mercredi 24 décembre 2008

Joyeux Noël!

La Mère Noël enfile sa plus belle robe (ou celle encore à sa taille selon la cas), se pare de mille lumières (elle en a même du mal à se reconnaître dans son miroir) et embrasse sa petite famille ("eh! Maman, tu colles!!!"). Après avoir mis les cadeaux dans le coffre (et donné son sirop anti-mal des transports à Petit Bonhomme), elle laisse conduire son homme (pas le choix...) jusqu'au lieu des victuailles! Malgré tout, elle n'oublie pas ceux qui lui sont chers et qui sont loin... des yeux mais pas du coeur. En Languedoc, en Lorraine, en Savoie ou en Franche Comté, elle sait que la fête sera belle.
JOYEUX NOËL A TOUS!
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dimanche 21 décembre 2008

Je ne suis pas la reine de la grasse matinée...

C'est un fait avéré. J'ai beau faire ce que je veux, me coucher tard, être épuisée, rien n'y fait. Aux premières lueurs du jour, je suis debout. Et quand je me plains auprès de mon Prince Charmant (qui n'a jamais de mal pour rester avec Morphée...), il me répond (justement): "Mais tu te lèves toujours la première!"... Jusqu'à peu, je n'avais jamais compris pourquoi. Et puis, en lisant Deedee l'autre jour, j'ai compris.



Se lever tôt est un affaire d'égoiste. Parfaitement. Je me lève tôt parce que j'adore avoir la maison pour moi toute seule. J'adore mettre l'eau à chauffer (et faire couler le café de l'Homme aussi) et préparer ma boule à thé. Choisir, tranquillement, si je vais succomber à Un thé sur le Nil ou à un Bouddha Bleu, à un thé vert coréen ou au thé tibétain offert par une amie. Quand il a infusé (5 minutes, pas une de plus), prendre une petite douche et s'habiller vite fait. Juste mettre un peu de rose aux joues et sortir, chercher baguette, croissants, journal et mon hebdo préféré qui a maintenant la bonne idée de sortir le samedi. Rentrer, trouver une cuisine qui sent bon, déballer mon butin et m'attabler. Parfois j'écoute la radio, parfois un disque, parfois rien du tout et je me plonge dans le livre (celui-ci ou celui-là) que j'ai fermé avec regrets la veille au soir.



Après deux tasses, une tartine et quelques miettes, la porte s'ouvre, une oreille de lapin plus très blanc apparaît et j'entends avec délice: "bonjour Maman".



La journée peut commencer.




1. thé à la menthe à Marrakech, 2. un thé à la menthe, 3. tip of the iceberg, 4. boutique de thé

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samedi 20 décembre 2008

Un petit parfum de Sud...

C'est fatal. Il suffit qu'on soit en hiver pour que l'évocation de la Méditerrannée me tourneboule. Ressentir, même en imagination, le parfum de la garrigue, goûter les saveurs salées et piquantes des olives, l'acidité de la tomate... L'eau me vient à la bouche. Alors quand le dimanche s'annonce gris, sombre et froid, un petit air de sirtaki m'enchante...
Agneau à la crétoise
(pour 3 personnes)
  • 600g d'épaule d'agneau
  • 1 boîte de quartiers de tomates pelées
  • 3 petites pommes
  • 2 échalotes
  • 6 gousses d'ail
  • 1 feuille de laurier
  • 1 cuillère à café de sucre
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olives
  • 1 poignée d'olives noires
  • sel, poivre

Eplucher et émincer les échalotes.

Peler les pommes et les couper en quartiers en retirant le coeur.

Faire chauffer l'huile dans la sauteuse, ajouter les échalotes et faire blondir 5 minutes. Ajouter la viande et la dorer. Assaisonner. Ajouter les gousses d'ail en chemise, les tomates, les quartiers de pomme, le lauirer et le sucre.

Couvrer la sauteuse et faire cuire 1 heure et quart, doucement, en remuant de temps en temps.

Au moment de servir (avec des grains de blé ou de quinoa), parsemer d'olives noires dénoyautées.

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mardi 9 décembre 2008

Les portes du paradis

Bizarrement leur musique m'apaise. Elle me replonge dans une période de ma vie lumineuse, le début de l'envolée. C'était en novembre 1990. Je me posais la sempiternelle question "quel cadeau pour Papa à Noël?". Après avoir épuisé les disquaires de ma -toute- petite ville de province, après avoir eu entre les mains tous les Glen Miller, Duke Ellington et autres Miles Davis, j'ai fini par lui poser la question. Surprise! la barbe frise et l'oeil pétille. Et mon père se contorsionne comme une gamine en me disant "Justement, un double cd sort, d'un groupe que j'écoutais quand j'étais jeune, les Doors". Alors j'ai foncé et j'ai acheté. J'ai écouté. J'ai aimé. Je ne savais pas encore que tout le monde allait redécouvrir ce groupe mythique avec le film d'Oliver Stone (où j'allais trainer ma cousine de 10 ans à l'époque, sans aucun obstacle de la part de nos parents... allez comprendre...). Je ne savais pas que les claviers de Ray Manzarek allait me parler autant au coeur, que je les reconnaîtrais entre mille et que c'est eux, plus que la voix chaude et sensuelle de Morisson, qui allaient me laisser penser que The Doors avaient participé à une révolution musicale au même titre que les Beatles ou les Pink Floyd. D'ailleurs si quelqu'un sait où retrouver le magnifique documentaire d'Agnès Varda sur de groupe flamboyant, je suis preneuse...
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Découvrez The Doors!
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samedi 6 décembre 2008

Un saint patron

St Nicolas est le patron de la Lorraine. Wouah quel scoop! je ne voudrais pas encore une fois vanter les mérites de ma région natale mais j'aime la St Nicolas. Parce qu'elle annonce Noël, ses lumières et ses cadeaux. Parce que voir débarquer ce grand bonhomme violet à l'école, c'est toujours magique. Parce que chaque région de l'Est invente son floklore. Ici, on pose une carotte pour l'âne et on attend, après la nuit, que St Nicolas dépose des mandarines et du chocolat. Là, on dévore les pains d'épices enrobés de glaçage, comme des friandises. En Alsace, ce sont les manalas, petites brioches en forme de bonhommes qui font les frais de notre gourmandise, trempés dans un chocolat chaud. Tout ça pour réchauffer les coeurs (et les corps quand il fait froid comme aujourd'hui) et attendre le grand jour...

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dimanche 30 novembre 2008

La mode, ultime thérapie?

Voilà que je me mets à vous servir de pareils poncifs! non, je ne commence pas à débloquer, je ne deviens ni insipide (sauf si je le suis déjà...), ni insensible à ce qui m'entoure. Mais je viens de me rendre compte que le signe qui indique que, chez moi, tout va mieux, c'est quand je passe plus de cinq minutes devant ma penderie (je ne dirai pas "dressing", je n'ai pas de dressing, juste une penderie et une vieille armoire lorraine héritée de mon arrière-grand-mère, c'est plus chic, non?). Je ne vais pas non plus vous expliquer les plaisirs du shoopings et la bouffée de satisfaction en sortant d'un magasin. J'y ai goûté et j'ai vite compris que cette bouffée part aussi vite qu'elle vient. Ca fond encore plus vite qu'un sorbet à la mangue au soleil. Par contre, le plaisir de ne pas apparaître comme une vieille chose, fatiguée et terne, alors que tout le monde vous imagine au trente-sixième dessous, ça, c'est une victoire en soi. Futile certes, mais importante.
Après quelques jours chaotiques, le plaisir revient. L'envie de couleurs, de texture, de jolies choses aussi. Bientôt, je sais que j'aurai aussi de nouveau des tonnes d'idées culinaires (quand les nausées auront cessé*), de nombreuses hésitations devant ma bibliothèque et de l'énergie à revendre...
* un message subliminal se cache dans ce texte. Mais chut!!!! tout le monde n'est pas encore au courant et il est trop tôt pour l'instant...

Découvrez Au p'tit Bonheur!
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mercredi 19 novembre 2008

Bientôt Noël!


Les catalogues de jouets envahissent les boîtes aux lettres, les décorations de Noël sont tapies dans l'ombre, dans nos villes, prêtes à briller, les comptes en banque tremblent d'avance...


Que vous soyez impatients du grand jour, ou que vous ne rêviez que d'une chose, être déjà le 2 janvier, le site Mon Beau Sapin, dont l'idée a fleuri dans l'esprit de l'illustratrice irrestistible Pénélope Bagieu, est fait pour vous!


Tous les jours, un nouvel illustrateur, une nouvelle planche de BD sur le thème de Noël et chaque visiteur enregistré permet à Orange de verser un petit quelque chose à la Croix Rouge.


Vite, cliquez!
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lundi 17 novembre 2008

"Ne le dis à personne" de Guillaume Canet

Il y a des films que je peux voir et revoir. Même si je connais tout de l'intrigue. Il y a toujours un détail, un battement de cil d'un acteur, une profondeur de la musique, un plan plus magique qu'un autre à savourer. Par hasard, nous avons vu que ce film passait, sur une chaîne satellitaire. Impossible de passer à côté. La première fois, nous sommes allés le voir en salle, pour l'une de nos (trop) rares soirées en amoureux (les parents profitent lachement des vacances de Petit Bonhomme chez Pépé et Mémé). Nous avions choisi ce film pour deux élements: Guillaume Canet comme réalisateur ("Mon idole" avait été un choc cinématographique) et François Cluzet comme acteur principal. C'était sans compter le scénario tiré d'un roman d'Harlan Coben (que je ne connaissais pas et que je n'ai toujours pas osé lire depuis... revers des adaptations cinématographiques) et la musique de M, planante, percutante comme toujours. Alors si vous avez l'occasion, ne le dites à personne et regardez-le...
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samedi 15 novembre 2008

"Un lieu incertain" de Fred Vargas


Je l'avais gardé pour un moment précieux, pour le savourer, pour ne pas en perdre une miette. Comme un trésor qu'on veut protéger. Il m'a finalement permis de vider mes neurones, de sortir de mon tourbillon, de remettre mes idées au clair. Quand je lis un roman de Fred Vargas, et que je le ferme, j'ai toujours l'impression d'être partie en vacances et de revenir, reposée, toute neuve. Pourquoi, j'ai du mal à le définir. Sans doute parce que, peu ou prou, je suis entraînée dans son histoire, dans ses échafaudages, dans les méandres de l'esprit de son héros (de l'un de ses héros), le commissaire Adamsberg. Rien n'y est facile. Tout y est précis, approfondi, recherché. Mais l'écriture rend l'ensemble plus qu'accessible.





Patricia fait une analyse plus fine que la mienne de l'esprit de Fred Vargas. Je ne saurais la suivre sur ce terrain-là. Je m'attacherai simplement à ce petit extrait, si significatif: plonger dans l'eau trouble et profonde et revenir à la surface, lavée et comme neuve.



Danglard vida rapidement la première coupe, détacha son regard du plafond pour regarder Adamsberg, mi-envieux, mi-désolé. Il arrivait qu'Adamsberg se concentre, se trasnforme en un attaquant dense et dangereux. C'était rare, mais il était alors possible de le contrer. Il offrait en revanche moins de prises quand sa matière mentale se disloquait en masses mouvantes, ce qui était le cas général. Et plus aucune quand cet état s'intensifiait jusqu'à la dispersion, comme en ce moment, aidé par le balancement du train qui abolissait les cohérences. Adamsberg semblait alors se dépalcer comme un plongeur, le corps et les pensées ondulant gracieusement sans objectif. Ses yeux suivaient le mouvement, prenant l'aspect des algues brunes, renvoyant à son interlocuteur une sensation de flou, de glissement ou d'inexistence. Accompagner Adamsberg en ses extrêmes, c'était rejoindre l'eau profonde, les poissons lents, les vases onctueuses, les méduses oscillantes, c'était voir des contours imprécis et des teintes troubles. L'accompagner trop longtemps, c'était risquer de s'endormir dans cette eau tiède et y couler. A ces moments spécialement aqueux, on ne pouvait pas argumenter avec lui, pas plus qu'avec de l'écume, de la mousse, des nuées.

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mercredi 12 novembre 2008

Magazine de Filles

J'ai un problème avec les magazines féminins. Je suis accro mais je ne sais pas quoi lire. Je tourne leurs pages mais elles me lassent vite: trop parisiennes, trop snobs, trop pleine de pubs, trop vieilles. Alors j'ai décidé de tester les web magazines. WOW en particulier. Evidemment, le plaisir du papier glacé n'y est pas. Il ne peut pas me suivre partout, enroulé dans mon sac. C'est bien dommage parce les pages sont riches. Quand il parle de culture, il ne se contente pas de Paris (c'est le seul endroit où j'ai eu des informations sur Génériq Festival). Quand il parle de mode, la sélection est mini et pointue (non, pas encore VRAIMENT abordable mais ne rêvons pas). Il parle illustration, sculpture, art contemporain. Tout ce que je connais si mal et que je rêve d'approfondir. Allez faire un tour et revenez me dire ce que vous en pensez...
PS: toutes vos autres pistes sont les miennes...
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mardi 11 novembre 2008

Non, décidément, on ne se refait pas!

Il y a quelques temps, je vous confiais mon amour des madeleines. J'avais trouvé une recette intéressante et des moules en silicone idéaux. Depuis, en me promenant dans les rayons de ma médiathèque, au rayon "pâtisserie", j'ai craqué pour un petit ouvrage sur les biscuits, par Annie Perrier Robert, aux Editions du Chêne.

La petite histoire de la gastronomie m'a toujours fasciné: ses hasards, ses us, ses régionalismes. Retrouver quelques élements du patrimoine lorrain m'a ravi. Alors évidemment, il a fallu que je teste la recette de madeleines. Parce que finalement, les madeleines de la fois précédente manquaient un peu de moelleux. Je voulais affiner la recherche. Et je n'ai pas été déçue:

Madeleines de Commercy à la vanille

  • 3 oeufs
  • 1 pincée de sel fin
  • 150g de sucre en poudre
  • 150g de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 75g de beurre
  • 1 cuillère à café de vanille en poudre

Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6). Fouetter ensemble les oeufs, le sel et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et mousse. Ajouter la farine tamisée et la levure, puis le beurre fondu et la vanille en poudre. Laisser reposer la pâte une bonne demie heure, à température ambiante. La verser dans les cavités du moule à madeleines beurré, en ne remplissant qu'aux deux tiers. Enfourner 10 minutes.

On peut aussi remplacer la vanille par une autre épice, par des zestes d'agrumes, du chocolat en poudre (dans ce cas, mettre un peu moins de farine)...

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dimanche 9 novembre 2008

On pourrait croire qu'il ne se passe pas grand chose dans ma petite tête en ce moment. Et pourtant, si, trop de choses justement. Et du repos pour mettre tout ça en place. Pas de panique, je reviens très vite. La semaine prochaine. J'ai expérimentée une nouvelle recette de madeleines, encore meilleurs, lu un roman, policier comme je les aime, j'ai écouté de la musique, qui loin de me laisser à bout de souffle m'a redonnée de l'énergie.

A bientôt!


Découvrez Claude Nougaro!
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mercredi 5 novembre 2008

Le quart d'heure américain

Il l'a fait. Ils l'ont fait. Il est Président. Et noir. Je ne sais pas s'il sera un bon président pour les Américains. Et au-delà, s'il sera positif pour nous, Européens. Mais j'ai envie de dire à nos hommes politiques: soyez moins frileux, prenez les bonnes personnes, les bonnes idées, oubliez les apparences. Nous aurions dû faire de l'Europe le lieu de tous les possibles. Les Etats Unis nous démontrent encore une fois qu'en la matière ils n'ont pas dit leur dernier mot. A nous de relever le défi. Yes we can!
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samedi 1 novembre 2008

Douces illustrations... suite

Pour faire suite au post d'hier, allez voir le blog du mari d'Adolie Day, Alexandre Day ou . Je n'ai pas besoin d'expliquer. C'est magique.



Découvrez Art Mengo!
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vendredi 31 octobre 2008

Douces illustrations

Le web est décidément une mine de belles trouvailles. Et en matière d'illustrations, la démonstration se fait régulièrement.

Dernièrement, j'ai promené ma souris sur le site d'Adolie Day et je n'ai pas été déçue. La poésie est au rendez-vous, l'onirisme, les dessins faussement naifs mais réellement touchant séduisent.



Sa fille de l'Est est inspirante.


Mais Adolie Day n'est pas qu'une illustratrice du web. On trouve ses dessins sur des articles de papeterie, disponibles sur le site de la Marelle en Papier (dont la rapidité et le sérieux sont à noter) mais également sur des livres pour enfants. Petit Bonhomme a testé "Lilichou dans la forêt".


Il en parle encore. Outre que les personnages lui plaisent beaucoup, le système de petits volets à questions, à soulever pour avoir la réponse ont fait mouche. Et puis comment ne pas résister à cette promenade en forêt, cette découverte de l'automne qui fait écho à nos propres promenades? Il le prend maintenant pour raconter l'histoire à ses doudous...


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mercredi 29 octobre 2008

L'arme fatale - épidose 2

Que faire quand on m'appelle pour me dire "Dis, dimanche on passe vers chez vous. On peut s'arrêter?". Oui, mille fois oui. Surtout quand la famille habite à 300km et que le temps manque, toujours, pour aller la voir. Et puis si possible, dire oui, mais organiser un repas convivial, avec un plat qui réunit tout le monde, qui a un faux air de simplicité, qui réconforte et égaie les papilles. Celui-ci m'a été soufflé par ma maman, un jour qu'elle regardait l'émission de Robuchon. La recette originale de Stéphane Pettinger est . Voici ma variante:

Estouffade d'agneau aux fruits secs

  • 600g d'épaule d'agneau désossée et coupée en morceaux
  • 100g de lardons salés
  • le jus de 2 citrons jaunes
  • 1 oignon
  • 8 gousses d'ail
  • 1 brindille de thym
  • 1 feuille de laurier
  • 25g d'amandes mondées
  • 50g d'abricots secs
  • 2 cuillères à soupe de miel d'acacia
  • 2 cuillères à café de cannelle en poudre
  • 3dL de vin blanc sec
  • huile
  • sel, poivre

Peler et émincer l'oignon et 4 gousses d'ail. Garder 4 gousses en chemises.

Chauffer l'huile dans une cocotte et colorer l'agneau puis ajouter les lardons. Saupoudrer le tout de cannelle. Débarrasser la viande sur une grille. Garder la cocotte.

Préchauffer le four à 150°C.

Dans la cocotte, ajouter l'oignon et l'ail. Les faire suer et bien gratter les sucs de cuisson. Ajouter la viande, mélanger et porter à feu vif. Déglacer avec le jus des citrons, le vin blanc. Laisser frémir. Ajouter les amandes, les abricots secs, l'ail en chemise, le thym, le laurier et le miel. Bien mélanger avec une spatule.

Couvrir la cocotte et la mettre au four 1h30 à 150°C.

La cuisson terminée, rectifier l'assaisonnement si nécessaire et servir avec de la polenta.

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lundi 27 octobre 2008

Sentimentale

Le moral remonte. Doucement. Merci les filles. Par ces journées grises et ces soirées brumeuses, j'ai encore du mal à ne pas plonger sous l'édredon! Ceci dit j'ai trouvé des remèdes dont je vous parlerai bientôt: des repas de famille (avec une nouvelle "arme fatale"), un bon vieux polar (miam! je le savoure). Et puis une petite musique. Un peu mélancolique mais belle, pure. Et la voix. De quelqu'un que j'aime beaucoup, qui est pudique et tendre, mais d'abord musicien de talent. Ses arrangements n'ont pas d'âge. Il est hors mode, hors du temps. Comme une jolie parenthèse.
Je me souviens d'une interview, entendue en montant le col de Bussang enneigé, un samedi matin avant des vacances. Chacun de ses mots me fait penser à un virage. Avec mon Homme nous ne pouvons l'entendre sans repenser à ses paroles, ses coqueteries, ses collections de juke box et son intelligence. Je vous laisse avec lui.


Découvrez Christophe!
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samedi 25 octobre 2008

Vague à l'âme

La pluie, le ciel gris, les jours qui raccourcissent. C'est ça. Sans doute. Cette chape qui semble me tomber sur le coin du nez. Cette envie de rester sous la couette, blottie contre mon Homme, à attendre que ça passe. Je n'aime pas quand il est envahissant, qu'il réussit (presque) à effacer les bonnes nouvelles. Le planning très chargé, les journées qui défilent, le temps qui passe, si vite. Ne sont pas étrangers. C'est certain. Mais tout ça finira pas un tourbillon de bonheur. La joie de vivre sera revenue.
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Découvrez Barbara!
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mercredi 22 octobre 2008

On ne se refait pas.

Les détours dans les rayons des grandes surfaces sont parfois pleins de surprises. La semaine dernière, desoeuvrée, je tombe nez à nez avec un moule à madeleines en silicone. Ah! les madeleines... Je ne vous en refais pas l'histoire, wikipedia le fait mieux que moi . En bonne Lorraine, je ne vais pas non plus rendre un ènième hommage à ce cher Stanislas sans lequel la gastronomie lorraine ne serait pas ce qu'elle est. Mais vous dire que La madeleine est ma petite madeleine, ma bouchée chérie, la petite gourmandise qui rend tout goûter merveilleux, ça je peux vous le dire. Alors quand l'autre soir, voulant faire un dessert rapide, j'ai trouvée une recette de compotée passion-banane, accompagnée de madeleines au citron vert, j'ai repensée à mon moule en silicone, j'ai fait mes courses, puis ça:




MADELEINES AU CITRON VERT



  • 180g de beurre
  • 5 oeufs
  • 200g de sucre fin
  • 200g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 2 citrons verts

Préchauffer le four à 210°C (thermostat 7). Faire fondre le beurre dans une casserole et le laisser refroidir. Dans un saladier déposer le zeste des citrons verts. Ajouter les oeufs et le sucre et faire blanchir au fouet ce mélange. Ajouter la farine et la levure tamisées puis le beurre fondu jusqu'à avoir un mélange homogène. Remplir les moules à madeleines et enfourner à 180°C (thermostat 6) pendant 12 minutes.



Découvrez Jacques Brel!


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mardi 21 octobre 2008

Toile gourmande

Il n'y a pas si longtemps que je suis devenue accro des blogs. Un an et demi peut-être. Je ne savais pas vraiment que ça existait. Et puis un jour, notre gentil voisin du fond de la cour, on va l'appeler le Pépé au basilic, est venu nous amener des fleurs de courgettes! Triple miam! Le souci, c'est que je n'en avais jamais cuisinées, et que je n'avais pas l'once d'un début d'idée de recette. J'ai donc tapé innocemment "fleur de courgette" sur Google. Et là, je suis tombé sur le blog de Patricia et sa cuisine rouge. Non seulement, j'ai pris sa recette mais j'ai aussi adoré sa façon d'écrire. Puis l'art de mêler gastronomie et littérature m'a séduite. Je me retrouve beaucoup dans ce qu'elle écrit. Ce n'est pas le blog d'une pro qui passe son temps à faire la cuisine, même si ses recettes sont magnifiques. Elle a un boulot, des enfants et pas toujours du temps devant elle. Ses idées sont gourmandes et pratiques. A la maison, nous restons des fans absolus de ses courgettes rôties ou de ses brochettes de saumon laqué.
J'ai récemment découvert la poétique Gracianne et ses dimanches de feuilles mortes, ses multiples influences. Mais aussi l'énergique Marion pour qui "il en faut peu pour être heureux"! Et moi, il en faut peu pour faire partie de son comité de réhabilitation de la betterave.
Dans un autre style, moi qui adore la photo, je suis comblée par le très beau (et bon) blog B comme Bon. Je n'ai pas encore testé ses recettes, mais toutes me font saliver. Et son apparent amour du Comté me plaît.
Et vous, en cuisine, le Web vous satisfait?

dimanche 19 octobre 2008

L'Arme fatale - épisode 1

Je suis sûre que nous avons toutes une recette infaillible. Celle qui nous vaut mille compliments et les yeux des convives remplis de satisfaction. Souvent ce ne sont pas les plus dures, on peut même les préparer la veille. La mienne s'inspire de celle de ma bible, Le Larousse gastronomique. Le mien a déjà quelques années, cadeau de ma maman qui devait en avoir marre de mes coups de fil pour que vérifier quelque chose dans le sien! Cette recette-là a encore fait ses preuves vendredi soir alors qu'elle était préparée, si vite, de la veille!

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BOEUF BOURGUIGNON

  • 150g de lardons
  • 1kg de viande de boeuf à bourguignon
  • 2 carottes
  • 2 oignons
  • un peu de farine
  • 1 gousse d'ail
  • 6dL de vin rouge
  • 3 cuillères à soupe de fond de veau en poudre
  • un bouquet garni
  • 200g de champignons de Paris en boîte
Faire revenir les lardons dans l'huile dans une cocotte, puis les retirer. Couper le boeuf en gros cubes de 5cm de côté et les faire dorer dans la cocotte sur toutes les faces. Ajouter les carottes et les oignons pelés et émincés, les faire suer et dégraisser au maximum. Saupoudrer d'un peu de farine et la faire roussir un peu. Mouiller avec le vin dans lequel le fond de veau a été dilué. Ajouter l'ail pelé et écrasé, le concentré de tomate, le bouquet garni et cuire à couvert, très doucement pendant 2h30. Une demie heure avant la fin, ajouter les lardons et les champignons de Paris.
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Nous avons goûté le plat avec un vin d'Afrique du Sud de 18ans qui était une pure merveille: onctueux, avec de légers arômes boisés (vanille et café), encore des notes de fruits noirs et beaucoup de longueur. Le vin était parfait par sa concentration sans puissance excessive. Un vin trop jeune "agresse" l'onctuosité de la viande et de la sauce.



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vendredi 17 octobre 2008

Recherche déco désespérément

J'aime bien les vieilles maisons. Leur cachet, leur histoire, leurs cicatrices. La notre a une vieille histoire, beaucoup de cicatrices mais est restée "dans son jus" pendant longtemps. Nous avons donc découvert un grenier très sale, rempli de choses absolument immondes mais offrant de nombreuses possibilités. Faire faire le gros oeuvre a finalement été le plus simple, malgré quelques sueurs froides: des poutres sciées au mauvais endroit, un plancher... comment dire... un peu penché, un escalier très tordu. Mais rien d'irrémédiable. Quand on a de bons artisans et un mari bricoleur.

Mais aménager une pièce à fonction multiples (mezzanine, salon bis, salle télé, salle de jeux - sans circuit auto géant!- pièce de lecture) n'est pas facile. Surtout quand les envies de déco changent selon la lumière du jour:

- Tiens on pourrait faire en tout contemporain métal et cuir?

- Oui mais les vieilles poutres, elles vont jurer au milieu, non?

- Oh! moi je verrai bien une belle bergère avec un tissu moderne...

- Et mes boîtes de Lego je les mettrai où?????

- Nulle part, moi je veux une grande bibliothèque!

- Parce que nous n'avons pas assez de livres dans cette maison? c'est bientôt une annexe de la médiathèque...

Vous voyez comme les choses sont simples...

Pour la déco, le site anglais House To Home offre de multiples exemples de styles et permet même de simuler des assortiments de couleurs autant au niveau des murs, que des sols, des rideaux, des meubles (outil "Find the perfect paint colour")ou de faire des plans de pièces avec emplacement des meubles (outil "Room planing").

Le site français Côté Maison présente moins de fonctionnalité mais a un carnet d'adresses français, permet de se renseigner de façon synthétique pour le gros oeuvre également: rénovation, énergies renouvellables, etc... Les thèmes sont aussi classés par région et sont développés par rapport aux magazines du groupe.



photos: 1. salon ocre 2. salon rouge 3. salon taupe 4. salon contemporain 5. salon lumière 6. salon chocolat

La seule chose dont je sois sûre c'est que je veux: des matériaux naturels et non polluants (à tester, je vous en reparle), du zinc, un citronnier, des murs blancs, des couleurs neutres pour les grosses pièces, de petites pièces colorées et... un convertible. C'est simple, non?




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mercredi 15 octobre 2008

Dimanche gastronomique


"Alors quel vin dimanche?" voici la question rituelle en fin de semaine. Bizarre...

Depuis que nous avons rapatrié (et rangé!) notre cave à la maison, nous prenons plaisir à découvrir nos bouteilles. Et à avoir des surprises. Cette semaine, c'est un irrémédiable envie de vin d'Arbois qui nous a aiguillé vers un poulet aux morilles. C'est un peu notre recette doudou à nous (comme le veau marengo de Gracianne): la recette qu'on sort quand on a besoin de réconfort, qu'on veut penser sereinement à l'hiver et se souvenir d'un séjour enneigé et joyeux sur les Hauts de Morteau*.
Ayant trouvé des cuisses poulet farcies chez notre boucher, j'ai simplifié la recette initiale de Jean-Paul Jeunet, le chef étoilé du restaurant éponyme d'Arbois** - recette trouvée dans un ouvrage malheureusement épuisé chez l'éditeur.


Cuisses de poulet farcies au vin blanc du Jura et aux morilles

(pour 2 personnes)

  • 2 belles cuisses de poulet farcies

  • 100g de morilles séchées

  • 50g de beurre

  • 1 échalote

  • 25cL de vin blanc du Jura

  • 25cL de crème fraîche liquide entière

  • sel, poivre

  • 100g de riz thai

Une heure avant, réhydrater les morilles dans de l'eau tiède. Puis les laver sous l'eau claire pour ôter le sable coincé dans les alvéoles. Les égoutter puis les jeter dans l'eau bouillante salée et les faire cuire à petits bouillons pendant 15 minutes. Les égoutter en gardant un peu d'eau de cuisson et les réserver.

Faire revenir dans une cocotte les cuisses avec le beurre. Les mettre au four et les cuire 45 minutes à 150°C (thermostat 5).
Sortir du four et faire réduire les sucs à feu vif. Déglacer avec le vin blanc, les morilles, 3 cuillères à soupe de leur jus de cuisson et l'échalote ciselée. Au premier bouillon, ajouter la crème et cuire 10 minutes.
Au moment de servir avec le riz, sortir la viande et faire un peu réduire la sauce.



photo: Arbois (bien plus photogénique que ma recette)

On l'a servi avec un Chardonnay Arbois 1999 d'André et Mireille Tissot***, encore très jeune. Si en apéritif, il était frais sur des arômes de pêche blanche et de vanille, le plat lui a permis de révéler de la puissance, des arômes de noisette et de torrefaction qui ont sublimés les morilles.

Il n'y a pas de raison de ne pas partager de bonnes adresses:


* L'Auberge de La Motte 25500 LES COMBES tel: 03 81 67 23 35


** Restaurant Jean-Paul JEUNET 9 rue de l'Hôtel de Ville 39600 ARBOIS tel: 03 84 66 05 67

*** Bénédicte et Stéphane Tissot • Domaine André et Mireille Tissot 39600 Montigny-les-Arsures • Tél. 03 84 66 08 27

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mardi 14 octobre 2008

"Dissolution" de C. J. Sansom

Pendant les vacances, j'ai toujours tendance à me faire piéger. Je suis trop gentille, malléable, ramollie par le rythme lent que prennent mes journées. Depuis longtemps, la petite librairie anglophone de notre lieu de vacances familiale (dans le Sud, vous l'avez compris) me faisait de l'oeil. Imaginez: une petite villelanguedocienne, touristique certes mais sans plus. Un département peu peuplé, pas forcément connu (jusqu'à peu) pour son attitude "hype" et "trendy". Quelques Anglais qui y ont élu domicile et donnent un petit vent de culture, d'exotisme par des peintures et le dit "English Bookshop".

Quand j'ai passé la porte, courant août, les rues étaient vides et tout le monde à la sieste ou les pieds dans l'eau de la rivière. Et moi j'avais un grand désir de lecture anglophone (sans doute la rencontre avec Kate n'est-elle pas étrangère à cette soudaine envie) avec un seul impératif: un roman policier. La libraire m'a proposé "Dissolution" de Christopher J. Sansom. J'ai dit "banco!".

L'intrigue est prenante, bien ficelée. Les personnages sont attachants. Mais le plus intéressant est le contexte.

Nous sommes en 1537. Pour le compte d’Henri VIII, Thomas Cromwell s'attaque à ceux qui refusent de reconnaître le roi comme chef de la nouvelle Eglise anglicane, et qui restent fidèles à l’autorité du Pape. Les commissaires du Roi parcourent les monastères pour prononcer leurs dissolutions et récupérer leurs biens. C’est dans ce contexte qu’un des commissaires royaux, Matthew Shardlake, est envoyé dans un monastère du Sussex pour enquêter sur la mort de l’un de ces collègues. Aidé de son disciple Mark, son enquête va se révéler plus complexe que prévue, et la vérité bien difficile à atteindre.

Tout semble limpide mais plus on avance dans le récit, et plus tout se trouble. Les protagonistes ne sont plus ceux qu'ils semblent être et les convictions de Matthew Shardlake vascillent, que ce soit concernant l'identité du tueur que concernant le bien fondé de la Réforme. Plus le roman avance et plus il m'a happée. Et quand j'ai refermée le livre, j'aurais voulu rester auprès des personnages. Il m'a fallu quelques jours avant de reprendre un autre récit. Preuve chez moi que je me suis laissée habiter par le récit. J'ai aussi eu envie de découvrir l'Histoire de le fondation de l'Angleterre moderne. Le Moyen-Âge reste la clé de l'Histoire et non la période obscure et obscurantiste qu'on imagine souvent.

Ce roman est disponible en version originale anglophone ou en version française.

I followed him down the hall, and sat on the table while he selected herbs and set water to heat on the fire. I eyed the Spanish cross on the opposite wall, and remembered the day before, seeing him lying prone before it.

"Did you bring that from your homeland?"

"Yes, it has followed me on all my travels". He measured some herbs from his stock into the water. "When this is ready take a little, not too much or you will want to sleep away the day". He paused. "I am grateful you trust me to prescribe for you."

"I must trust you as a physician, Brother Guy." I paused. "I think you were unhappy with what I said yesterday, regarding the funeral prayers".

He inclined his head. "I foloow your reasoning. You believe God is indifferent to forms of prayer."

"I belive slavation comes through God's grace. You do not agree? Come, let us forget my position for a minute and talk freely, as Christian scholars."

"Only as scholars? I have your word?"

"Yes, you do. God's bones, that mixture stinks."

"It needs to stew a little." He folded his arms. "I understand why the new ways have come to England. There has been muche corruption in the Church. But these matters could be dealt with by reform as has been done in Spain. Today thousands of Spanish friars are at work converting the heathens in the Americas, amidst terrible privations."

"I cannot imagine English friars in that setting."

"Nor can I. But Spain has shown reform is possible."

"And has its own Inquisition as a reward from the popoe."

"My fear is the English Church will not be reformed, but destroyed."

"What will be sestroyed, thought? What? The power of the papacy, the false doctrine of purgatory?"

"The king's Articles of Religion admit purgatory may exist."

"That is one reading. I believe purgatory is false. When we die salavation is by God's grace alone. The prayers of those left on earth do not matter a rush."

He shook his head. "But then, sir, how should a man strive to be saved?"

"By faith."

"And charity?"

"If one has faith, charity will follow."

"Martin Luther holds that salavation is not really by faith at all, God predetermines before a soul is even born whether it will be saved or damned. That seems a cruel doctrine."

"So Luther interpreted St Paul, yes. I, and many others, say he is wrong."

"But if every man is allowed his own interpretation of the Bible, will not people bring forth such cruel philosophies everywhere? Shall we not have a Babel, chaos?"

"God will guide us."

He stood and faced me, his eyes dark with - what? Sadness? Despair? Brother Guy was always a hard man to read.

"Then you would strip away all?"

I nodded. "Yes, I would. Tell me, Brother, do you believe like old Brother Paul that the world is drifting towards its end, the Day of Judgment?"

"That has been the central doctrine of the Church since time immemorial."

I leaned forward. "But must that be? May not the world be transformed, made as God willed it?"

Brother Guy clasped his hands before him. "The Catholic Church has often been the only light of civilization in this world. Its doctrine and rituals unite man in fellowship with suffering humanity and all the Christian dead. And they urge him to charity: Jesu knows he needs urging. But your doctrine tells each man to find his own individual salvation through prayer and the Bible. Charity and fellowship then are lost."


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dimanche 12 octobre 2008

Vendredi soir sur la Terre

Ok la référence musicale n'est pas forcément excellente. Ceci dit je ne renie pas aimer certaines chansons de Cabrel, même s'il ne figure pas dans mon top six. Passons.
Depuis que nous recevons, un vendredi sur deux, notre panier fraîcheur bio (c'est son nom, je ne l'invente pas), le rituel est toujours le même: trouver de quoi accompagner la salade verte dont nous préférons croquer les belles feuilles toutes fraîches. Vendredi dernier, il me fallait un plat simple, vite fait, voire préparé la veille. Ca a donné ça:




1. plat à tarte alsacien, 2. tourte crue, 3. tourte cuite



PÂTE LORRAIN

(pour 4 personnes)

  • 250g d'échine de porc
  • 250g de veau, un morceau pas trop gras
  • 2 échalotes
  • une petite branche de persil
  • 100mL de vin blanc
  • 2 pâtes feuilletées étalées du commerce
  • 1 jaune d'oeuf
  • 1 cuillère à soupe de lait
  • sel, poivre

24h avant: détailler les viandes en lanières de 1cm de large et de 3cm de long. Les mettre dans un saladier avec le vin, les échalotes et le persil cisellés. Saler et poivrer.

Allumer le four à 200°C pour le préchauffer.

Le jour J: beurrer un moule à tarte (en terre cuite, cela laisse la pâte plus moelleuse) et déposer un premier rond de pâte feuilletée en laissant bien dépasser le surplus.

Déposer les viandes avec le jus.

Recouvrir du second rond de pâte feuilletée et fermer en roulant les surplus ensemble.

Faire une cheminée au centre.

Préparer la dorure: mélanger l'oeuf et le lait.

Dorer le pâté et dessiner des croisillons (purement esthétique!).

Faire cuire 45 minutes à four 200°C puis 15 minutes à 150°C.


Découvrez Francis Cabrel!

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vendredi 10 octobre 2008

Mi hombre

Les bandes originales de film sont comme un prolongement sonore des images qui nous ont marquées. Quand elles sont bien faites, elles permettent de se replonger dans un univers aimé. Je me délecte d'écouter Goran Bregovic et les musiques de "La Reine Margot" ou d'"Arizona Dream", replonger dans la pop de "Billy Elliot". Parfois, elles distillent autre chose et éveillent des sentiments que le film lui-même n'a pas éveillé lors de son visionnage.

Il y a quelques jours, j'ai entendu à nouveau (et par hasard) "Toi jamais" chantée par Catherine Deneuve dans "Huit femmes", le film de François Ozon. Et j'ai soudain trouvé cette chanson puissante, révélatrice, pleine d'amour et d'admiration. Un brin masochiste aussi, sans doute. Qu'importe. L'amour d'un femme pour son homme. L'amour inconditionnel et lucide, soumis peut être, entier sans conteste. Associé au tango, cela prend une dimension très sensuelle, profonde. La méditerranéenne qui est en moi a eu envie de dire, elle aussi, "homme, tu n'es qu'un homme, comme les autres, je le sais"...




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mercredi 8 octobre 2008

Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes

C'est toujours la même histoire avec les poires. Nous aimons tellement les poires au vin, que nous ne les préparons systématiquement en poires au vin. Cette fois-ci, j'avais envie d'une recette qui préserve leur finesse (j'avais de jolies Passe Crassane). La cardamome m'est venue automatiquement à l'esprit. Ces muffins sont idéaux au petit déjeuner ou au goûter, avec un thé vert japonais ou un Earl Grey très fin (pour moi, idéal sans lait, ni sucre, ni citron). S'ils ne sont pas forcément très sucrés ou excessivement parfumés, leur moelleux est bienvenu. Tout est dans la délicatesse.


MUFFINS POIRE - CARDAMOME




  • 700g de farine type 65
  • 1 sachet de levure chimique "alsacienne"
  • 180g de sucre en poudre
  • 2 "teaspoon" de cardamome en poudre
  • 2 oeufs
  • 300mL de lait entier (pour l'onctuosité)
  • 100mL d'huile (type tournesol)
  • 350g de poires coupées en petits morceaux

Préchauffer le four à 200°C (thermostat 7).

Mélanger la farine, la levure, le sucre en poudre et la cardamome. Ajouter les oeufs puis le lait et l'huile. Bien homogénéiser le mélange.

Puis incorporer les morceaux de poires.

Verser dans les moules à muffins préalablement beurrés.

Enfourner 20 minutes

Note : Pour doser les épices, j'utilise généralement des "teaspoons", qui sont traditionnellement utilisées dans la cuisine anglaises comme mesures. Elles sont plus précises qu'une simple cuillière à café, dont la contenance varie tellement d'un modèle à l'autre.

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mardi 7 octobre 2008

Poésie lumineuse

Paris at night
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Trois allumettes, une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
et l'obscurité toute entière pour me rappeler tout cela
en te serrant dans mes bras.
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Jacques Prévert, "Paroles"
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lundi 6 octobre 2008

Mère-fille


photo: Comptoir des Cotonniers collection PE et AH 2002

Le Comptoir des Cotonniers est une marque que j'aime depuis longtemps. Exactement depuis que je l'ai découverte au cours de mes études, dans la fin des années 90. Les premières boutiques ouvraient. Leurs prix ont passablement augmentés depuis, même si la qualité de leurs vêtements et l'intemporalité de leurs basiques me séduisent toujours autant (et l'ouverture de leur e-boutique ne va pas arranger mes relations avec mon banquier!). Le thème de leurs campagnes, depuis bientôt 10ans, est la relation "mère-fille", histoire de ne pas enfermer leur image dans l'âge de leurs clientes. Les photos sont belles, généralement, et donne ce je-ne-sais-quoi d'accessible qui me fait penser que oui, ces vêtements-là sont tout à fait portables dans la vraie vie. Et ma réflexion s'est arrêtée là.




source: Comptoir des Cotonniers (collection AH 2008/2009)




Une remarque entendue à la radio m'a interpellée: on ne distinguerait pas les mères des filles et cela témoignerait de la course actuelle et effrénée au jeunisme! Diantre! Rien que ça. Je suis restée perplexe et l'idée à fait son bout de chemin dans mon cerveau. Les photos sont belles, je le répète. Les photos de mode, et encore plus de campagnes publicitaires mentent, on le sait. Tout le monde le sait. Si moi, je suis capable de bidouiller avec Photoshop, que sont capables de faire les pros? A partir de ce moment-là, pourquoi toujours rêver de ressembler à ces photos de papier glacé? Il serait bon de relire Platon et son mythe de la caverne... (je l'ai étudié en long en large et en travers en terminale, il faut tout de même que je le ressorte un jour...)


La une de Elle m'inquiète un brin plus: "Plus jeune, plus mince, plus longtemps". Au secours. Voilà qu'on nous promet, de façon à peine déguisée, la vie éternelle. Pire la jeunesse éternelle! Plus le temps passe et plus je me sens épanouie, je ne suis pas sûre de regretter mes 20ans, mon manque de confiance en moi, mes tatonnements, mes doutes et l'étendue inconnue qui se présentait devant moi. Aujourd'hui, j'ai vécu mille choses passionnantes et je sais que si je veux, mille choses passionnantes m'attendent encore. Que le bonheur se trouve autant à l'autre bout du monde qu'en bas de chez moi, pour peu que je veuille bien l'accueillir. Et la jeunesse du corps ne me préoccupe pas (encore?). Je ne passe pas mon temps devant un miroir, j'essaie de masquer, en dilettante, quelques cernes plus marquées qu'autrefois, un ventre moins plat depuis que Petit Bonhomme y a fait son séjour de neuf mois. Mais dans quinze ans? Voudrais-je avoir recours au Botox? Regretterais-je de ne plus attirer l'oeil des hommes qui auront alors l'âge de mon fils?

Serait-ce la trentaine le plus belle âge de la vie?

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dimanche 5 octobre 2008

Zestes solidaires


Trouvaille du weekend: un chocolat noir bien noir et des zestes de citron frais et fins. Pour un bon café et la bonne cause.

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samedi 4 octobre 2008

Pezzettino (Leo Lionni)


Les rayons des livres pour enfants regorgent souvent de bonnes surprises. Même pour les grands. Petit Bonhomme n'aime pas se cantonner au rayon "livres et imagiers" pour les petits comme lui. Il aime chercher partout. Fouiller. Explorer. L'album "Frédéric et Compagnie" de Leo Lionni lui a plu de suite. Et plus particulièrement l'histoire de "Pezzettino", ce petit bout qui doute tant de lui qu'il n'envisage sa vie que dépendant de quelqu'un d'autre.





Ce conte très beau, illustre la valeur de chacun, la différence. Les collages de Leo Lionni sont colorés, gais, plaisent aux petits et aux grands. Son esthétique est inédite dans l'illustration pour enfant mais elle est parlante. L'abstraction dont elle fait preuve, sert les histoires, les rend plus forte. Leo Lionni font voir le monde avec des yeux d'enfants.

Leo Lionni est né à Amsterdam en 1910. Son père est tailleur de diamants et sa mère chanteuse soprano. Il vit entre Bruxelles (où habitent ses grands parents), Gènes et les Etats Unis. Après ses études secondaires, il part pour Zurich où il étudie les sciences économiques. C'est de cette époque que datent ses premiers dessins et tableaux. De 1933 à 1939, Leo Lionni vit surtout à Milan et prend une part active à la vie artistique de la capitale lombarde. En 1939, il part pour les États-Unis, prend la nationalité américaine, et entre comme directeur artistique dans une agence de publicité importante de Philadelphie. C'est lui qui, le premier, fait travailler des artistes de renom tels que Léger, De Kooning, Calder, pour la publicité. Pendant toute cette période Leo Lionni mène de front sa carrière de directeur artistique et de peintre. Son premier livre pour enfants, Petit-Bleu et Petit-Jaune, paraît en 1959. C'est sans doute un des rares exemples de livres pour enfants où l'abstraction formelle s'accorde magistralement au fond.

Vous mettre des extraits de "Pezzettino" n'est pas possible. C'est un tout. Une planche seule ne signifie rien. Je préfère vous proposer un extrait de la préface de "Frédéric et Compagnie" par Sophie Chérer:

Vous êtes un homme d'affaires new-yorkais harassé par sa journée à la Bourse, et vous n'aspirez qu'à une chose: finir de lire en somnolant le Wall Street Journal dans le train de banlieue qui vous ramène de Manhattan.
Nous sommes en 1959 et votre trajet de retour ne court pas le risque d'être troublé par les sonneries de téléphones portables. La seule nuisance sonore capable de vous gâcher le voyage, ce serait, éventuellement, un enfant.
Mais des enfants, normalement, il n'y en a jamais à cette heure sur la ligne de Greenwich.[...] Soudain, vous entendez des cris. Des rires en cascades. Un tremblement de terre. Votre siège vascille.[...] Il y a un enfant dans le wagon. Deux. [...] Vous allez vous faire quelque chose, vous lever... Quand un grand type arrive à grands pas. Lunettes, cheveux ondulés, pantalon au pli impeccable, chaussures bien cirées. Il étend ses grands bras, attrape un enfant dans chaque main, les cale au fond du siège en face de lui, ouvre sa serviette de cuir, en sort un numéro inédit de la revue Life et déclare d'un ton solennel:
"Je vais vous raconter une histoire!"
Et il se met à feuilleter sa revue fébrilement. Il en arrache une page. Il déchire des morceaux. Des gros, des petits, des confetti. Puis il installe sa serviette sur ses genoux en guise de tablette et y dispose les chutes de papier. Un rond bleu. Et il dit:
"Lui, c'est Petit-Bleu".
Les enfants sont bouche bée. Un rond jaune:
"Lui c'est Petit-Jaune. Le meilleur ami de Petit-Bleu. Un jour, après avoir joué à cache-cache, ils s'étaient embrassés si fort... qu'ils étaient devenus tout verts!"
Vous laissez tomber le Wall Street Journal. Vous avez cinq ans. Vous pensez: "Encore".

vendredi 3 octobre 2008

Un chou au coeur tendre

Je suis lorraine, au moins pour moitié, je vis en Alsace: la potée de chou n'a donc plus de secret pour moi. Mais quand je n'ai pas trois heures devant moi, qu'un beau chou de Milan m'attend dans mon panier (dont je vous reparlerai), je n'ai qu'une envie faire une potée express:



POTEE DE CHOU EXPRESS
(pour 4 personnes)
  • 1 beau chou de Milan
  • 250g de colet fumé
  • 150g de lard frais
  • 4 knacks ou saucisses de Strasbourg
  • 1 oignon
  • 8 petites pommes de terre

Laver le chou et le débiter en lanières. Le plonger dans l'eau bouillante salée et le blanchir cinq minutes.

Dans une cocotte, mettre un peu de beurre, le lard et l'oignon émincé. Quand celui-ci blondit, ajouter le chou, le collet, les pommes de terre et de l'eau jusqu'à couvrir le chou et faire cuire 30 minutes. 5 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les knacks.

On peut aussi ajouter des carottes, navets, poireaux.


Ma recette n'est guère originale. Si vous voulez de belles variations sur le thème du chou, allez voir le Blog "B Comme bon" pour une jolie salade de chou rouge, une soupe pour-en-voir-de-toutes-les-couleurs et des choux-choux-choco.


jeudi 2 octobre 2008

God save la mode!

Je ne suis pas ce qu'on peut appeler une fashionista. Je n'en ai ni le temps, ni l'envie, ni les moyens. Ne concluez pas rapidement que je m'habille tous les jours comme Angela Merkel. Du moins j'espère. Que je ne m'habille pas comme Angela Merkel... Bref, j'aime la mode pour sa créativité même si je ne la suis pas à la lettre loin s'en faut. J'aime les vêtements, les beaux tissus, les coupes étudiées, les sacs en beau cuir, les beaux sacs en cuir, le travail bien fait. Les figures des tops m'importent peu. Sauf quand un style, un caractère, une personnalité forte ce dégage. Agyness Deyn ne pouvait pas me laisser indifférente.

photo: Elle


Loin des poupées russes lisses et juvéniles présentées habituellement, elle dégage de la force, un parfum de soufre et de l'excentricité. Elle représente pour moi, le petit grain de folie british que j'aime tant. Le courage d'oser aussi. Et elle me renvoie à moi même. A 20 ans, j'aurais aimé me prendre en main, me raser la tête, emporter les Doc Marten's rouge vif aperçue dans une boutique de Portobello, craquer le vernis lisse et sage dans lequel je m'étais enfermée. J'aurais aimé et je ne l'ai pas fait. Pour mille raisons. Pour mille mauvaises raisons.


Alors si aujourd'hui le tartan revient à la mode, si les délires de nos voisins d'outre-manche sont au goût du jour, je crois que je vais succomber. Je vous arrête, je n'irai pas jusqu'aux originalités photographiées par Géraldine Dormoy (de toutes façons, avec de pareils stilettos, c'est l'hôpital assuré):


photo: café mode


Ce n'est pas maintenant que je vais faire ma révolution. Non, juste un petit pied de nez à petit prix:


baskets: vert baudet (eh oui!) existe du 24 au 40, prix entre 19,90 € et 26 €.



A ce tarif-là, je crois que même Petit Bonhomme va avoir sa brit'touch!
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mardi 30 septembre 2008

Promenons-nous sur le web

Vous n'êtes pas des débutant(e)s du web, je le sais bien. Ceci dit, chacun s'y promène à sa façon, visite ses sites favoris. Personne n'en a la même approche. Au détour d'un chemin (ou d'une recherche Google), on découvre un univers séduisant, proche ou éloigné du notre c'est selon. Mais le web reste une fenêtre ouverte sur le monde, une façon intéressante d'explorer mille possibles.

Si jamais vous ne connaissez pas ETSY, foncez vite y faire un tour. Je l'ai découvert sur le blog d'Anne-So. C'est là que j'ai fait la connaissance d'Annax, de ses illustrations et de ses "bricolages". On y trouve de tout: des peintures et illustrations à tomber vous le savez déjà, des sacs à main, des vêtements, des bijoux, de la vaisselle et tout un panel d'objets faits main.

Une grande partie des "vendeurs-créateurs" sont situés aux USA. Mais la plupart proposent des expéditions partout dans le monde. Les objets sont uniques ou presque, et tous témoignent de talents admirables.

Je sais bien que ce n'est pas encore Noël. Mais si vous êtes à l'affût de présents originaux, c'est le moment d'y penser... Et puis les voix pour explorer Etsy sont nombreuses. J'aime beaucoup la palette qui permet de chercher un objet selon sa couleur dominante. Je n'y aurais jamais pensé. Vous avez aussi de multiples pistes: Homme/Femme, Occasion, Thème...

Voici un début de sélection. Mais il n'est pas exclu que je vous fasse part de mes découvertes de temps à autre...









la vaisselle d'Elm Studio





les bijoux d'April Kawaoka

lundi 29 septembre 2008

Prolonger l'été - épisode 2

Il y a quelques temps, je vous proposais une recette aux accents exotiques pour se rechauffer au coeur de l'hiver. L'été s'est achevé, nous entrons dans l'automne et bientôt les marchés ne nous proposerons plus que potirons, choux en tous genres, pommes, poires. Quoi de mieux qu'une confiture pour se souvenir des beaux jours. Quel plaisir de chercher de beaux fruits, de les marier, d'aligner les verrines en se disant que cet hiver, oui, la confiture apportera une étincelle de soleil!


Cette recette-là allie la suavité du melon canari, la douceur de la vanille et l'acidité du citron. Et ne parlons pas de sa couleur...




Confiture de Melon canari au citron

  • 1 melon canari de 2kg
  • 4 citrons jaunes non traités
  • 2 cuillères à café de vanille en poudre
  • 1,5 kg de sucre cristallisé spécial confiture (je n'aime pas les confitures qui coulent)

Lavez les citrons, pressez-en un et coupez les autres en tranches très fines. Coupez le melon en deux, retirez les pépins et la peau, détaillez la chair en petits morceaux.

Versez le sucre dans la bassine à confiture. Ajoutez 15cl d'eau et le jus du citron. Posez la bassine sur feu doux et patientez quelques minutes, le temps d'obtenir un sirop. Ajoutez alors le melon et les citrons, puis laissez mijoter les fruits jusqu'à ce qu'ils soient confits et deviennent translucides. En fin de cuisson, ajoutez la vanille. Laissez infuser quelques secondes.

Versez la confiture dans les pots et fermez sans attendre.



dimanche 28 septembre 2008

Tag musical...

A peine débarquée dans la blogosphère me voici taguée par Patricia avec les règles du jeu suivantes:


  • Choisir 5 chansons qui vous ressemblent et dire pourquoi
  • Faire une petite playlist avec les chansons
  • A la fin mettre "The Song" (une sixième chanson) celle que vous aimez d'amour, que jamais plus vous ne vivrez sans !
  • Tagguer 5 personnes de votre choix

Me voilà bien maintenant. Choisir au milieu de mon univers musical, quelle galère!!! C'est forcément injuste. Tant pis, allons-y...

Au suivant de Jacques Brel

Je sais, Patricia, je copie, mais Brel j'aurais pû en citer mille, tiens "La valse à mille temps" par exemple, "Les bonbons" 1 ou 2, "Bruxelles", "Madeleine" ou le poétique "Isabelle". Mais celle-ci, c'est celle qui m'a fait aimé le Grand Jacques, suant et gesticulant. Sa poésie et ses doutes. Son amertume. Son ironie. Sa tendresse. (j'aime aussi la version de M de cette chanson)


Découvrez Jacques Brel!


Wish you were here des Pink Floyd

Parce que mon héritage musical, je le dois en partie à mon père et que les Pink Floyd, je suis tombée dedans quand j'étais petite...

Découvrez Pink Floyd!



Ya Rayah
de Rachid Taha

Parce que j'aime l'énergie qui se dégage de cette chanson, parce qu'elle m'a accompagnée pendant trois mois en Afrique du Sud, trois mois pendant lesquels je me suis (re)découverte et que sans elle rien n'aurait été pareil.


Découvrez Rachid Taha!


Même si
des Rita Mitsouko

Parce que Fred Chichin et Catherine Ringer. Parce qu'Il me les a fait écouter autrement. Parce qu'elle semble prémonitoire et si cruelle.


Découvrez Les Rita Mitsouko!


Les mains d'une femme dans la farine
de Claude Nougaro

J'adore Nougaro, son accent qui roule les "r", son jazz puissant. Et cette chanson qui m'accompagne souvent. Comme d'autres de lui.

Découvrez Claude Nougaro!


Et la cerise sur le gâteau, parce que c'est notre chanson à nous...

Le baiser d'Alain Souchon


Découvrez Alain Souchon!


C'est dur de choisir tout ça. J'aurais pu, j'aurais du choisir aussi Brassens, Barbara, Ange, Benabar, Bowie, U2 (aussi), Les Beatles, Les Doors, Claude François, Abba, Dalida, Art Mengo, Joseph d'Anvers, Boris Vian, Coldplay, Les Elles, Belle and Sebastian, Placebo, Manu Dibango, Louis Armstrong, Goldman, Gainsbourg, M, Françoise Breutz, Ella Fitzgerald, Benny Goodman, BB King et tant d'autres.

Je transmets à Annax, Anne-So, B comme Bon, Géraldine et qui veut! Bon courage...

EDIT: (quelques heures plus tard) j'ai oublié la Mano Negra, les Négresses Vertes, Indochine, Mickey 3D, Noir Désir, Bashung et Higelin, Renaud, The Police...

For Annax: you have to choose 5 songs which represent you and explain why, choose a sixth THE ONE which will follow you and propose to 5 others persons to make their proper selection.

Cinéma, cinéma...




Il est des hommes comme ça, dont on n'arrive pas à dissocier la personne et l'image qu'on s'en fait. Sans doute parce que leur entrée dans notre vie a marqué un tournant. Quand j'ai vu "L'Arnaque" pour la première fois, j'ai eu deux chocs: celui de découvrir un duo d'acteurs formaidable doublé d'une sexy-attitude incroyable (j'étais ado mais ceci n'explique pas tout...) et celui de comprendre que le cinéma américain n'était pas que composé d'effets spéciaux, de casting ahurrissant, bref que les blockbusters n'étaient pas seuls à Hollywood.


Après Paul Newman (dont je connais finalement peu la filmographie) et Robert Redford, le cinéma n'a alors plus quitté ma vie. J'ai découvert Kusturica, Minghella, Allen, Coppola, Scorcese, Benigni, Chahine, von Trier pour ne citer qu'eux. Et même si aujourd'hui je ne fréquente plus aussi souvent les salles obscures (panne de babysitter oblige), j'écume la médiathèque ou les chaînes sattelitaires pour ne pas me couper de ce monde-là.






C'était trop facile mais il y a des "madeleines" dont on ne peux pas se défaire...


Découvrez Henri Pélissier!

samedi 27 septembre 2008

Tour de Babel




Vous savez comment ça se passe: on se retrouve pour une crémaillère, un soir et au cours du repas, les discussions vont bon train, on disgresse vite. Forcément tout le monde pose des questions, même si on se voit tous les jours ou presque, se repencher sur la vie de l'autre fait du bien. La rentrée de Petit Bonhomme a été un sujet de discussion fertile. Une entrée en petite section de maternelle, pensez donc! Surtout en section bilingue français-allemand.

De fil en aiguille, on se pose des questions: est-ce facile pour un petit d'avoir deux jours entiers où la maîtresse ne parle qu'allemand? Comprend-il tout? Non évidemment, mais les oreilles de Petit Bonhomme se familiarise à l'allemand qui ne sera plus une langue étrangère pour lui. Parce qu'on se rend compte que la langue de l'autre sonne toujours bizarrement à nos oreilles. L'ami allemand trouve le marocain aggressif, les sons guturaux lui font penser qu'une conversation en marocain est forcément houleuse. L'hôte marocaine s'étonne que l'italien soit si chantant et surtout qu'un francophone ait tellement de mal avec la phonétique de l'arabe ou de l'espagnol.

Finalement une langue apprise enfant est si facile. Aucun son ne résiste quand il existe dans l'oreille. Si vous allez un jour en Afrique du Sud, vous rencontrerez des Xhosa et vous penserez qu'ils se moquent de vous à cliqueter de la langue tous les trois mots. Vous essaierez de les imiter mais ce sera dur. Alors qu'un enfant de 3 ans trouvera ça enfantin. Ecoutez Miriam Makeba et vous comprendrez...




photo: Cape Town, Table Moutain.