas! Réveille-toi! Même la boulangère se retient de sourire quand elle te tend ta baguette!"

- Qui t'a mise au courant? insista Joséphine.

Le regard que lui lança alors Hortense le glaça. C'était un regard froid, plein de mépris de la femme qui sait envers celle qui en sait pas, le regard d'une courtisane avertie pour une petite cruche.

- Ma pauvre maman, ouvre les yeux. T'as vu comment tu t'habilles? Comment t'es coiffée? Tu te laisses complètment aller. Pas étonnant qu'il soit allé voir ailleurs! Il serait grand temps que tu quittes le Moyen Âge pour vivre à notre époque.

Et il y a une suite paraîl-il. "La Valse lente des tortues"... Je cours à la librairie...


Note: et en plus j'aime bien son blog (sur son site).
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vendredi 27 février 2009

Si facile...



Le dernier numéro de Saveurs m'inspire. Pour ses coquillettes au jambon. Sa lotte au lard croustillant (ou quelque chose comme ça). Ses idées de weekend à Bruges. Ses muffins divers et variés. Et cette petite recette simple et goûteuse... quand on ne se laisse pas divertir en fin de parcours!





Fars aux pruneaux caramélisés
(pour 6 ramequins)



  • 18 pruneaux dénoyautés
  • 5 oeufs
  • 45cL de lait entier
  • 80g de farine
  • 100g de sucre blanc en poudre
  • 1 cuillère à soupe de sucre roux
  • 1 pincée de sel
  • un peu de beurre

Tiédir le lait. Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6).

Dans un saladier, mettre la farine, le sel, le sucre en poudre et mélanger. AJouter les oeufs jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ajouter le lait.

Beurrer 6 ramequins qui vont au four, y mettre 3 pruneaux dans chacun et verser dessus la pâte liquide. Ne pas les remplir plus haut que les 3/4.

Enfourner et cuire 25 minutes.


Sortir les ramequins du four et saupoudrer le dessus avec le sucre roux. Ajouter une noisette de beurre.


Mettre le four en position grill et replacer les ramequins 1 à 2 minutes pour caraméliser... sans brûler comme pour le dernier survivant qui a servi à la photo! Mais le temps que je sorte l'appareil, les autres étaient mangés. C'est dire si c'est bon!!!






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jeudi 26 février 2009

Telle mère, telle fille

Je ne sais pas si on dira un jour ça de moi. Ca dans le sens "tiens sa fille est comme elle!". Dans tous les cas, je ne l'avais jamais imaginé. Pas jusqu'à hier matin en fait.

J'ai fait mon échographie du 5ème mois. Et même si tout le monde était persuadée que pour tenir compagnie à Petit Bonhomme, il fallait obligatoirement une petite soeur, je n'avais pas réussi à mettre un visage, une silhouette définie sur ce bébé. Maintenant je peux. Et des tas de choses se bousculent dans ma tête.

Déjà, je l'extrapole. La personnifie. La concrétise dans mon esprit. Ensuite, j'imagine ma relation avec elle. Tumultueuse, sans doute. Complice aussi, j'espère. Je voudrais lui transmettre des choses. Des valeurs certes, comme à son frère. Mais ma part de féminité surtout. Et lui donner une place parmi les femmes de la famille. Celles qui, nombreuses, ont fait que je suis aujourd'hui indépendante, amoureuse, mère, rêveuse. Que je suis moi.

Toutes les familles ont leur histoire. La mienne, les miennes devrais-je dire, celle de mon père et celle de ma mère, les miennes donc ne sont pas une histoire de femmes. Mais les femmes y ont une place majeure. Elles ont du caractère, elles sont aimées, les hommes ne les ont (je crois) jamais écrasées.

Voici les premiers sentiments que j'ai eu quand j'ai su que je portais une petite fille. Il faudra que je m'en souvienne dans quelques années...
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mercredi 25 février 2009

Pourquoi?

Pourquoi écrire? Pourquoi écrire un blog?

Le Prince Charmant s'énerve parfois quand je photographie ce que l'on mange, quand je disparais sans crier gare au moment de mettre la table. Alors je lui explique. Les mots sont là, juste là. Si je les laisse filer, ils ne reviendront plus. L'esprit mouline, on ne le sent pas et tout d'un coup, tout est là. Et il faut le courage de les mettre en forme comme le dit Anne-So de Cachemire et Soie. De sortir un stylo ou un clavier et de leur donner vie. Pour soi, pour les autres. Je ne peux pas prétendre écrire beaucoup. Mais j'ai toujours écrit. Tout et rien. Ma petite vie. Des lettres à des amies. A ma meilleure amie. Des e-mails ensuite.
Aujourd'hui c'est un blog. Demain?

lundi 23 février 2009

Miam express

J'ai un livre culte*. Un livre de cuisine j'entends. Un livre qui me sauve la mise à chaque fois, quand je n'ai pas de temps. Le soir en famille ou le weekend quand je reçois. La semaine dernière, j'avais ma belle-soeur-à-l'éternelle-veste à déjeuner. Je sais qu'elle aime ce qui est exotique. Je sais que j'avais besoin de repos. Cette recette-là a été du plus bel effet...


Poulet curry-coco

(pour 4 personnes)



  • 4 blancs de poulet
  • 1 oignon
  • 1 échalote
  • 2 cuillères à café de curry
  • 20cL de lait de coco
  • 3 cuillères à souple de crème liquide
  • 225g d'ananas au sirop
  • huile d'olives, sel, poivre

Couper le poulet en petits morceaux. Eplucher oignon et échalote et les couper finement. Les faire revenir dans l'huile d'olives 3 à 4 minutes.


Ajouter le poulet, saler et poivrer. Ajouter le curry et remuer 30 secondes. Puis verser le lait de coco et la crème liquide. Laisser cuire 10 minutes.


Couper l'ananas en morceaux et l'ajouter au reste avec deux cuillères à soupe de sirop. Laisser cuire à nouveau 10 minutes.


Servir bien chaud avec du riz basmati.



* "Cuisine express" chez Hachette pratique.


dimanche 22 février 2009

L'Homme est plein de contradictions

Depuis quelques temps, le samedi matin est un double enchantement: c'est le début du weekend (mais ce n'est pas nouveau, n'est-ce pas?) et j'ai mon Elle dans ma boîte aux lettres à l'heure du petit déjeuner!


Hier n'a pas dérogé à la règle. J'ai reçu le Elle de la semaine, "spécial vert", en papier recyclé et tout et tout. Le numéro est intéressant. Pas transcendant non plus. Il ne faut rien exagérer. Mais la démarche est à souligner, mercantile sans doute mais à souligner.
J'aurais juste aimé, comme l'a suggéré le Prince Charmant, qu'ils ne nous gavent pas de pubs de luxe comme toutes les semaines, qu'ils soient un peu moins consuméristes... Qu'ils nous parlent aussi d'agriculture biologique, pour casser les idées reçues. Qu'ils nous disent que non, être agriculteur bio aujourd'hui ne signifie pas être éleveur de chèvre sur le plateau du Larzac, que leur garde-robe ne se limite pas au duo chaussettes-Birkenstock et au gilet en poils de mouton. Qu'ils nous expliquent que si le prix des produits bio est si cher, c'est surtout parce qu'il n'y a pas assez de production en France. Que croire au bio (et au commerce équitable, pas assez mis en avant) n'est pas un dogme. Qu'il ne faut pas forcément être bobo (que je hais cette expression! comme si c'était une insulte!) mais plutôt conscient de sa place sur terre simplement, dans la chaîne alimentaire (souvenez-vous, vos cours de 6ème...).
L'an prochain, peut-être?


samedi 21 février 2009

Petit plaisir égoïste

S'il y a quelquechose que j'aime par-dessus tout, c'est aller chez le fleuriste. C'est très bête à dire, mais me promener dans la boutique, contempler les pétales, les couleurs, les arrangements est un délice. Et retrouver les matières délicates ensuite à la maison, me comble. Je ne conçois pas de joli intérieur sans bouquet de fleurs.


Sans doute mes parents n'y sont pas étrangers. Maman avec ses roses, pivoines, iris du jardin. Papa avec les bouquets qu'il lui offre presque toujours quand il revient du marché.


Pourtant, en hiver, j'ai des difficultés à trouver mon bonheur. Rien ne me satisfait. Je ne suis pas dans le bon état d'esprit.


Alors quand les premières tulipes pointent le bout de leur nez, et avec elles, les premières envies de printemps, je succombe à la tentation...


vendredi 20 février 2009

Muffins 1 - Aneth 0

Je suis folle de muffins. Oui, je l'avoue en ce moment, je ne ferais que des muffins. Et ce n'est pas le numéro de février-mars de Saveurs qui va m'en dissuader. Et mon point faible reste le muffin à la myrtille. Mmm! quand mon panier m'en a fourni une belle barquette cet été, j'y ai songé et les ai gardé au congélateur pour nos petits matins d'hiver. Voici une recette qui allie moelleux et parfum. Un délice avec un bon thé chaud...

MUFFINS AUX MYRTILLES

  • 300g de myrtilles (fraîches ou surgelées)
  • 220g de sucre en poudre
  • 120g de beurre ramolli
  • 1 yaourt nature
  • 2 oeufs
  • 250g de farine type 65
  • 1 sachet de levure chimique

Préchauffer le four à 200°C (thermostat 7).

Dans un saladier, mélanger le beurre et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Puis ajouter le yaourt, les oeufs, la farine et la levure. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse. Ajouter les myrtilles et mélanger délicatement.

Laisser la pâte reposer à température ambiante 10 minutes pour que la levure commence à devenir active.

Pendant ce temps, beurrer les moules à muffins. Les remplir et enfourner 20 minutes pour obtenir des muffins blonds.

Laisser tiédir avant de démouler.

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mardi 17 février 2009

L'histoire de la petite veste


En écoutant ma belle soeur hier, me raconter l'histoire de sa petite veste, reçue pour son certif' il y a quelques années déjà (!) et pourtant perçue du dernier cri par son entourage, j'ai compris pourquoi notre maison est déjà prête à déborder alors que nous n'y habitons que depuis quatre ans. Je ne sais pas jeter. J'ai une passion pour les objets qui ont une histoire. Et plus encore pour les vêtements qui me racontent mon histoire. Quelle émotion de retrouver ce chemisier que Maman portait quand elle a rencontré Papa, d'assortir mon dernier col roulé au petit pull tricoté par mon arrière-grand-mère et bientôt, reporter la robe de grossesse dans laquelle j'ai été attendue.

Si mon prochain bébé est une fille (je le saurais bientôt), j'espère qu'elle conservera certaines choses, qu'elle les affectionnera autant que moi. Qu'elle comprendra que la mode est un éternel recommencement et que quelques belles pièces, qu'on ressort régulièrement, sont parfois plus importantes que l'accumulation de gadgets d'avant-garde.

En attendant, il me faut trouver des placards à agrandir...





photos: domino mag
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jeudi 12 février 2009

Brève du soir

Je voulais vous faire partager une jolie chanson, entendue ce soir, au soleil couchant. Une chanson douce, d'une artiste que j'aime beaucoup. Mais http://www.deezer.com/ a décidé de ne plus proposer de lecteur exportable vers les blogs... Je suis un peu furieuse, très malheureuse. Il va falloir que je trouve une solution...
Pour l'instant je n'ai que ça à vous proposer. Merci Pénélope Jolicoeur! mais comme le site en anglophone, ma chanson, de la même artiste, n'est pas encore disponible. Triple Snif!
Note du 23 février 2009:
ouf, je viens de retrouver mon Deezer. Malheureusement, la chanson "La Photographie" d'Emily Loizeau ne fonctionne pas. Mais je ne désespère pas....

mardi 10 février 2009

"Rien de bien malin"

On m'a reparlé récemment de cette chanson. Et j'ai pensé: "ah oui, elle était bien...". Et depuis, elle ne me quitte plus. Comme il y a 20 ans.


Parce qu'elle fait partie, selon moi du meilleur album de Jean-Jacuqes Goldmann. Celui qui m'a suivi pendant si longtemps. Celui que je connais par coeur. Et que pourtant, je n'écoute plus, à tort, parce que je suis la seule à l'aimer à la maison.


Parce qu'elle parle d'un lieu qui n'a "rien de bien malin". Comme les bords du Canal du Midi, avec l'eau et ses platanes, leurs feuilles qui font miroter le soleil et qui dansent sous le vent. Comme le mois d'avril là-bas, dans ce coin du Languedoc, où parce que l'air est frais et peu dense, le ciel a une couleur bleue comme à aucun autre moment de l'année. Comme ce plat qui ne peut se manger qu'aux environs de Pâques et que je rêve de faire découvrir au Prince Charmant: des morceaux de foie de porc conservé dans l'huile, des oeufs durs et des petits artichauts, cueillis si petits et si frais qu'on peut les manger en salade, le plus simplement du monde finalement.


Vous voyez, "rien de bien malin"...





Merci à toi de m'avoir replongée dans cette chanson...
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dimanche 8 février 2009

Tordre le cou à l''hiver!

Après le pluie de ces derniers jours, il fallait trouver un antidote à la grisaille. J'avais envie d'une douceur pour le goûter ou le petit déjeuner. Et vous savez (ou vous ne savez pas) qu'une envie de femme enceinte est tenace.
Ce matin, Petit Bonhomme a été ravi de tenir le fouet et de manier le pillon avec moi:

OTTER'S CAKE
(cake aux noix, raisins secs et cannelle)

  • 4 oeufs
  • 250g de sucre en poudre
  • 250g de raisins secs
  • 15cl de marc de raisins
  • 250g de farine
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 125g de noix sans les coquilles
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • une noisette de beurre

La veille, faire macérer les raisins dans le marc en complétant avec de l'eau tiède. Les raisins doivent être entièrement recouverts.

Le jour même, préchauffer le four à 150°C (thermostat 5). Egoutter les raisins. Concasser les noix en morceaux grossiers. Beurrer un moule à cake.

Battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter doucement la farine, la levure, la cannelle, puis les raisins et les noix.

Verser la pâte dans le four et faire cuire 45 minutes.

(Ne cherchez rien de mystique dans le nom de ce cake, c'est juste un hommage à la personne qui m'a appris la recette)

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mercredi 4 février 2009

"L'homme à l'envers" de Fred Vargas


Ses romans sont une drogue, comme vous le savez déjà. Et la personnalité de Jean-Baptiste Adamsberg, son personnage principal (le mot "héros" lui convient mal, me semble-t-il), n'y est pas étrangère.




Ce nouvel opus, tombé entre mes mains par hasard, m'a un peu décontenancé dans sa première partie. L'absence du commissaire et de son adjoint Danglard a créé un manque. Et finalement l'intrigue n'est pas exactement à la hauteur. La trame classique de l'étau qui se resserre sur un suspect pour finalement exploser et braquer ses feux sur un autre personnage, est assez répendue. Je déconseillerai donc de commencer à lire Fred Vargas en commençant par celui-ci. Pourtant, il n'est pas sans intérêt pour l'éclairage qu'il offre au personnage de Camille, à sa place dans la vie d'Adamsberg. Il a remis en place certaines pièces du puzzle pour moi qui n'ai pas lu tous les romans et surtout, pas dans leur ordre chronologique.




J'ai aimé cet extrait, qui montre une Camille aussi "loufoque" que son grand amour et qui éclaire, a posteriori, sur la personne de Lawrence.



Camille prit un bâton ferré et le Catalogue de l'Outillage Professionnel? C'était le genre de truc qu'elle aimait feuilleter par-dessus tout à l'occasion de moments privilégiés, au petit déjeuner, à l'heure du café, ou n'importe quand lorsque son humeur chancelait. Hormis cela, Camille avait des lectures à peu près normales.


Ce penchant pour les matériaux et techniques indisposait Lawrence qui avait jeté d'autorité le Catalogue à la poubelle, parmi d'autres prospectus publicitaires. Cela lui suffisait que Camille soit plombier sans qu'elle convoite en outre l'équipement de tous les autres corps de métier. Camille l'avait récupéré, un peu taché, sans en faire une histoire. L'espérance excessive que Lawrence plaçait en toutes les femmes le portait paradoxalement au conformisme: il les logeait à un étage supérieur de la création, leur attribuant la capacité de dominer la réalité instinctive, leur confiant la charge de hisser les hommes hors de la matière frustre. Il les voulait sublimes et non pas communes, il les espérait presque immatérielles et non pas pragmatiques. Une idéalisation tout à fait incompatible avec le Catalogue de l'Outillage Professionnel. Camille reconnaissait à Lawrence son droit légitime à rêver mais s'estimait tout autant fondée à aimer les outils, comme n'importe quel connard, aurait dit Suzanne.


[...]


Elle sortit l'eau, le pain, le catalogue. C'était un catalogue très complet, avec des sous-parties sur l'air comprimé, le soudage, les échafaudages, le levage et des tas de rubriques prometteuses de cette sorte. Camille lisait tout, y compris les descriptifs les plus détaillés comme Débroussailleuse thermique 1,1 Cv Barre anti-recul Transmission rigide antivibrée avec renvoi Allumage électronique Poids 5,6 kg. Ce genre de notice, dont ces catalogues fourmillaient, lui apportait un vif contentement intellectuel - comprendre l'objet, son agencement, son efficacité - en même temps qu'une satisfaction lyrique intense. S'ajoutait le rêve sous-jacent de résoudre tous les problèmes planétaires avec le Tour combiné fraiseuse ou la Clef de mandrin universelle. Le catalogue, c'était l'espérance de contrer par la force combinée à la ruse tous les emmerdements de l'existence. Espérance fallacieuse, certes, mais espérance tout de même. Camille puisait ainsi son énergie vitale à deux sources: la composition musicale et le Catalogue de l'Outillage Professionnel. Dix ans plus tôt, elle comptait aussi sur l'amour, mais elle en avait beaucoup rabattu sur ce vieux truc rabâché de l'amour. L'amour donnait des ailes pour vous scier les jambes, ça ne valait donc pas trop le coup. Beaucoup moins le coup qu'un Cric hydraulique 10 tonnes, par exemple. En gros, avec l'amour, si vous n'aimiez pas quelqu'un, il restait, et si vous aimiez quelqu'un, il s'en allait. Un système simple, sans surprise, qui engendrait immaquablement un grand ennui ou une catastrophe. Tout cela pour vingt jours d'émerveillement, non, ça ne valait pas le coup. L'amour qui dure, l'amour qui fonde, l'amour qui fortifie, anoblit, sanctifie, épure et répare, enfin tout ce qu'on s'imagine sur l'amour avant d'avoir vraiment essayé de se servir du truc, c'était une foutaise. Voilà où Camille, après de longues années d'essayages, après pas mal de déboires et une rude détresse, en était arrivée. Une foutaise, une duperie pour naïfs, une trouvaille pour narcissiques. Autant dire que Camille était devenue, en ce qui regardait l'amour, une semi-dure à cuire et elle n'en éprouvait ni regret ni satisfaction. Avoir tenu le coup à la cuisson ne l'empêchait pas d'aimer Lawrence avec sincérité à son idée. De l'apprécier, de l'admirer même, de se chauffer contre lui. En aucune façon d'espérer quoi que ce soit. Camille n'avait gardé de l'amour que les envies immédiates et les sentiments à courte portée, emmurant tout idéal, toute espérance, toute grandeur. Elle n'attendait presque rien de presque personne. Elle ne savait plus aimer qu'ainsi dans un état d'esprit profiteur et bienveillant, touchant aux limites de l'indifférence.



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lundi 2 février 2009


photos: 1. Printemps !!!, 2. Tulipe au printemps en Amérique du Nord, 3. Fleurs d'oxalis, 4. Petit bourgeon deviendra grand !!

Quand l'air se fait doux, comme certains après-midi de la semaine dernière, on se dit que le printemps sera finalement bientôt là... Alors, ce petit air me trotte dans la tête:





Bonne semaine!
Edit de 18:43: ironie du sort. J'avais envie de cette note pour commencer la semaine et je me suis réveillée ce matin avec 10cm de neige!!!!! ;)
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