mercredi 27 mai 2009

Bio beau... ou pas beau?


Sur les bons conseils d'Isabelle, j'ai écouté l'émission d'Isabelle Giordano sur France Inter donc le titre me parle "Certains scientifiques le recommandent: faut il passer les bébés au bio?". Vaste programme. L'émission se concentre essentiellement sur les produits cosmétiques. Cela me renvoie à un article de Flannie sur les parabens qui n'éclaire pas forcément mais pousse à la réflexion. En effet, éliminer les parabens semble la solution pour tout le monde. Mais si le remède est pire que le mal, que faire? C'est la question que je me pose depuis quelques temps. J'aimerais sauter le pas et faire mes cosmétiques moi-même, surtout pour Petit Bonhomme et Jolie Princesse. Mais si, faute de conservateur suffisant, ils reçoivent des toxines pire que les parabens, où est le bénéfice? Si je troque mon eau de Javel, miracle du ménage, contre des huiles essentielles, certes naturelles mais non inoffensives, quelles peuvent être leurs réactions?


J'en viens à un petit extrait d'une autre émission de ma radio préférée, La tête au carré de Mathieu Vidard, dont le sujet d'aujourd'hui était "Comment nourrir la planète". Outre les réflexions de scientifiques (dont le directeur du CIRAD, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, basé à Montpellier et que je connais un peu), une remarque m'a faite réfléchir. Michel Griffon (le fameux directeur du CIRAD) indiquait que tous les pays devaient garder une part d'agriculture vivrière, afin de ne pas être dépendant de marchés et de spéculations. Mais, pour lui, le problème de développement venait du fait que tous les hommes politiques (et leurs citoyens) ne pensent "développement", "modernité", "innovation" qu'à travers l'industrie et les services. L'agriculture est définitivement reléguée au rang de "ringarde", "ancestrale", "plouc". Et ce quelque soit le pays choisi. Voilà une remarque judicieuse. A l'heure où on cherche à manger naturel, où le "bio" a le vent en poupe, qui se réjouirait de voir son enfant s'épanouir dans une vocation agricole? Quel consommateur ne cherche pas son salut auprès des industriels plutôt qu'auprès du paysan (dit au sens noble) de coin?


Je ne suis pas forcément une fanatique du bio même si la question me préoccupe et si, pour mon métier (agricole, ça va de soi), je suis plongée dedans tous les jours. Je me pose aussi des questions quant à l'opportunisme de certains publicitaires ou industriels. Trop de bio tue-t-il le bio? Alors je jongle entre ma boutique bio, mon panier de fruits et légumes bimensuels, la grande surface voisine et le discount du coin. Plus j'avance, et plus je me demande si revenir à la base (ingrédients de base, produits de proximité et de saison, retour à la simplicité, etc...) ne serait pas une solution simple et efficace?


Et vous, vous faites comment?

lundi 25 mai 2009

"Petits crimes conjugaux" d'Eric-Emmanuel Schmitt

Ce petit livre est arrivé chez moi par harsard. Au détour de ce weekend prolongé. On m'a dit: "Tiens, il devrait te plaire. Je te le prête. Mais je dois le reprendre dimanche soir. Il n'est pas à moi." J'ai pensé "Ouf, j'ai quatre jours devant moi." Finalement, quelques heures m'ont suffi.

C'est une petite pièce de théatre. Rapide et conscise. Comme je les aime. Il y a longtemps que je n'avais pas lu de théâtre. Je vais m'y remettre.
Un couple. Un homme, une femme. Des mensonges, des pertes de mémoire, des aveux. De l'amour. Je ne saurais résumer plus sans trop en dévoiler. C'est à lire. Vivement.

dimanche 24 mai 2009

Préparatifs


Les choses commencent à trotter dans nos têtes. Sans qu'on en parle, elles cheminent. Hier, je vois mon Prince Charmant sortir la poubelle et se diriger vers le garage. Une idée se met en place. Le temps de mettre mes chaussures, il n'est pas encore revenu. Je m'étonne. Mais le Prince Charmant avait eu la même idée que moi: sortir le lit de bébé de Petit Bonhomme (qui était aussi le mien par ailleurs), et d'autres bricoles (transat, cosy, poussette). Voilà, c'est fait. Je commence à peine mon congés de maternité et nous sommes déjà impatients de voir Jolie Princesse. Elle a dû le sentir: au même instant, elle a fait mille cabrioles.

Son frère arrive, intrigué. Je lui demande "Tu te souviens? c'est quoi?". Il me regarde, les larmes montent "C'est mon petit lit! Tu te souviens comme j'étais bien dedans?" (il a eu du mal à s'habituer à son grand lit, même si l'autre était visiblement trop petit pour le contenir lui et ses innombrables peluches). Je désamorce les pleurs "On le prépare pour la petite soeur!". La réponse est immédiate: il sourit, tape dans ses mains "Elle est née?"...
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jeudi 21 mai 2009

"Nouvelles de Londres" de Doris Lessing


En ce moment, j'ai des envies d'Angleterre. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en ai pas la moindre idée. Toujours est-il que des photos de Camden me donnent immédiatement envie d'aller faire un tour sur les bords de la Tamise ou que l'annonce de la sortie du nouveau Ken Loach me pousse irrémédiablement vers le cinéma le plus proche (sortie programmée pour bientôt). Alors quand j'ai croisé les "Nouvelles de Londres" de Doris Lessing à la médiathèque, j'ai été tentée. Et j'ai bien fait.

J'avais déjà entendu parler de cet écrivain, ne serait-ce que par son Nobel. J'ai été ravie de découvrir une écriture précise, un style classique mais qui, sous ses airs gentils cache une réflexion aïgue. Ce recueil-là n'est certainement pas le plus approfondi ni le plus représentatif de ses engagements mais c'est une première approche de cet auteur. J'ai aimé son regard extérieur sur Londres et l'Angleterre, ce regard "étranger" et intérieur, de la Londonienne avertie.

Pour en savoir un peu plus, j'ai cherché qui elle était. Voilà ce qu'Evene m'a fourni:

"Fille d'un employé de banque et d'une infirmière, Doris May Taylor grandit en Perse et part en 1925 en Rhodésie (Zimbabwe), où sa famille espère faire fortune en cultivant le maïs. Doris, à qui sa mère impose une éducation rigide et sévère, trouve son bonheur dans la nature, qu'elle explore avec son frère Harry. En constante opposition avec sa mère, elle quitte l'école, et, à quinze ans, se trouve un emploi d'aide-soignante. Elle se marie une première fois à 19 ans, a deux enfants et divorce, puis se remarie avec Gottfried Lessing, aura un fils et divorcera une nouvelle fois. A 36 ans, ne supportant plus la politique de l'apartheid, elle quitte la Rhodésie et s'installe à Londres avec son fils et entame sa carrière d'écrivain. En 1954, elle perd définitivement ses illusions communistes. Dans son oeuvre, largement autobiographique, basée sur son expérience africaine et son enfance, elle reste très engagée politiquement et socialement. Son premier livre, 'The Grass is Singing', sort en 1950 et la rend aussitôt célèbre comme auteur engagée aux idées libérales. Dans une quarantaine d'ouvrages, plutôt réalistes, elle évoque les thèmes du conflit des cultures, les flagrantes injustices de l'inégalité des races, la contradiction entre la conscience individuelle et le bien commun, avec une extraordinaire capacité de création de personnages. 'The Golden Notebook' (1962, 'Le Carnet d'or', 1976) est considéré comme un classique de la littérature féministe, sauf par son auteur, qui s'en défend. Doris Lessing reçoit en 2007 le prix Nobel de littérature, qui vient couronner sa carrière exemplaire."

J'ai choisi cet extrait de la nouvelle "Plaidoyer pour le métro" avec ce regard nostalgique qu'on retrouve dans toutes les villes du monde:

J'aime le métro. C'est un aveu plein de défi. Sans cesse, j'entends et je lis: "Je déteste le métro." Dans un livre que je viens de trouver, l'auteur dit qu'il le prend rarement, mais que, lorsqu'il doit faire un trajet de courte durée, il trouve cela dégoûtant. Un mot fort. Si les gens doivent voyager à l'heure de pointe, cela se comprend, mais on peut entendre des personnes qui ignorent tout de ces moments-là affirmer que le métro est horrible. C'est la ligne Jubilee, et je l'emprunte tout le temps. Un quart d'heure au maximum pour atteindre le centre. Les wagons sont lumineux, neufs - enfin presque. Il y a des signaux pratiques - Charing Cross: cinq minutes, trois minutes, une minute. Les quais ne sont pas plus encombrés de débris que les rues, souvent moins, ou pas du tout. "Ah, mais si vous aviez vu comment c'était autrefois. Le métro était différent alors."

Je connais une vieille femme, je devrais plutôt dire une vieille dame, qui déclare: "Les gens comme vous..." (c'est-à-dire les étrangers, et pourtant je vis ici depuis quarante ans) "... n'ont aucune idée de ce qu'était Londres. On pouvait traverser la ville d'un bout à l'autre en taxi pour une demi-couronne." (Du temps d'Elisabeth Ire, on pouvait acheter un mouton pour quelques pennies, et sous les Romains, une villa coûtait une pièce d'argent, mais la monnaie ne se dévalue jamais quand la nostalgie est en marche.) "Et tout était si propre et joli, et les gens étaient polis. Les bus étaient toujours à l'heure et le métro vraiment bon marché."

Cette femme était l'une des "jeunes filles à la page" de Londres, pendant les années vingt. Quand elle parle, les souvenirs éclairent tendrement son visage, solitaire pourtant, et elle n'espère pas me convaincre, ni moi ni personne d'autre. A quoi bon avoir vécu dans cette île paradisiaque si personne ne vous croit? Tandis qu'elle chante les louanges du passé apparaissent des foules de jolies filles aux boucles pastel et aux joues fardées, vêtues de robes sans taille avec des ourlets dentelés, les cheveux finement ondulés, papillonnant d'une soirée à l'autre, elles descendent de taxis dociles conduits par des hommes trop heureux de recevoir un penny de pourboire. Sans doute ces femmes n'allaient-elles jamais aussi loin que West Hampstead ou Kilburn, au nord, et je crois qu'à l'époque Hampstead n'était pas à la mode, même si c'est là que vivaient les artistes et les écrivains des histoires de D.H.Lawrence. Ce qui est surprenant, dans les réminiscences de ce temps-là, ce n'est pas seulement qu'il ait existé des Londres différents pour les pauvres et les classes moyennes, sans parler des riches, mais que les colporteurs de souvenirs ne semblent jamais en être conscients: "A cette époque, quand j'étais petite, je frottais les marches à la brosse. Je le faisais même quand il neigeait, et mes pieds nus bleuissaient parfois à cause du froid; j'allais chercher le pain de la veille chez le boulanger, parce qu'il coûtait moins cher, et ma pauvre mère se tuait au travail seize heures par jour, six jours par semaine, oh, quels temps cruels, et difficiles." "A cette époque, nous étions fiers de vivre à Londres. Maintenant, c'est tout simplement horrible, plein de gens horribles."
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mercredi 20 mai 2009

Un petit air d'été

Que faire quand on a envie de soleil et de fromage? d'un plat goûteux mais pas trop lourd? Pour changer du classique fromage de chèvre dégainé dès que l'été approche (et que le Prince Charmant n'aime pas chaud, snif!), voici une recette très simple mais très efficace.

Gratin de courgettes-jambon-comté
(pour 3 personnes)

  • 4 courgettes moyennes
  • 4 tranches de jambon blanc
  • 100g de comté
  • poivre
  • thym
  • huile d'olive

Couper les courgettes, le jambon et le comté en lanières. Mettre deux cuillères à soupe d'huile d'olive au fond d'un plat à gratin. Alterner courgettes, jambon et comté. Quand c'est fini, poivrer et parsemer de thym. Repartir 4 cuillères à soupe d'huile d'olive.

Cuire au four, à 200°C (thermostat 7) pendant 30 minutes. En fin de cuisson, profiter du jus fait par les courgettes et arroser l'ensemble régulièrement.



dimanche 17 mai 2009

Eloge de la sieste

La fatigue se fait sentir, doucement. Le dos, les hanches, tout commence à me dire que ça va, ça a bientôt assez duré tout ça, que 13kg ce n'est pas le bout du monde mais que c'est dur quand même. Et pourtant, l'heure de Jolie Princesse n'est pas encore venue. Dans moins d'une semaine, j'aurai plus de temps devant moi. En attendant, je profite de la sieste de Petit Bonhomme pour savourer une sieste de printemps-été. Mais si, vous savez. Il fait très beau, très chaud. Le soleil brille de mille feux. Les persiennes sont fermées en clé, les fenêtres juste entrebaillées. Le drap se fait léger sur le corps lourd, qui s'enfonce dans le matelas. On entend, dehors le bruit des voitures, des gens, la vie. Des enfants jouent, un chien aboie. Et l'esprit s'engourdit. Tout devient flou, brume. C'est si bon de s'abandonner...

dimanche 10 mai 2009

Donner du moelleux à son dimanche

Un dimanche ensoleillé comme je les aime. Un Petit Bonhomme en mode "pot de colle". Comment l'occuper utilement et agréablement? Faire un dessert! Qu'il ne mangera pas évidemment. Mais qu'il appréciera de faire. Ma dernière expérience en terme de pâtisserie m'avait donnée envie de décliner la pâte sablée. J'ai donc repris la recette et ai confectionné une tarte aux pommes, qui reste, je crois, un de mes desserts favoris.




Tarte aux pommes à ma façon


  • 4 pommes à cuire
  • 80g de beurre mou + un peu pour beurrer le moule
  • 150g de farine
  • 50g de sucre en poudre
  • 1 oeuf + 2 oeufs
  • 20cl de crème
  • 15cl de lait entier
  • 1/2 sachet de préparation pour Pudding à la vanille Dr Oetker*
  • 4 cuillères à soupe de cassonade
  • 1 cuillère à soupe de cannelle (2 si on veut que le goût soit vraiment prononcé)

Dans un saladier, mélanger la farine, la cannelle et le sucre en poudre. Ajouter le beurre mou en petits dés et travailler la pâte à la main. Ajouter l'oeuf puis un peu de farine pour obtenir une boule homogène et peu collante. La mettre dans du film et la placer au frais une heure.

Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6). Beurre le moule à tarte. Étaler la pâte en n'hésitant pas à bien fariner le plan de travail (la pâte colle). Chemiser le moule et piquer la pâte.

Éplucher les pommes et le couper en tranches pas trop fines (c'est une tarte "paysanne", on doit garder le moelleux de la pomme). Les disposer sur le fond de tarte. Saupoudrer avec la cassonade et mettre au four 5 minutes.

A part, préparer la "migaine"** qui va recouvrir les pommes. Mélanger la crème et la préparation pour Pudding en éliminant les grumeaux. Ajouter les oeufs et bien battre le tout avec une fourchette. Ajouter ensuite le lait et en recouvrir la tarte. Remettre au four 20 minutes.

* On trouve ce genre de choses dans les rayons pâtisserie de toutes les grandes surfaces en Alsace ou en Lorraine. Il s'agit d'amidon de maïs parfumé à la vanille. De le fécule de maïs peut faire l'affaire mais est moins parfumée.



** je n'ai aucune idée du nom de cette appareil. Si quelqu'un peut m'aider...


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vendredi 8 mai 2009


Petit news de jour férié: si vous aimez Heytens, la jolie marque belge de déco qui fait des rideaux et stores à tomber, remplisser leur formulaire et vous bénéficirez de 40% de remise sur tous vos achats d'une seule journée, entre le 6 mai et le 1er juin!!!

mercredi 6 mai 2009

Y'a des matins comme ça...


6:30. Le réveil sonne pour la seconde fois. Depuis quelques semaines, et ce malgré les vacances, je mets mon réveil tous les matins à 6:15. Et peine à me lever à 6:30. On dira que c'est la faute de Jolie Princesse...

6:30 donc. J'émerge. Encore des rêves idiots. Les hormones de grossesse sans doute. Je tente de me lever. N'y parvient qu'à 6:40. Petit rituel pour me faire ouvrir les paupières: mettre en route le café (déjà prêt dans la cafetière sinon bonjour la catastrophe), faire chauffer l'eau de mon thé vert délicieux ma verveine, préparer le biberon de Petit Bonhomme. Puis prendre ma douche. Et là, aïe, une petite voix fend la nuit

-Maman????

.... silence coupable....

-Maman????

- oui mon chéri, je prends ma douche et je viens.

- ah, d'accord.

Je file sous la douche. Les brumes matinales se dissipent dans le doux parfum de mon savon à l'huile d'olives. Mmmm, ça fait du bien. J'éteins l'eau, à contre-coeur.

- Maman????

- je me sèche et je viens, patience!


Pourquoi tant d'amour?





photo: Janick Nea

lundi 4 mai 2009

Sombre, vous avez dit sombre?

Au détour d'un repas un peu tardif, j'avais besoin d'écouter la radio pour faire ma vaisselle. Hop! sitôt pensé, sitôt fait, j'allume ma chaîne préférée. Et sur une émission que je n'aime pas moins: Sur la route de Laurent Lavige. Cette émission reprend des titres connus ou moins connus, de toutes les époques, évoquent des anecdotes toujours instructives sur la création de ces morceaux qui ont marqués la musique des 60-70 dernières années.


De "Whole Lotta Love" à "La Vie En Rose", d'Aznavour aux Clash en passant par Souchon, Presley ou Aretha Franklin... Sur la route vous invite à découvrir ou redécouvrir les standards de la musique française et internationale.
Nous avons tous dansé, aimé, vibré, partagé, grandi sur les grands succès populaires. Des émotions et souvenirs que Laurent Lavige nous propose de revivre en appuyant dès 21h sur le juke-box de l’émission.
Une heure très musicale émaillée d’archives INA pour restituer dans leur époque et analyser le succès des titres diffusés, d’interviews de personnalités qui livrent en direct leurs souvenirs liés à leurs premières émotions musicales, de versions inédites ou oubliées, d’entretiens de spécialistes, de réactions et témoignages d’auditeurs et de semaines spéciales événement (Salvador qui quitte la scène, concert d’Iggy Pop à la fête de l’Huma…)


Cette semaine, hasard, est un peu plus centrée sur le groupe Noir Désir. Heureux hasard. J'ai toujours aimé ce groupe, malgré les chroniques judiciaires de Bertrand Cantat. Mais qui remet en cause la poésie de François Villon ou le talent littéraire de Céline? le talent d'un artiste doit-il toujours être éclairé de sa propre vie? C'est sans doute leur énergie un peu désesperée, la noirceur de leur propos qui m'ont séduite, à l'époque où j'étais encore au lycée. J'écoute moins leurs titres à l'heure actuelle, mais ils me parlent toujours autant.

Voici un petit aperçu de l'album "Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient)", sorti en 1989. Un des plus réussis selon moi.






Et sinon, écoutez Sur la route, tous les soirs à partir de 21:00.
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samedi 2 mai 2009

Le Printemps est arrivé! Alleluia!

Quand, vendredi dernier, nous avons regardé le contenu de notre panier, j'ai sauté de joie: de la rhubarbe! Pour une fille de l'Est et de la campagne comme moi, la rhubarbe signifie beaucoup. D'abord que la nature reprend ses droits, que cette jolie plante aux allures anonymes s'épanouie et nous présente ses grandes feuilles et ses tiges succulentes. Ensuite, que vont suivre ses amies: framboises, groseilles, cerises et fraises. Enfin, c'est comme ça que ça se passait, dans le jardin de mes parents. Les premiers desserts à la rhubarbe rimaient avec la fête du village et ses auto-tamponeuses, les goûters pris chez ma grand-mère: tarte à la rhubarbe, un pied dans la cuisine, l'autre dans le jardin, la cueillette du muguet en forêt et les balades à vélo. Alors vendredi, quand j'ai rangé mes tiges de rhubarbe, j'ai senti que le printemps était là, vraiment. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, j'ai aussi trouvé, dans le panier, cette recette de gâteau à la rhubarbe, riche mais fraîche, délicieuse dans tous les cas.


Gâteau à la rhubarbe


Pour un moule à tarte à bord assez haut, de 25cm de diamètre environ:

  • 500g de rhubarbe
  • 300g de farine
  • 165g de sucre en poudre
  • 150g de beurre mou
  • 2 oeufs + 1 jaune d'oeuf
  • 10cl de crème fraîche
  • 1 cuillère à soupe de lait entier
Eplucher la rhubarbe, la rincer à l'eau et la couper en petits cubes (pas de secret: plus les cubes sont petits, meilleur c'est). La plonger dans l'eau bouillante pendant 5 minutes pour diminuer un peu son acidité. La placer dans un égouttoir et la sucrer avec 50g de sucre en poudre pour qu'elle rende de l'eau. La laisser reposer ainsi 15 minutes. (on peut récupérer le jus pour le boire en sirop).

Dans un saladier, mélanger les 100g de sucre restant, la farine, le beurre. Puis ajouter un oeuf et le jaune pour former une pâte homogène. Humidifier si nécessaire avec le lait.

Prélever la moitié de la pâte, l'étaler et garnir le moule à tarte beurré. Piquer ce fond avec une fourchette et le cuire à blanc 5 minutes, à four 210°C (thermostat 7).

Remplir ce fond précuit avec la rhubarbe. Etaler le reste de pâte et en recouvrir la tarte. Faire 5 ou 6 cheminées puis dorer le tout avec l'oeuf restant battu. Mettre au four 30 minutes, toujours à 210°C (thermostat 7).

A 5 minutes de la fin de cuisson, verser la crème par les cheminées.

Notes:
  • j'ai essayé de démouler ce gâteau, ça a viré au massacre.
  • j'ai bien envie de le tester avec des pommes ou avec de l'ananas légèrement compoté.




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jeudi 30 avril 2009

Hymne à l'amour

Jeudi soir, fin d'après-midi en dilettante. Petit tour pour paufiner la maison. J'ai trouvé matelas et sommier pour la chambre du second, des tonnes d'idées de déco pour le mini cabinet de toilette (rester à confirmer les mesures), quelques pistes canapés convertibles/salon pour la mezzanine (mais là, je ne suis pas seule à choisir). Rendez-vous échographie ensuite. Tout va bien. Jolie Princesse pousse bien. Elle a la tête en bas (je l'avais senti!) et n'a pas voulu montrer son minois. Mais ouf! c'est bien une fille. Le Prince Charmant se faisait de sueurs froides à l'idée d'obliger un fiston à porter des mini-chaussons roses et autres habits de fille pour lesquels j'ai déjà craqué (soit deux pyjamas, c'était jouable...). Je rêvasse. Et au détour d'une phrase, une chanson éclate dans ma tête. Le journaliste dit "quand on n'a que..." et je n'écoute plus la suite. La voix de Jacques Brel résonne dans ma tête, me réveille tout à fait. J'aime beaucoup cette chanson. Son crescendo, sa puissance, son authenticité, son espoir. Pour moi, c'est toute la force, l'énergie de Brel sur à peine plus de 3 minutes. Sans son cynisme que j'aime tellement par ailleurs. Juste ce message: l'amour permet tout, l'amour donne des ailes. Voilà ce que je veux apprendre à mes enfants. On n'écoute jamais assez le Grand Jacques.

Découvrez Jacques Brel!
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mardi 28 avril 2009

Coup de blues?


Il y a des jours où tout semble partir de travers. Le temps qui passe, le temps qu'il fait, les objets qui se dérobent, les fournisseurs qui font tout (ou presque) de travers, les enfants qui n'écoutent rien et les maris qui ne retiennent pas grand'chose. J'exagère. A peine. Il faut bien que je me fasse plaindre parfois. Encore trois "bonnes" semaines et j'aurai la maison, mon temps, ma vie pour moi toute seule, pendant quelques semaines. Quelques semaines pour finir de préparer l'arrivée de Jolie Princesse.

Trouver les derniers biberons et le stérilisateur qui manquent. Réfléchir à mon nouvel emploi du temps. Ressortir le lit de nourrisson (que Petit Bonhomme n'a pas voulu lâcher avant ses 3 ans). Aménager (enfin) la nouvelle chambre dans les combles et arpenter les magasins de déco. Imaginer comment le même Petit Bonhomme va réagir à l'arrivée de la petite soeur (sachant qu'il colle déjà bien plus que le riz de l'Uncle Ben's). Souffler beaucoup et reprendre le yoga prénatal. Lire aussi, j'ai du retard sur mes envies. Faire quelques pots de confiture d'abricots et des beignets de fleurs de courgettes. M'apprêter à être, à nouveau, épuisée, le corps en morceaux, l'esprit en ébullition, les hormones en bataille.
Hum!... je ne suis pas sûre que seize semaines de congés de maternité dont six semaines prénatales soient suffisantes. Ils ont bien le temps pour une petite modification de loi, nos joyeux députés, non?
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dimanche 26 avril 2009

Pause thé... la suite

Mercredi dernier, je m'étais confié une nouvelle mission: réussir à faire goûter sinon manger des biscuits à Petit Bonhomme et trouver des compagnons à mon nouvel ami de l'après-midi. La seconde mission était la plus facile et la recette de Shortbreads trouvé dans le dernier numéro de Saveurs m'a semblé adéquate.

Je ne pensais pas qu'elle remplirait aussi bien la première mission, faire manger quelque chose de sucré à mon bout'd'chou étant périlleux. La recette est, de plus, très facile à réaliser et Petit Bonhomme a pu m'accompagner et s'amuser encore une fois.


Shortbreads

(pour une vingtaine de biscuits)


  • 150g de farine
  • 100g de beurre demi-sel mou
  • 50g de cassonade
  • 5 cuillères à soupe de lait entier

Mélanger la farine et la cassonade. Ajouter le beurre mou en petits cubes et l'incorporer du bout des doigts. Ajouter le lait jusqu'à ce que le mélange forme un boule de pâte, l'emballer dans du film alimentaire et le conserver au frais 1 heure.

Préchauffer le four à 160°C. Etaler la pâte sur le plan de travail fariné sur une épaisseur de 1cm. Découper en rectangle et former de petits trous avec une fourchette.

Cuire 15 minutes, jusqu'à ce que les biscuits soient blonds.

Note: j'ai très envie de les tester avec des grains d'anis vert.

vendredi 24 avril 2009

Un autre Regard sur la culture

A la maison, nous sommes radiophiles. Pas moyen d'entrer dans la cuisine sans allumer la radio. Sur France Inter, de préférence. La plupart du temps, nous écoutons d'une oreille distraite. Enfin, surtout moi, le Prince Charmant se révèle plus attentif. C'est comme ça que par un beau dimanche de mars, nous avons entendu, par le biais de Kriss et son crumble, l'artiste Marie Morel et sa revue Regard. Intrigrée, j'ai sauté sur son site qui présente son travail, ses expositions, ses rencontres, ses brèves. Et envoyé mon chèque illico.

Au final, j'ai reçu ce matin mon premier numéro. Dans une belle enveloppe avec un petit mot et un petit coeur charmants...




...se cachait le numéro de ce mois d'avril, consacré à Carine Lorenzoni et à ses cartes postales en mosaïque.






La revue se présente sous la forme d'une interview illustrée de cartes postales. Son univers est aussi poétique et instructif que je l'attendais. Moi qui ne suis pas forcément au fait de toute l'acutalité artistique, qui n'ai finalement pas assez de temps pour explorer le web comme je le souhaiterais, cette mini revue d'art (son format est seulement de 10,5 cm sur 15 cm) va me suivre partout et m'aider à rêver.
Pour s'abonner pour 6 numéros, envoyer 18 euros à Marie Morel - Regard - 01260 Le Petit Abergement.
Je vous invite aussi à découvrir les éditions Chaluts-mots de Carine Lorenzoni.

mercredi 22 avril 2009

Pausé thé... sans thé



Depuis le début de ma grossesse, j'ai été obligée de supprimer thé et café, sous peine de bébé bondisseur! Une fois fait le tour des infusions traditionnelles, je me suis tournée vers un vieux copain, rencontré il y a 10 ans (déjà...) en Afrique du Sud et alors peu connu en France: le thé rouge ou rooibos. De thé, il n'a que le nom puisque sans théïne. Il n'a pas non plus le côté corsé qui fait que, le buvant sans sucre ni lait, je le préfère en général parfumé.

Pour la petite histoire (je fais ma Bouilloire bavarde), le mot rooibos signifie "buisson rouge " en afrikaans. C'est un arbuste, de la famille des acacias qui pousse exclusivement dans une région d'Afrique du Sud appelée Cedarberg et située au nord de la ville du Cap. Ses copeaux fermentés sont riches en polyphénols aux propriétés anti-oxydantes.

En faisant un petit tour dans mon magasin bio préféré (et situé à 50m de la maison), j'ai testé la version parfumée "Mama Rose" à la rose des Jardins de Gaïa. La saveur s'avère délicate, parfaite pour un après-midi en dilletante, avec un bon livre et quelques scones ou pour un petit déjeuner, au calme. Il a enchanté la semaine de vacances passée.

Le Prince Charmant m'avait aussi permis de tester la version "Halloween" orange-canelle.

Vous pouvez trouver tous ces rooibos sur la boutique en ligne des Jardins de Gaïa. Le "Mama Rose" est à 5,90 € les 100g et le "Halloween" à 5,00 € les 100g.

Pour ceux qui ne connaissent pas, les Jardins de Gaïa sont spécialisés en thés bio et issus du commerce équitable. Ils sont installés en Alsace (eh, oui!...) et proposent des thés, tisanes, infusions de toutes sortes et de toutes origines. Toujours de qualité, le packaging est simple mais très bien fait. On trouve les produits sur divers salons sur Paris ou le Grand Est mais ils ont aussi un service de VPC.

lundi 20 avril 2009

Petite revue de presse arachnéenne

Je continue, au gré de mes connexions, à explorer des blogs. Voici quelques nouvelles* adresses ajoutées à mes favoris et qui font partie de mes lectures régulières:

D'abord du côté des enfants, des mamans et des emplois du temps chargés des uns et des autres, je me délecte des aventures d'E-Zabel qu'on ne présente plus. Elle a le don de me faire rire, et ses bons plans en sont vraiment, même si souvent exclusivement parisiens. J'ai particulièrement apprécié les péripéties de son canapé. Cela résonne étrangement en moi...

Ensuite, deux clins d'oeils à des gastronomes alsaciennes. Je suis un peu chauvine sur le coup-là mais leurs recettes me plaisent bien (miam pour la glace au Nutella de Cannelle et Cacao) et leur approche culinaire aussi! (Loukoum a raison, l'Alsace ce n'est pas que ça!!!)

* nouvelles pour moi, par nécessairement sur la toile!

samedi 18 avril 2009

Brève


Si comme moi, vous l'avez manqué hier soir, regardez "Empreintes : agnès de A à b" de Serge July sur le site de France 5. La diffusion est gratuite jusqu'au 24 avril 2009.


Je ne connais pas forcément beaucoup sa mode mais son style décontracté et élégant m'a souvent plu. Je savais qu'elle était aussi grande collectionneuse d'art. Ce portait intellingent éclaire un peu plus sa personnalité.
Vous pouvez aussi consulter le site de mode d'Agnès b ou celui de sa galerie d'art, Galerie du jour.

vendredi 17 avril 2009

"L'attentat" de Yasmina Khadra

Voilà le roman que j'attendais. Après ma petite déception du weekend, j'ai comblée par l'écriture de Yasmina Khadra. J'avais bien sûr déjà entendu parler de cet auteur mais je n'avais jamais lu ses romans.

Je retrouve ce que je cherche dans un roman: une intrigue prenante, des personnages consistants, mais surtout un fond indénibale, une vraie réflexion sur les relations entre les hommes, sur notre Histoire contemporaine aussi. Car plus je lis, et plus je réalise que me touchent surtout les romans, et qu'au-delà des histoires qu'on me racontre, ce sont les messages explicites ou non que je recherche.

Ici l'énoncé est simple: Amine est israélien d'origine arabe. Il est chirurgien, parfaitement intégré et est marié à Sihem, qu'il aime par-dessus tout. Sa vie bascule le jour où un attentat est commis à Tel-Aviv. La kamikaze n'est autre que son épouse. Une quête s'amorce alors pour comprendre pourquoi il n'a pas vu quel était son combat, pour comprendre comment il a pu être floué ainsi. C'est d'abord une blessure d'amour puis d'amour propre. Et on se plaît à croire que le contexte n'est qu'un prétexte pour explorer un couple, avec ses complicités et ses secrets. Mais l'Histoire contemporaine nous rattrape très vite. Au final, aucune réponse n'est donnée mais la réflexion est ouverte. C'est un très beau cadeau que nous fait le romancier.

A noter aussi que la langue est très belle (le roman est écrit en français, l'auteur est algérien) ce qui ne gâche rien.

L'extrait suivant se situe au milieu du roman. Amine interroge un proche et veut comprendre pour quel combat sa femme est morte, lui dont le métier est de sauver des vies.

-Pourquoi? grommelé-je, vexé par mes propres propos, pourquoi sacrifier les uns pour le bonheur des autres? Ce sont généralement les meilleurs, les plus braves qui choisissent de faire don de leur vie pour le salut de ceux qui se terrent dans leur trou. Alors pourquoi privilégier le sacrifice des justes pour permettre aux moins justes de leur survivre? Tu ne trouves pas que c'est détériorer l'espèce humaine? Que va-t-il en rester, dans quelques générations, si ce sont toujours les meilleurs qui sont appelés à tirer leur révérence pour que les poltrons, les faux-jetons, les charlatants et les salopards continuent de proliférer comme des rats?
-Amine, je ne te suis pas, là? Les choses se sont toujours déroulées de la sorte depuis la nuit des temps. Les uns meurent pour le salut des autres. Tu ne crois pas au salut des autres?
-Pas lorsqu'il condamne le mien. Or, vous avez foutu ma vie en l'air, détruit mon foyer, gâché ma carrière et réduit en poussière tout ce que j'ai bâti, pierre par pierre, à la sueur de mon front. Du jour au lendemain, mes rêves se sont effondrés comme des châteaux de cartes. Tout ce qui était à portée de ma main s'est évanoui. Pfuit! que du vent... J'ai
tout perdu pour rien. Avez-vous pensé à ma peine lorsque vous avez sauté de joie en apprenant que l'être que je chérissais le plus au monde s'était fait exploser dans un restaurant aussi bourré de gosses qu'elle de dynamite? Et toi, tu veux me faire croire que je dois m'estimer le plus heureux des hommes parce que mon épouse est une héroïne, qu'elle a fait don de sa vie, de son confort, de mon amour sans même me consulter ni me préparer au pire? De quoi j'avais l'air, moi, alors que je refusais d'admettre ce que tout le monde savait? D'un cocu! J'avais l'air d'un misérable cocu. Je me couvrais de ridicule jusqu'au bout des ongles, voilà de quoi j'avais l'air. De quelqu'un que sa femme trompait de long en large pendant qu'il se défonçait comme une brute pour lui rendre la vie aussi agréable que possible.

mercredi 15 avril 2009

Repas printanier


Depuis le début de l'année, j'ai repris le chemin de la maison de la presse et j'ai été charmé par les deux derniers numéros de Saveurs. Après avoir testé le numéro de février/mars ici ou , j'ai attaqué celui d'avril/mai dernièrement.

Comme il y a longtemps que je voulais faire des paupiettes, j'ai testé leur recette, en la mettant à ma sauce. Je n'ai pas été déçue. C'est tellement facile.

Paupiettes de veau printanières
(pour 4 personnes)
  • 4 escalopes de veau très fines (coupées au tranchoir ou aplaties par le boucher)
  • 250g de viande de veau pas très grasse (ou de farce déjà hâchée)
  • 4 fines tranches de barde
  • 2 oignons nouveaux
  • 4 carottes nouvelles
  • 300g de petits pois frais ou surgelés
  • une grosse boîte de champignons de Paris entiers
  • 25cl de vin blanc
  • 25cl de bouillon de veau
  • 2 échalotes
  • huile
  • sel, poivre, herbes de Provence
  • de la ficelle alimentaire

Hacher la viande pour faire une farce. Eplucher les échalotes et les hacher très fin. Mélanger à la farce et saler et poivrer. Ajouter deux pincées d'herbes de Provence et mélanger.

Poser un quart de farce sur une escalope et rouler. Enrouler d'une bande de barde et ficeller le tout.

Recommencer avec les trois autres escalopes.

Faire chauffer un peu d'huile dans une cocotte et faire dorer les paupiettes. Eplucher les oignons nouveaux et les ajouter, émincés, dans la cocotte. Quand le tout est doré, ajouter les carottes épluchées et émincées, les champignons de Paris égouttés, le vin blanc, le bouillon de veau. Saler et poivrer si nécessaire. Faire cuire 35 minutes.

Ajouter les petits pois surgelés et faire cuire encore 10 minutes.



Si on veut rester sur la pureté du veau, cette farce est parfaite. De notre côté, nous sommes tentés par y ajouter un peu de porc pour avoir quelque chose de moins sec...